‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 175 sur 178 · C. de Litt. — FÉNELON (Lettj\ à VAcad · texte numérisé non relu

C. de Litt. — FÉNELON (Lettj\ à VAcad

Pourquoi vouloir comparer un seul siècle, quelque illustre qu'il soit, à toute la suite des âges où les (Irecs et les Latins se sont distingués?

Après s'être tant querellés, on finira par avouer qu*il faut discerner les temps, les lieux et les circonstances, et que, s*il y a pour les nations un progrès admirable en beaucoup de choses, pour quelques-unes la perfection a été de bonne heure atteinte.

(Concours général, 1876.)

Lettre de M. de la Paye à Uoudar de Lamotte^. — Houdar de Lamotte, partisan des modernes dans la fameuse querelle de la fin du xvii® siècle et du commencement duxvin®, adversaire des trois unités, déclara aussi la guerre à la versification. 11 ne voyait dans la mesure et dans la rime qu'un mécanisme importun auquel on sacrifie la clarté, la justesse, la précision, etdont leseulmérile estcelui de la difficulté vaincue. Il voulait chasser les vers de la poésie, et surtout de la poésie dramatique. Il a exposé ses théories dans une ode en prose, et il a transporté dans la inAmo langue une scène du Mithridate de Racine, en prétendant qu'elle n'y a rien perdu.

Un ancien gentilhomme de la chambre de Louis XIV, protecteur des hommes de lettres et des artistes, poète lui-même & ses heures, et plus tard académicien, M. de la Paye, défendit vivement la versification dans une ode dont une strophe est restée célèbre^, et que Lamotte a aussi traduite en prose.

On suppose une lettre de la Faye à Lamotte.

11 reconnaît que la poésie n' est pas nécessairement attachée à la versification; mais il montre tout ce que Taccompagnement musical de la mesure et du rythme ajoute à la puissance

1. L;i ré|»oiiso do la Fayo à Laniott') [tent s'a|)i)Ii(]uor aussi bion à Fcnolon, qui, dans la Lattre à l'Aradr/itin (Prnjt;t (h: poétique), a critiqué aussi iujustoiuont les règles de la versification rraiiçais(>.

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