‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 43 sur 228 · DIB. — /. '.'III · texte numérisé non relu

DIB. — /. '.'III

. in-12. 1891 ; ch. i" et H.

Lebarq Abbé). — Histoire critique de la prédication de Bossuet; Lille,

Desclée, in-8°.

Martin (H.). — Histoire de France, t. XIII, I. LXXXI. Madry. — Essai sur l'éloquence de la chaire: 2 in-8°, Crapelet, 181U ;

t. 1er, 105 à Hl, et 118 à 129: t. IJ, p. 467 à 537.

— Réflexions sur les semions de Bossuet. 1810.

Nisard. — Histoire de la littérature française; Didot, in-12, 10e édit.,

1883: t. III, p. 239 à 245, 266, 267. Sacy.'Dei. — Variétés littéraires, morales et historiques ; 2e édit., 1859.

Didier, 2 vol: in-8o ; t. Ier. p. 76 à 87 (Massillon) ; t. II, p. 306-312. Sainte-Beuve. — Causeries du lundi; Garnier, in-12 ; I, 231 ; 111, 467

à 470 ; IV, 269 ; VII, 285 ; IX, 6, 36, 266, 273. 274 : X. 184, 188

à 194, 198 à 211; XII, 253, 256 à 259, 2G6, 214. 215 : XV, 119.

— Nouveaux Lundis, Calmaim-Lévy, in-12, t. II, p. 351-358; t. XV

(Flécbier .

Scherer. — Études sur la littérature contemporaine; Calrnann-Lévy,

in-12, t. VI, p. 239 à 263.

Tréyekret De . — Du Panégyrique des saints au dix-septième siècle;

thèse, 1868.

Vaillant. — Études sur les sermons de Bossuet; thèse, 1851.

1. Au point de vue de la comparaison de Bossuet avec les autres prédicateurs. nous signalerons, avec le Bourdaloue de M. Feugère, les travaux suivants, pour la plupart des thèses : Belin. la Société française d'après Bourdaloue .-thèse (Lyon : 1875; — Berthaut. la Prédication protestante ; — Blampignon, Histoire d'' Massillon: Palmé, 1879, in-12. et 1884, in-12 (avec un Supplément, Leday, 1891, in-8°);

— Boulas, Un Moraliste fra?ieais sous Henri IV: Camus; thèse Lyon . 1880; — Bourgain, la Chaire française au dix-septième siècle ; 1879 ; — Bourret. Essai suites sermons de Gerson ; Î858 ; — Delafosse, le Petit Carême de Massillon; 1820. thèse ; — Fabre, Fléchier orateur ; la Jeunesse de Fléchier, Perrin ; — de la Correspondance de Fléchier avec M"" Deshoulières et sa fille; in-S°. 1871; — Féret (abbé), le Cardinal du Perron, Didier ; — Géruzez, de saint Bernard et du Caractère de son éloquence; 1838 ; — Étudesur saint Bernard, dans les Essais d'histoire littéraire; 1839 ; — Histoire de l'éloquence politique et religieuse pendant les quatorzième, quinzième et seizième siècles; Hachette, 1837, 2 vol.in-8° ; — Grange (abbe . Étude sur le P. Lejeune : Limoges, 1~>67, in-12; — Labitte, les Prédicateurs de la Ligue; 1841; — Lahargou (abbé), Fromentières, évêque et prédicateur du siècle de Louis XIV; 1892; — " Lecoy de la Marche, la Chaire française au moyen âge. spécialement au treizième siècle; 1888, in-8° ; — Lehanneur. Mascaron; 1879; — Lezat (abbé), de la Prédication sous Henri IV; 1872. in-8", Perrin : — Renoux. Étude sur le P. Lejeune : thèse, Montpellier. 1863 ; — Sauva?- çois de Sales prédicateur: thèse, 1875: — Tamizey de Larroque. Notes pour servir à la biographie de Mascaron: 1863, in-8°. —Les récents travaux sur Massillon, 1862, in-8'.

JUGEMENTS

Jamais ; n'a parlé de Dieu avec tant de dignil

Divin me dans l'univers, remuant

. ml tout. éloquence sublime, il se place

entré Dieu et l'homme, il s'adresse à eux tour à tour. Souvent, il no ;.- le rapprochement de la gloire et de L'in-

fortune, de l'excès des grandeurs el de l'excès de la misère. Il entraine l'orgueil humain sur le bord des tombeaux, mais, - l'avoir humilié par ce spectacle, il le relève tout à coup par le contraste de l'homme mortel et de l'homme dégagé de ce monde et uni à Dieu. Qui mieux que lui a parlé de la vie, mort, de L'éternité, du temps? Ces idées, par ellesiii.-n, - ni à L'imagination une le terreur, qui

loin du sublime. Elles portent l'âme à un recueillement austère, qui lui fait mépriser les objets de la vie comme . et semble la détacher de l'univers. A travers une foule de sentiments qui l'entraînent, Bossuet ne fait que pron> - des mots; el ces mots alors font

is interrompus que le voyageur entend quelq mdanl la nuit, dans le silence des forêts, et qui

nt d'un danger qu'il ne connaît pas.

Thom -. /• ; sur les éloge*.

■ :ui donne le plus de plénitu >ubstance aux Ser-

mons I ïsuet, c'est l'usage admirable qu'il fait de l'Écriture sainte. Voilà L'inépuisable mine dans laquelle il trouve ses preuves, ses comparaisons, ses exem] transitions et

. 5... Il fond si bien les pensées de l'Écriture avec les siennes, qu'on croirait qu'il les crée, ou du moins qu'elles ont ■• qu'il en fait... Tout, en effet, dans un sermon, doit être Lire de l'Écriture, ou du moins avoir la couleur estle vœu de La religion; c'est même le ipte du bon goût

M . . /•-'- ■" " de la chaire.

Porté vers ces vérités divines qui comprennent tous les objets de la connaissance humaine, Bossuet attire dans cette sphère les sujets offerts à son génie. A peine les a-t-il touchés qu'ils s'élèvent et s'agrandissent. Ses plans sont vastes et simples, et il en parcourt l'étendue d'un élan facile et rapide. Point de ces divisions étroites qui semblent ménager des repos à la faiblesse; point de ces détails oiseux où elle s'arrête et se consume; point de ces liens subtils et factices qui l'aident à rattacher la suite rompue de ses courtes inspirations. Cène sont que grandes idées, unies entre elles par leurs rapports les plus généraux, les plus naturels. On nous découvre un immense horizon, mais l'œil l'embrasse d'une seule vue... Avec quelle autorité, quel empire nous sont annoncés les oracles de la vérité! Ce n'est pas un philosophe qui doute, qui ignore, qui nous remplit de ses incertitudes. Bossuet affirme, et ses paroles ont une force de conviction qui nous impose déjà sa foi, avant qu'il nous l'ait persuadée. Cependant il ne néglige aucune ressource humaine pour remuer et entraîner les esprits : toujours il est dans l'action, aux prises avec un adversaire qui résiste, qui dispute, qu'il faut réduire et convaincre; il parle au cœur, il parle à la raison, il mêle la passion à la dialectique; il presse, il conjure, il réfute, il s'indigne; on ne peut compter les mouvements où l'emporte l'ardeur de sa cause... On ne peut trop admirer comment ce style, si plein d'abandon, s'applique, s'ajuste à sa pensée, se prête avec souplesse à en suivre tous les mouvements, l'enveloppe de formes flexibles qui la font voir et toucher. L'abstraction n'a rien de si subtil qui ne s'y tourne en images sensibles et ne prenne, sous le pinceau de ce peintre créateur, de la couleur et de la vie... Aucun écrivain n'eut, à ce degré, cette expression libre et hardie qui ose tout, parce qu'elle peut tout; qui s'aventure dans les entreprises les plus délicates, les plus hasardeuses; qui touche aux choses les plus rebelles à la parole, et les force à recevoir l'empreinte qu'elle leur impose; qui dit tout ce qu'elle veut, et comme elle le veut. De là ces mots forcés à des usages si étranges et si nouveaux; cette langue extraordinaire qu'il semble que personne n'ait encore parlée, et que cependant tout le monde entend; qui subjugue tous les esprits, comme elle dompte tous les sujets. Patix, Éloge de Bossuet; Hachette.

i a-t-il d rmons qui nous puisse émouToir, nous,

Lholiques d'imagination, sceptiques

,-ux ou r i la façon du xvii La vérité

sur nous-mêmes. Elle esl là tout entière et sous toutes les foret familière quand elle descend au détail particulier de notre conduite, de oos mœurs, de nos intérêts mondains; sublile et pressante lorsqu'elle va nous chercher jusquau fond de noos, à trayers les faux-fuyants de notre amour-propre; grande et solennelle lorsqu'elle parle en termes généraux de L'homme, el «le la vertu, de la vie et de la

mort

NlSARD, Histoire de la littérature, III; Didot.

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