‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 83 sur 228 · Lettre du 28 octobre · texte numérisé non relu

Lettre du 28 octobre

modestie l'éclat ambilieui des grandeurs humaines, l'inl particulier à l'amour du bien public ». Il semble que le Tellier

ait franchi tous les degrés <lo< honneurs par la seule force d'un mérite qu'on découvrait malgré lui : < Son mérite le lit cher- Hier à Turin sans qu'il y pensât; » Huant aux biens matériels, apressement, et il les quittera sans peino : « On a vu - accrus naturellement par un si long mi-

re et par une prévoyante économie; et on ne fait qu'ajoUi louange de grand magistrat et de sage ministre celle Lge el vigilant père de famille, qui n'a pas été jugée indigne de- saints patriarches. » Ce vigilant père de famille, en effet, lit donner à son premier fils, âgé de quatorze ans, la survivance de son ministère, et à son second fils, âgé de vingtis, l'archevêché de Reims, auquel était attachée la pairie. En tout il porta, selon le mol de Mme de Motteville, « cette et singulière prudence qui lui était naturelle ». Mais on peut être u prudent » de Lien des façons. Recueillons quelques témoignages des contemporains sur cette prudence parliculière au père du fougueux Louvois.

M. le Tellier. qui est mort chancelier de France, avait un bon <--priL jugement et une grande expérience de* affaires, ayant past D'ailleurs, il allait a ses lin- avec beaucoup d'adress ni eu palelïnnqe pur-dessus tous les autres-. Il était doucereux comme le ad, aussi malfaisant, dangereux et rancunier qu'un Itail ne -<• haussait ni ne - isait ; toujours le même visage et le iffable dans un temps que dans un autre. Ce n'est pas qu'il ne fut prompt et colère; mais il savait prendre bob temps. Du reste, il paraissail f". - ta ses mœurs et ses dépenses, et la conduite qu'il a tenue lui

issi qu'il a fait un- gi isse m hesses-

immenses, que bi - ont attribuée à sa seule économie, qui b-nait

îpde l'avarice «... Il promettait beaucoup et tenait peu;... régulier et civil dans le commerce de la rie, où il ne jetait jamais que des fleurs c'était : ut ce qu'où pouvait espérer ÏU sou amitié ; niai- ennemi . cher-

ebant l'occasion de frapper sur celui qui l'avait offensé, et frappant toujoursen secret, par la peur de se faire des envieux, qu'il ne méprisait pas, quelque :.t2... Le Tellier fut délié, adroit, souple, rusé, modeste; r s iieu.r eaux, toujours a son but*... Jl n'eut durant sa vie que le même but qu'on t les nommes du cornmfro»' dans la leur, et ce but fut d'enrichir sa famille et d'augmenter son pouvoir tous les jours par des charges, par l, par des alliances, pai S, par des dignités, et surtout

par la faveur du i

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