‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 142 sur 178 · Janct, Fénelon · texte numérisé non relu

Janct, Fénelon

BIBLIOGRAPHIE

TEXTES

Édit. Compayré (Picard et Raan), Defodon (Hachette), Gasté (Colin), Gréard (librairie des bibliophÛes}, Rousselot (Delagrave), de Sacy (Techener).

LIVRES

Bizos. — Fe'nelon éducateur ; Lecène , in-So (claesiqueB populaires) i889, chap. 1".

Compayré. — Histoire critique des doctrines de r^(iuca<ion;Hachettet 2 vol. in-8o, t. Io^ liv. Jll, p. 368 à 375. — Art. Fénelon dans le Dictionnaire pédagogique,

Gréard. — L'Éducation des femmes par les femmes, p. 1 à 75; Hachette, in-12.

Janbt. — Lectures variées; Delagrave, in-12, 1890 ; p. 99 à 102.

— Fénelon, Hachette, in-16, 1892, chap. II, p. 19 & 86.

NiSARO. — Histoire de la littérature française; Didot, in-12, 10« éd.,

MiCHELET. — Louis XIV et la révocation de V Édit de Nantes; Ctia.merot,

3e éd., 1863, chap. xxn.

Rousselot. — Histoire de l'éducation des femmes, 2 vol. in-12; Perrin,

— La Pédagogie féminine; 2 vol., 1883; Delagrave. Saintb-Bbuvb. — Portraits de femmes; Garnier, in-12; p. 241.

— Port-Royal; Hachette, in-i2; III, 512; V, 47.

ViLLEMAiN. — Tableau de la littérature au dix-huitième siècle; Didier, nouv. éd., 1854, in-S»; t. 11, 24« leçon, p. 276 à 279.

JUGEMENTS

Ceux qui ne cherchent dans un livre que des idées philosophiques, c*est-à-dire des idées qui sortent de la sphère des maximes communes et des conceptions modernes, pourraient être assez contents de Tautcur de V Éducation des filles, s*ils avaient le courage de lire avec quelque réflexion un ouvrage où Ton ne trouve ni faste, ni morgue, ni emphase; ils apercevraient peut être, parmi tant d'idées modestes et sans prétention, des vues extrêmement profondes; ils reconnaîtraient que Fénelon avait étudié Tesprit humain en philosophe. A la vérité, nul écrivain n'est plus éloigné du ton doctoral et sentencieux ; il ne fait point le penseur; il sème d'une main légère, dans cet écrit, des idées fortes, et ne se tourmente pas pour les faire n>marquer : il semble qu'elles ne lui coûtent rien; elles coulent de sa plume sans effort et sans bruit, tandis que la plupart de nos philosophes n'accouchent d'une sentence qu^avec (les convulsions et dos cris.

DissArLT, Annales lUtt^raires, iSOl.

Dans VÉducatiun dca filles, l'aimable condescendance de Fénelon va jusqu'à donner des leçons de goût et de grftce.

De Féletz, Mélanges, t. IV.

Ce qu'on a dit de Tinflucnce du christianisme sur l'éducation s'applique surtout à Téducation des femmes : il les instruit et les préserve, comme il les a jadis émancipées. C'est là ce qui donne tant de vérité au petit livre de Fénelon. Bien de plus simple en apparence, et la perfection môme du langage disparaît sous la grâce facile. Mais est-il un conseil qui soit oublié, une précaution qui ne soit prise, un défaut qui ne soit indiqué?

Surtout on sent cette extrême pureté de la pensée, cette pudeur de rimagination, que rien ne peut remplacer dans un tel

sujet.

ViLLEMAiN, Tableau de la littérature au dix-huitième siècle,

22* leçon ; Didier.

Le sens du réel est un des traits les plus caractéristiques de la pédagogie générale de Fénelon. 11 est le premier à convenir que, dans son traité, il a sacriQé un peu à l'idéal : « Quand on entreprend un ouvrage sur la meilleure éducation qu*on peut donner aux enfants, ce n'est pas pour donner des règles im- parfaites. » J.-J. Rousseau dira de mSme, soixante ans plus lard, dans la préface de V Emile : « J'aimerais mieux suivre en tout la pratique établie que d'en prendre une bonne à demi. » Mais Fénelon ne propose « ce qui lui semble parfait que pour qu'en s*efforçant d'y atteindre on arrive à quelque cbose de mieux que ce qui se fait d'ordinaire ». J.-J. Rousseau se place systématiquement dans Tabsolu. 11 isole son élève du reste du monde et le transporte avec lui entre ciel et terre. Emile ne serait nulle part mieux que dans une « île déserte ». Sa vie n'est qu'une sorte d'artiQce; J.-J. Rousseau ne compte ni avec les imperfections de la nature ni avec les diflicultés de la vie sociale. Tout autre est la théorie chez Fénelon. Qu'il s'agisse de la mère, de la gouvernante ou de l'enfant, la pratique des choses humaines Ta habitué à faire en tout la part de Thumanité, et il la fait.

Octave Gréard, VÊ.iucation des femmes par les femmes ;

Hachette.

Avec quelle candeur Fénelon applique à la pédagogie cette imagination qui, selon le mot de Villemain, lui échappe de toutes parts I C'est presque avec l'affection d'une mère qu'il décrit l'enfant, son âme à peine éclose, son intelligence indécise et vague encore, jetant les premières lueurs, ses lèvres balbutiant les premières paroles, ses pieds timides essayant les premiers pas. Ce profond amour de Tenfance, si différent de la

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manière un peu dure et même sarcastique donl la Bruyère parle de l'enfant, donne au livre de Fénelon cette vivacité d'analyse, ce charme séduisant, cette douce chaleur qui nous pénètre et nous échauffe.

Bizos, Fénelon éducateur; Lecène.

LETTRES

M""» de Lamberl (1647-1733) avait écrit à Fénelon qu'elle s^était inspirée, pour élever sa fille et son fils, des idées de Tauleur du Traité sur ^éducation des filles et du Télémaque. On supposera que Fénelon répond à la marquise de Lambert pour la remercier de ce double éloge, le plus délicat et le plus complet qu'il pût souhaiter.

(Sèvres. — Examen d'admission, 1885.)

Dans une lettre qu*il adresse à un de ses anciens élèves, ré* Gemment attaché à une école comme stagiaire, un instituteur explique et développe cette pensée de Fénelon : « La curiosité des enfants est un penchant de la nature qui va comme au • devant de Tinstruction : ne manquez pas d'en profiter. »

(Seine. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1890.)

Une parente de Fénelon entend dire qu'il prépare un traité sur l'éducation des filles. Elle lui écrit pour s'informer, un peu ironiquement, de ses véritables intentions, et elle avoue que pour elle elle s'en tient, jusqu'à nouvel ordre, aux Femmes savantes de Uolière .

On fera, soit la lettre de cette parente (M""»» de Laval, par exemple), soit la réponse de Fénelon.

M'^^^ de Beauvilliers écrit à Fénelon pour lui demander des conseils sur l'éducation de ses filles.

Après avoir lu le mémoire sur ÏÉducation des filles, et observé

U) parti que M""** (le Beauvilliers en tirait tous les jours, le duc (le Beauvilliers écrit à Fenelon pour l'engager à le publier.

Le (ié])ut de la lettre sera tiré de Tamitié qui les lie, et (lu'accroît sinfiulièrement Tcnvoi d'un écrit si précieux, destiné à sa seule famille.

U louera les mérites délirais de ce mémoire, en se plaçant au point de vue où pouvait se placer alors un u honnête homme ».

Mais il se refusera h garder pour lui seul des pages si neuves et si pénétrantes, qui peuvent être utiles à tant de personnes, et il suppliera Fénelon dit les livrer au public, en faisant valoir non la réputation qu'elles peuvent lui procurer, mais le bien (lu'elles peuvent faire.

DISSERTATIONS ET LEÇONS

Qu'y a-t-il de nouveau dans le Traité sur VéduccUion des filles ? et jusqu'à quel point ce qui est nouveau esl-il vrai? Part du chimérique.

(Paris. — Leçon d'agriégation, 1872.)

Développer et apprécier ces paroles de Fénelon : «Il faut rendre raison aux enfants de tout ce qu'on leur enseigne. Il faut toujours leur montrer un but solide et agréable, qui les soutienne dans le travail, et ne prétendre jamais les assujettir à une autorité sèche et absolue. »

(Certificat d'aptitude a l'enseignement secondaire DES jeunes filles, 1882.)

Comparer la jeune fille rêvée par Fénelon à l'idéal de Molière.

(Professorat des écoles normales, leçon.

Aspirantes, 1891.)

Appliquer à l'étude de la grammaire cette pensée de Fénelon : (( A mesure que la raison de l'enfant augmente, il faut de plus en plus raisonner avec lui. »

(Certificat d'aptitude au professorat des écoles normales.

Aspirants, 1884.)

Commenter le dernier paragraphe du chapitre XI de V Éducation des filles, sur la mauvaise délicatesse et le profit que les

G. de Litt. — fénelon [Éduc, des filîes). ' 3

personnes d'esprit peuvenl tirer des gens même les moins

éclairés.

(Examen pour là d^l^gation dans les écoles

normales, 1885.)

Ténelon, iraiianl « des premiers fondements de réducation y», résume ses conseils en un seul : « 11 faut se contenter de suivre et d'aider la nalurc. » Expliquez et appréciez cette maxime et, si VOUS l'approuvez, montrez, par des exemples pratiques, comment vous essayeriez de l'appliquer.

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