‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 60 sur 228 · NARR ETIONS ET DISCOURS · texte numérisé non relu

NARR ETIONS ET DISCOURS

.son fani ' prononcée devant la cour.

«,1e prédicateur, suivie le développement du discours, l'effel produit parles principaux , ssages. Sous quelle impression s'est-on retiré?

M LAURÉAT DE l/ ENSEIGNEMENT

Dans les derniers jours do février 1803, le ; onsul

Meaux. Le conseil municipal de celte ville, voulant perriir de ce passage, décida l'érection d'un monument en l'honneur de Bossuet. < >n composera le discours du

maire, ou la réponse de Bonaparte.

LETTRES

Santeuil à Bossuet. — On ne sait pas généralement, et l'on ne se doute guère , en lisant les oraisons funèbres de la reine d'Angleterre et du prince de Condé, que Bossuet n'aimait pas l'oraison funèbre, et ne se décida qu'à conlre-cœur à déployer son génie dans ce genre d'éloquence. « J'avoue, dit-il quelque part, que je ne puis m'empêcher de plaindre les prédicateurs lorsqu'ils font les panégyriques funèbres des princes et des grands du monde. Ce n'est pas que de tels sujet ne fournissent ordinairement de nobles idées ; il est beau de découvrir le secret d'une sublime politique, ou les sages tempéraments d'une négociation importante, ou les succès glorieux de quelque entreprise militaire. L'éclat de telles actions semble illuminer un discours, et le bruit qu'elles font dans le monde aide celui qui parle à se faire entendre d'un ton plus ferme et plus magnifique. Mais la licence et l'ambition, compagnes presque inséparables des grandes fortunes, mais l'intérêt et l'injustice, toujours mêlés trop avant dans les affaires du monde, font qu'on marche parmi des écueils ; et il arrive ordinairement que Dieu a si peu de part dans de telles vies, qu'on a peine à y trouver quelques actions qui méritent d'être louées par ses ministres. » 11 écrivait ceci en 1661, n'étant encore connu que par ses sermons. Plus tard, dans ses conversations de Germigny, il ne se montrait guère plus favorable à l'oraison funèbre, et disait qu'il n'avait jamais mieux prouvé au roi l'étendue de son respect et de sa reconnaissance qu'en consentant à prendre la parole dans les cérémonies funèbres de la cour. Les premiers panégyriques qu'il fit à la demande du roi n'étaient point destinés à l'impression et ne furent publiés que sur les instances- réitérées de Louis XIV : encore supprima-t-il le premier, celui d'Anne d'Autriche, prononcé en 1666.

Ces scrupules honorent sans doute Bossuet. Cependant nous avons peine à concevoir qu'il ne soit pas revenu de ses premières préventions contre l'oraison funèbre, en considérant les beautés sérieuses et chrétiennes, les grandes et salutaires leçons auxquelles ce genre s'était piété entre ses mains. Au

s it qu'âne nouvelle Foi me de ser-

. plus éclatante ef plus solennelle, ou plulôl le sermon et

imbinent de façon .:i produire un

unique où se déploie La perfection de L'éloquence reli-

. D'ordi si par l'éloge que Bossuel • ommi

i-t-il fait revii éclal de brillants souve-

nirs, à peine a-t-il payé son tribut a La gloire humaine avec le discernement d'une haute raison el l'enthousiasme d'une admiration sincère, que, changeant tout à coup de rôle, il lui demande av. c mépi is si elle est quelque chose, et la r< t'anéantit tout entière au nom de celui «j ni compte pour rien . le génie el toutes les splendeurs du monde: tout l'homme périt dans cette épreuve, excepté L'espérance immortelle que lui ont acquise ses vertus ou ses remord-, i. qu'importe que dans le portrait du héros il y ait mperfections omises, di ssés sous s

erreurs oubliées ou att< d but de l'orateur n'est p

une censure, comme les pontifes d'Egypte, sur la mémoire des morts, mais d'apprendre aux vivants à reconnaître avec i main de Dieu dans Le génie des grands hommes et dans la gloire des empires, el à mépriser comme ruineuse et vaine toute grandeur qui n'a point la religion pour appui.

[ue, témoin des hésitations el des n'-pugnances de Bossuet au moment où cette nouvelle carrière s'ouvrait «levant lui, son ami. le poète Sanleuil, lui écrit pour le mettre ontre un scrupule • el L'éclairer sur les ma-

gnifiques ressources que l'oraison funèbre offrait à son génie.

- de l'École normale, ÎSUO.)

DISSERTATIONS ET LEÇONS

Pourquoi le genre de l'oraison funèbre est-il à peu près abandonné?

(Paris. — Licence es lettres, avril 1860.)

De l'oraison funèbre chez les anciens et les modernes; analogies.

(Paris. — Licence es lettres, avril 1877.)

Théorie de l'oraison funèbre d'après Bossuct.

(Paris. — Devoir de licence, mars 1882.)

Bossuet auteur des Oraisons funèbres mérite-t-il le titre que lui a donné d'Alembert (Éloge de Bossuet, 1775) : « ce prélat citoyen » ?

(Paris. — Devoir de licence, mars 1886.)

Bossuet, en préférant à l'éloge oratoire des grands hommes <c la seule simplicité d'un récit fidèle », a-t-il condamné le genre de l'oraison funèbre comme équivoque et mensonger?

(Besançon. — Devoir de licence, juin 1880.)

Quelle part Bossuet a-t-il faite à la vérité historique dans

Curas DE LITTÉRATURE

inèbre? Des peintures historiques dans les Oraisons B ssuet.

B( - hi voir de , avri 1883. —

•: el Toulouse. — Licence es lettres.

vu

Étudier dans les sii < h aisons funèbres classiques de Bossuet :

léraux du style la période); 5 oratoires métaphores, antithèses, etc.); 4° les - d'éloquence (exclamations, apostrophi 5° les mor-

ceaux «l'art (narrations, portraits, parallèles, etc.)

Clermont. — Leçon d'agrégation.

B - t historien dans l'oraison funèbre. — 1° Portraits et ments politiques; 3° philosophie de l'histoire. Clermont. — Leçon d'agrégation.)

Indiquer les principales causes de la liés rapide décadence de l'oraison funèbre après Bossuet.

Lille. — Devoir de licence, novembre 1888.)

Quels sont I l'oraison funèbre? A quelle so-

cîété convient-elle? pourquoi ce genre d'éloquence, si exclusirement adapté aux goûts du xvue siècle, est-il devenu difficile, sinon impossible, à une époque comme la nôtre, vouée à la critique des faits et dominée par le respect de la vérité hislorique?

ncy. — Devoir de licence.)

Juger une oraison fun let aux points de vue :

1° historique; 2° littéraire; 3° moral et religieux.

(Rennes. — Devoir de lice:.

LES ORAISONS FUNEBRES

Rechercher par où les Oraisons funèbres de Bossuet se rattachent à ses Sermons.

(Toulouse. — Licence es lettres.)

Des peintures dans les Oraisons funèbres de Bossuet.

(Toulouse. — Licence es lettres.)

Montrez comment Bossuet, dans ses Oraisons funèbres, sait concilier le mépris chrétien des grandeurs humaines avec son admiration naturelle pour le génie et pour la gloire.

(Paris. — Leçon d'agrégation, 1891; Baccalauréat, août 1889.)

De l'oraison funèbre; du parti qu'en a tiré Bossuet. Avantages et inconvénients de ce genre littéraire.

(Clermont. — Baccalauréat, novembre 1888.)

Montrer, par quelques exemples, comment sont composées les Oraisons funèbres de Bossuet.

(Paris. — Baccalauréat.)

« Les Oraisons funèbres de Bossuet sont des leçons. Faire l'éloge du grand personnage mort, sans doute ; mais ne faire de cet éloge qu'un accessoire dans le discours, et Fencadrer dans une dissertation tendant à prouver aux hommes..., voilà la méthode constante que Bossuet a appliquée à l'oraison funèbre. » (Faguet.) — Vous examinerez ce jugement; vous comblerez de votre mieux la lacune du texte; vous justifierez vos apprécia-

Page 1