‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 143 sur 178 · NORMALES · texte numérisé non relu

NORMALES

Fcnclon a dit : <( La curiosité des enfants est un penchant de la nature qui va comme au-devant de l'instruction ; ne manquez pas d'en profiter. » Expliquer celte pensée, Tapprécier et l'appliciuer particulièrement aux divers degrés de renseignement primaire.

(CkRTIFICAT d'aptitude a l'inspection DES ÉCOLES PRIMAIRES KT A la DIRECTION DES ÉCOLES NORMALES, OCtobfe 1893.)

viir

Que penscz-vous de ces lignes que M™« de Lambert écrivait, dans les premières années du xviii^ siècle, à une penonoe chargée de l'éducation de sa petite-fille : « Il faut bien se garder de faire sentir aux enfants combien ils sont chers et finléret ((u'on prend à eux, autrement ils s'accoutument à croire (ju'oii doit toujours Atre occupé d'eux; par là vous fortiOez l(Mir amour-propre. Laissez-les faire : quelque appliqué que vous soytîz à l(i détruire, il soutiendra ses droits contre vous? »

(roiitenay-aux-Uoscs. — Devoir de première anné?.)

Dans quelle mesure et par quels moyens le travail des enfants dans récolc peut-il ou doit-il être rendu attrayant?

(ronlenay-aux-Hoses. — Concours d'admission, 4885.)

Expliquer et apprécier ce conseil de M"** Necker de Saussure concernant Téducation des jeunes filles (IT, 282) : « Cultivons d'abord chez les jeunes filles les grands et nobles attributs de l'humanité; les dispositions aimables de leur sexe se développeront d'elles-mêmes et n*y perdront rien. »

(Concours d'admission à Fontenay-aux-Roses. — Composition

de pédagogie, 1892.)

Dire quels rapports peuvent exister entre les Précieuses et les Femmes savantes de Molière, et le Traité de l'Éducation des filles de Fénelon, publié quinze ans après.

(Fontenay-aux-Roses. — Devoïu de seconde année.)

Expliquer cette pensée de Fénelon {Éducation des filles, chapitre V) : « De toutes les qualités qu'on voit chez les enfants, il n'y a en qu'une sur laquelle on puisse compter : c'est le bon raisonnement ; il croît toujours en eux, pourvu qu'il soit bien cultivé. »

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.J

« La plupart des femmes, dit Fénelon, sont passionnées sur presque tout ce qu'elles disent, et la passion fait parler beaucoup; cependant on ne peut espérer rien de bon d'une femme, si on ne la réduit à réfléchir de suite, à examiner ses pensées, à les expliquer d'une manière courte, et à savoir se taire ensuite. >» Quelles sont les qualités que recommande ici Fénelon, et quel en est le prix ? Vous semblent-elles définir exactement le rôle qui convient à la femme en général? Leur suffiraientelles en tout cas dans l'enseignement?

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de morale.)

Développez celte pensée de Fénelon : « Je voudrais qu*une jeune fille n'eût jamais besoin des mains d'à utrui pour tous les objets qui lui servent à se vêtir. »

(Deux-Sèvres. Brevet élémentaire. Aspirantes, 1887. Manche. Brevet élémentaire. Aspirantes, 1888.)

Un grand ministre, M. Necker, disait volontiers : « Voulezvous faire prévaloir une opinion, adressez-vous aux femmes : elles la reçoivent aisément, parce qu'elles sont ignorantes; elles la répandent promptement, parce qu'elles sont bavardes ; elles la soutiennent longtemps, parce qu'elles sont têtues. »

Réfutez ce jugement peu aimable ; montrez qu'aujourd'hui surtout les femmes exercent leur influence par d'autres moyens, grâce à l'éducation et à l'instruction qui leur sont données.

(Lot-et-Garonne. — Brevet iSlémentairb.

Aspirantes, 1887.)

Discuter et apprécier cette opinion de Bollin : « Une femme peut n'être pas fort instruite de tout le reste et être néanmoins une excellente mère de famille, mais elle ne peut ignorer ou négliger les soins domestiques sans manquer à l'une de ses plus essentielles obligations. Le bel esprit et la science ne couvrent point un tel défaut, et, loin de relever le sexe, ne servent qu'à le déshonorer. » [Traité des études.)

(Tarn. — Brevet élémentaire. — Aspirantes, 1887.)

Expliquer et commenter cette phrase de Uollin : « L'étude la plus propre à orner l'esprit des jeunes demoiselles, et même à leur former le cœur, est celle de l'histoire : elle leur ouvre un vaste champ, qui peut les occuper utilement et agréablement pendant plusieurs années. »

(Pas-de-Calais. — Bre\'et élémentaire.

Aspirantes, 1887.)

Expliquez ce conseil donné par Fénelon : « Il ne faut avoir recours à la crainte qu'après avoir éprouvé patiemment les autres remèdes. » Montrez surtout quels sont les autres remèdes dont parle Fénelon.

(Oise. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)

Apprécier cette pensée de Fénelon : a La crainte est comme les remèdes violents qu'on emploie dans les maladies extrêmes ; ils purgent, mais ils altèrent le tempérament et usent les organes ; une âme menée par la crainte en est toujours plus faible. »

(Vendée. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1891.)

Dans son traité de l'Éducation des filles, Fénelon demande qu'on leur apprenne les quatre règles de l'arithmétique, et qu'on leur fasse faire souvent des comptes. « On sait assez, dit-il, que l'exactitude de compter souvent fait le bon ordre dans les maisons. » Montrez, par des raisons et par des exemples, la vérité de cette maxime, que vous pourrez rapprocher de celle de M™® de Maintenon : « Les femmes font et défont les maisons. »

(Hautes-Pyrénées. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)

Apprécier et commenter ce mot de Lamennais : « La femme est une fleur qui ne donne son parfum qu'à l'ombre. »

(Gorrèze. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1890.)

Dans les conseils sur le ménage où il n'a pas dédaigné d'entrer, Fénelon a dit : « Le même esprit d'exactitude qui fa?*

raiif^'er fait aussi nettoyer. » (De UÉducation des filles, chap. XI.)- De Tordre et de la propreté, deux sortes de devoirs inséparables dans la tenue d'une maison; avantages de l'un etdeTautre.

(Seine. — Brevkt élémentaire. — Aspirantes, 1888.)

Dans son traite de V Éducation des filles, Fénelon a dit que l'étude de l'histoire « sert à agrandir l'esprit et à élever Tànie à de grands sentiments ». Démontrer lajustesse de cette pensée.

(Ille-et- Vilaine. — Brevet supérieur. — Aspirantes,

juillet 1888.)

Dire d'un côté ce qu'ajouterait un moderne au traité de TJÉducation des filles de Fénelon; de l'autre, ce qu'il y a de nouveau dans ce livre au point de vue du xvii« siècle.

Comparer Bossuet et Fénelon, considérés uniquement comme pédagogues.

En jugeant le traité de ï Éducation des filles, tracer le portrait moral de Fénelon.

Kxposer et discuter les principales opinions émises au xvii« siècle sur l'instruction des femmes.

Dégager le livre de VÉducation des filles de tout ce qui porte trop la marque du temps, de l'homme, de la religion, et en mettre seulement en lumière ce que les psychologues et pédagogues modernes en ont accepté.

Dans quelle mesure les idées de Fénelon sur réducatîon des femmes ont-elles influé sur les idées de M™« de Maintenon ? Dans quelle mesure en sont-elles distinctes ?

Approuyez-Yous pleinement le jugement de Michelet^ qui Yoit dans VÉducation des filles un livre « calculé, hors de to théorie, manuel judicieux, pratique et terre à terre? »

Le traité de ÏÈducation des filles comparé à YInstitution des enfants de Montaigne. Marquer surtout ce qu'il y a de trop personnel ou de contestable dans ces deux écrits.

Villefranche-de-Rottergue. — J. BardoQx, Impr.

La date et rantbenticité des « Dialogues »• ~ Les pet*

sonnai^es : A et Fénelon.

Rien n'est moins certain que la date de la composition des Dialogues. On dit qu'ils sont un souvenir du carême de 1684, pendant lequel, réunis à Meaux près de Bossuet, les abbés de Fénelon et Fleury prêchaient tour à tour, sans autre préparation que la prière. Fénelon n'avait alors que trente-trois ans. Certains passages des Dialogues ne décèlent-ils pas un âge plus ferme? N'a-t-il pas pu et dû les revoir plus tard? Il n'y a pas apparence qu'à ces questions soit jamais faite une réponse précise.

Cette incertitude a fait naître, dans la première partie du xviu® siècle, un assez curieux débat. RoUin, dans son Traité des études, avait appelé les Dialogues un livre « très propre à former le goût par les sages.et judicieuses réflexions dont il est rempli ». Un professeur de rhétorique du temps, Gibert, s'avisa, non seulement de critiquer ces éloges, mais de contester rauthenticité dtt livrerait est vrai, accordait Gibert, que l'auteur y dit beaucoup de belles et bonnes choses, et qu'il les dit d'une légèreté de style qui fait plaisir. » Mais il remarquait que les Dialogues n'avaient pas été publiés du vivant de Fénelon, que les erreurs de fait, les jugements inexacts, par exemple sur Isocrate, s'y mêlaient aux erreurs de doctrine, aux contradictions : l'opinion de l'auteur sur les Pères de TÉglise avait varié, selon lui. Il concluait pourtant : « Après tout, c'est le fruit d'une imagination brillante, et

1. Voyez Rollin,t, II, I. IV, ch. i", art. i, §8 ; ch. n, art. 2, § ! ; et Gibert, Observations adressées à M. Rollin, in-12, 1727; t. III des Jugements des savants sur les auteurs qui ont écrit dans la rhétorique, 1719; Martin, p. 477 à 504.

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