‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 31 sur 178 · Vi>N (!/,«•(* |ia*:s:i;;t*, cilr page iS · texte numérisé non relu

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de leur génie n'a été plus manifeste que lorsqu'il leur est arrivé de dire les mêmes choses presque dans les mômes termes!

Bossuet peintre et historien des mœurs de son temps.

Bien qu'il se maintienne à dessein dans la région des idées générales et descende moins volontiers que Bourdalone aux applications particulières, Bossuet ne peut se défendre de pein- <lre et de condamner surtout les vices dont il a les exemples sous les yeux. Et, sans doute, il ne songeait pas à fournir des documents aux futurs historiens des mœurs du xvn° siècle; mais il a été d'avance, malgré lui, l'un de ces historiens moralistes. La noblesse s'est groupée, à la cour, autour du roi, et le culte ancien de l'honneur est peu à peu sacrilié à l'ambition des honneurs que le roi distribue. « Quel siècle a-t-on vu où la vanité ail été plus désordonnée? Quand est-ce qu'on a étalé plus de titres, plus de couronnes, plus de vaine magnificence? Quelle condition n'a pas oublié ses bornes? Qui n'a pu avoir la grandeur a voulu néanmoins la contrefaire... Les vanités ne permettent même pas de payer ses dettes. » (Honneur.) De l'honneur véritable il n'est resté qu'un faux point d'honneur : malgré les lois et l'Église, comme il y a dans le duel « quelque montre de courage », le monde y applaudit, et l'invincible fermeté du prince semble impuissante à déraciner « une coutume barbare qui prodigue malheureusement le plus beau sang d'un grand royaume ». {Honneur du monde et Justice) La fureur d'un jeu ruineux décide en un moment du sort des familles, tantôt relevées par un heureux hasard, tantôt précipitées dans l'abîme {Loi de Dieu, Résurrection de Jésus-Christ, etc.). On tient tout dans l'indifférence, sauf les plaisirs et les atfaires, tout, môme la loi divine, et les esprits forts sont moins redoutables que ces indifférents qui « ne savent s'ils croient ou s'ils ne croient pas, tout prêts à vous avouer ce qu'il vous plaira, pourvu que vous les laissiez agir à leur mode et passer la vie à leur gré ». {Divinité de la religion.) D'autres, « que leurs plaisirs engagent, et cependant que leur conscience inquiète, qui ne peuvent approuver ni changer leur vie », se confessont sans nécessité («il n'y a aucun tribunal devant lejjuel il se dise plus de faussetés que devant celui de la pénitence »), font un usage

sacrilège des sacrements, sont dévots par politique. « Ah! que la politique est dangereuse, et que les grands doivent craindre qu'elle ne se mêle toujours trop avant dans le culte qu'ils rendent à Dieu! » (Intégrité de la pénitence.) Comme la piété, la vertu est mondaine et toute d'apparence.

Il y a deux sortes de vertus : l'une est la véritable et la chrétienne, sévère, constante, inflexible, toujours attachée à ses règles, et incapable de s'en détourner pour quoi que ce soit. Ce n'est pas là la vertu du monde : il Thonorc en passant, il lui donne quelques louanpjes pour la forme; mais il ne la pousse pas dans les grands emplois: elle n'est pas propre aux atîaires; il iaut quelque chose de plus souple pour ménager la faveur des hommes; d'ailleurs elle est trop sérieuse et trop retirée, et, si elle ne s'embarque dans hî monde par quoique intrigue, veut-elle qu'on l'aille chercher dans son cabinet. Ne parli.'z pas au monde de cette vertu.

Il s'en fait une autre à sa mode, plus accommodante et plus douce : une vertu ajustée* non point h la règle, elle serait trop austère, mais U l'opinion, à l'humeur des hommes. C'est une vertu de commerce : elle prendra bien garde de ne manquer pus toujours de parole ; mais il y aura des occasions où elle ne sera point scrupuleuse, et saura bien faire sa cour aux dépen» d'autrui. C'est la vertu d(;s sages mondains, c'est-à-dire c'est la vertu de ceux qui n'en ont point, un plutôt c'est le masque spécieux sous lequel iU cachent leurs vices. {Honneur du monde.)

Dans cette vie tout extérieure, ce qu'on estime avant tout, c'est l'esprit, la raillerie (ineetingér)ieuse, la médisance même, pour peu qu'elle divertisse, «car c'est une grande vertu dans le monde que de savoir divertir ». [Prédication évangélique, Honneur.) De là cette préoccupation des honnêtes gens « qui sont sans cesse h étudier de hons mots pour avoir l'applaudissement du beau monde ». [Loi de Dieu.) De là cette passion pour le théâtre, qu'on dit épuré : « Les spectacles sont devenus honnêtes, parce qu'on a ôté les excès fzrossiers pour insinuer plus si\renient dans les Cd'iirs le poison le plus délicat et le plus dangereux. » [Fondements de la vengeance divine.) De là cet engouement pour les O'uvres de l'esprit et pour les hommes qui en vivent : ces érudits glorieux et querelleurs, les Trissotin et lesOrontfî, ces « gens de littérature », Bossuet les traite de bien haut; mais il est trop de son temps, quoi qu'il fasse, pour ne pas rendre un hommage public à l'osprit au moment où il condamne les beaux es[)rits qui l'avilissent.

Ct?ux-là pensi.'nt être los phis raisonnables qui sont vains des dons de l'intelligonce, les savants, les gens <1»î lilléralure, 1rs beaux esprits. .1 la rèrilè, chrétiens, iis sont diynes d'être disthif/nés des autres, et ils font un des plus beaux ornements du monde. Mais qui les pourrait supporter lors(jue, aussitôt qu'ils se sentent un peu de talent, ils fatiguent toutes b's oriùlles de leurs faits et de

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leurs dits, et que, parce qu'ils savent arranger des mots, mesurer un vers ou arrondir une période, ils pensent avoir droit de se faire écouter sans fin, et de. décider de tout souverainement? O justesse dans la vie, ô égalité dans les mœurs, ô mesure dans les passions, riches et véritables ornements de la nature raisonnable, quand est-ce que nous apprendrons à vous estimer? Mais laissons les beaux esprits dans leurs disputes de mots, dans leur commerce de louanges qu'ils se vendent les uns aux autres à pareil prix, et dans leurs cabales tyranniques, qui veulent usurper l'empire de la réputation et des lettres. Jo voudrais n'avoir que ces plaintes, je ne les porterais pas dans cette chaire. Mais dois-je dissimuler leurs délicatesses et leurs jalousies? Leurs ouvrages leur semblent sacrés : y reprendre seulement un mot, c'est leur faire une blessure mortelle. C'est là que la vanité, qui semble naturellement n'être qu'enjouée, devient cruelle et impitoyable. La satire sort bientôt des premières bornes, et d'une guerre de mots elle passe à des libelles diffamatoires, à des accusations oulrageuses contre les mœurs et les personnes. Là on ne regarde pluscombien les traits sont envenimés, pourvu qu'ils soientlancés avec art, ou combien les plaies sont mortelles à l'honneur, pourvu que les morsures soient ingénieuses. {Honneur.)

La satire, dans les sermons de Bossuet, n'est pas si directement ni surtout si àprement personnelle; mais c'est bien la satire, et les exemples individuels, s'il eût voulu les invoquer, ne lui eussent pas fait défaut, lorsqu'il s'écriait : « Ne proposez plus à une jeunesse imprudente les dignités de l'Église, comme un moyen de piquer son ambition, ou comme la juste couronne des études de cinq ou six ans, qui ne sont qu'un faible commencement de leurs exercices. Qu'ils apprennent plutôt à fuir; à trembler, et du moins à travailler pour l'Église, avant que de gouverner l'Église. » N'est-ce pas à la vanité et à la corruption de ces guides aveugles qu'il faut s'en prendre des progrès de la Réforme à l'âge précédent? « Ces sentinelles endormies ont laissé entrer l'ennemi, et la foi ancienne s'est anéantie par la négligence de ceux qui en étaient les dépositaires. » {Sur les Effets de la résurrection de Jésus-Christ,) C'est avec la même hardiesse qu'est censurée l'abondance où vivent les communautés religieuses : « Combien de centaines de familles subsisteraient honnêtement de ce qui suffît à peine pour la dépense d'une seule communauté, qui fait profession de renoncer aux biens du siècle pour embrasser la pauvreté! Quelle dérision! quel renversement! » (Sur les obligations de l'état religieux.)

Quand il ne craint pas de s'attaquer aux grands, à leur brillante frivolité, à leur sécheresse de cœur, Bossuet, presque toujours, — et c'est son honneur, — fait un retour sur la triste condition des petits. C'est cette pitié pour les misérables qui anime d'une si audacieuse éloquence le sermon sur ÏÊminente Dignité des pauvres (1659).

Quelle injustice, mes frères, que les pauvres portent tout le fardeau, et que tout 1(; poids des misères aille fondre sur leurs ('•paulesl S'ils s'en plai- ^'Uf'nt et s'ils en murmurent contre la Providence divine, Sciipneur, permettez-moi de le dire, c'est arec quelque couleur de justice : car, «Haut tous pétris ^l'une même masse, et ne pouvant pas y avoir grande différencf» entre de hi l»oue (ît de la hou(^, pourquoi verrons-nous d'un côté la joie, la faveur, l'aflluence, et do l'autre la tristesse, et le désespoir, et l'extrême nécessité, et encore le mépris et la servitude? Pourquoi cet homme si fortuné vivrait- il <Ians une telle abondance, et pourrait-il contenter jusiju'aux désirs les plus inutih^s d'une; curiosité étudiée, pendant (jue ce misérable, homme toutefois aussi bien que lui, ne pourra soutenir sa pauvre famille, ni soulafjer hi faim ijui le presse*? Dans cette élranpcî inéjîalilé, pourrait-on jusiitier la Pro- \id«înce de mal niénaf?(?r b.'S trésors (|ue Dieu met entre «les épaux, si par un autre moyen elle n'avait pourvu au besoin des pauvres, et remis (jneique épalilé enlrc; les liomnies"? C'est pour c«îla, cbrélirns, qu'il a établi son Kplise, <)ù il reçoit les riches, mais à condition de servir les pauvres; où il ordonm» qu(^ l'abondance supplécî au défaut, et donne; desassipnalionsaux nécessiteux sur le superflu des opulents. Kntrez, mes frères, dans celte pensée : si vous ne i)orl(îz b; fardeau des pauvres, le vôtre vous accablera.

(Vostaii Louvre, devant la cour, qu'il aprt'^ché le sermon sur VImpdnUencc finale (1602), intitulé dans le manuscrit le sermon (lu Manr.aiH riche. Il n'épargne pas ces riches que leur grandeur rend dédaigneux; leur abondance, secs; leur félicité, insensibles, « encore qu'ils voient tous les jours non tant de pauvres et d«î misérables, que la misère elle-même et la pauvreté eu personne, pleurante et gémissante à leur porte... (Test pourquoi ils meurent de faim; oui, messieurs, ils meurent de faim dans les villes, dans les campagnes, à la ])orte et aux environs de vos hùlcls; nul ne court à leur aide. Hélas! ils ne vous demandent que le superllu, quehiues mieltes de votre table, quelques restes de votre grand(î chère. » Jamais on n'a opposé avec plus de force h l'esprit du monde, qui tarit la source <1(; la compassion, l'f'sprit chrétien, esprit de tendri^sse et de fraternité. Il ne serai! donc pas juste de ne voir qu'un évèrpie de cour en cet orateur (jui voyait dans les prédicateurs de l'iilvangile « les vérilabh.'S avo«^•lls <les pauvres ». {Sn^i/uni pour le 'i dimanchi' de la VcntiTMln.) \\ serait plus injuste; encore (1«^ souscrire à ce reprocho de Joseph (h; Maisde : « Les soufTi'ances du p<Miple ncî lui arrachèrent jamais un seul cri'. » (]ett(; affirmation ne résisterait pas à la sim|)le leclnre des deux pèioraisons du sermon sur V\nip(U\ilr.n('C, finale, où hossuet s'r^tforce d'altendrir Louis \IV sur les misères (;t la patience d(; s(^s peuples.

11 savait, sans doute, que, pour élre ellicaces à la cour, ses

i. !)>' riCfjUsi' f/iil/icdm', 1. II, cil, xn.

paroles devaient être circonspectes. Il écrivait à Tabbé Dirois, le 10 novembre 1681 : « Je crois que la vérité se peut dire hautement partout, pourvu que la discrétion tempère le discours et que la charité Tanime. » Il s'était promis de parler avec le respect d'un sujet, mais aussi avec cette fermeté d\in prédicateur de l'Évangile « qui, bien loin de s'abaisser devant les monarques du monde, y doit paraître avec plus de force ». [Panégyriques de sainte Thérèse et de saint Joseph,) Put-il tenir cotte promesse aussi pleinement qu'il l'eiH voulu? II lui eût été difficile, en face d'un roi victorieux, de condamner les conquérants avec la sévérité un peu brutale qui ne déplaît pas dans un sermon de Metz, sur la Bonté et la Rigueur de Dieu : « Et qu'est-ce à dire, à votre avis, parcourir les provinces par des victoires? n'est-ce pas porter partout le carnage et la pillerie? » Souvent, par la suite, il dut laisser parler à sa place ce prédicateur invisible qui se fait enten<lre dans le cœur des rois aussi bien que des autres hommes : « Il y a un Dieu dans le ciel, qui venge les péchés des rois. C'est lui qui veut que je vous parle ainsi, et, si Votre Majesté l'écoute^ ce même Dieu liti dira dans le cœur ce que les hommes ne peuvent pas dire. » (Sur la Charité fraternelle, 1602.) A ce moment le roi, jeune, ami des plaisirs et des fêtes, n'avait guère le loisir ni le désir d'écouter parler Dieu. Il faut bien l'avouer, pendant une longue période, la plus éclatante du règne de Louis XIV, la parole de Dieu n'exerça qu'une action médiocrement eflicace sur la conduite du prince et des courtisans qui tenaient à honneur d'imiter le prince. Les reproches directs eussent été déplacés peut-être; mais les allusions voilées étaient impuissantes.il fallait se rabattre alors sur les thèmes généraux, l'ambition, l'intrigue, la tlatlerie, qui sont les fléaux des cours. Quand l'orateur, dans l'église ou dans les palais, quittait ce rôle de moraliste pour celui de conseiller, il lui arrivait d'être dupe do repentirs apparents ou passagers; mais il l'était toujours avec candeur, éloquence et majesté. Au reste, dans le beau sermon sur les Devùrs drs rois (i062), il a laissé voir avec assez de netteté et de force comment il entendait cette mission diflicile de directeur de la conscience des princes. La doctrine de ce sermon n'est pas autre que celle de la Politique tirée de l'Écriture sainte, Bossuet s'y approprie ce mot de David : « Vous êtes des dieux et vous êtes tous enfants du Trôsïlaut. » Il est vrai que ces dieux de chair et de sang moiirroïit comme les autres hommes. N'importe, ils sont des dieux, et leur autorité ne meurt pas. « L'homme meurt, il est vrai; mais le

Quelle injustice, mes frères, que les pauvres portent tout le fardeau, pl. que tout le poids des misères aille fondre sur leur» épaules! S'ils s'en plai- ^'nenl et s'ils en murmurent contre la Providence divine. Seigneur, permotlez-moi de le dire, c'est avec quelque couleur de justice : car, «Haut tous pétris d'une même masse, et ne pouvant pas y avoir grande différence entre de la lK>ue et de la houe, pourquoi verrons-nous d'un coté la joie, la faveur, l'aftluence, et de l'autre la tristesse;, et le désespoir, et l'extrém»? nécessité, vi encore le mépris et la servitude? Pourquoi cet homme si fortuné vivrait- il <Ians un<; t(>lle ahondance, et pourrait-il contenter juscju'aux désirs les plus inutiles d'une curiosité étudiée, pendant que ce misérahle, homm<* toutefois itussi l)ien (jue lui, ne pourra soutenir sa pauvre famille, ni soulager la iîùm i\\\\ le pnîsse? Dans cette étrange inégalité, pourrait-on ju<*lifH»r la Providence; de mal ménager les trésors (jue Dieu met entre des égaux, si par un autn; moyen elle n'avait pourvu an hesoin d(;s pauvres, et remis (jueique égalité cnhM; les homm(;s? C'est pour cela, chréti<'ns, qu'il a établi son Kglise, où il rc(,*oit l(îs riches, mais à conditiem de servir les pauvres: où il ordonne que l'abondance supplée; au défaut, et donne; des assignations aux ne'cessitcux sur le superflu des opulents. Kntrez, mes frères, élans celte pensée; : si vous ne ])orle;z le; fardeau des pauvres, le vôtre; vejus accablera.

C'est au Louvre, devant la cour, qu'il a prêché le sermon snr VlmpdiiUrnce fiyvile (1602), intitulé dans le manuscrit le sermon (lu MaiivaiH riche. Il n'éparj^ne pas ces riches que leur j^'randeur rend de';daif^ru;ux; leur abondance, secs; leur félicité, insensibles, « encore ([u'ils voient tous les jours non tant de pauvres et de misérables, que la misère elle-même et la pauvreté en perse>nne3, pleurante et gémissante ti leur porte... (Test pourquoi ils meurent de faim; oui, messieurs, ils meurent de faim (lans les villes, dans les campaf^nes, à la porte et aux environs de vos lieMeds; nul ne court li leur aide. Hélas! ils ne vous demanelent que le superllu, quel([ues miettes de votre table, quelques rest(\s de votre f,'rand(; chère. » Jamais on n'a opposé avec [)lus do force h l'esprit du monde, qui tarit la source <le la compassion, l'e'sprit chrétien, esprit d(; lerulr^îsse et de fraternité. Il ne; serait donc pas juste de ne voir qu'un éveVpie de cour en cet orat(;ur qui voyait dans le;s prédie'.attiurs (h; rii]vanj;ile « les vérilable.'s avoeals des pauvres ». (SfTnion pour le 'T dimanche de la Vcntcrnle.] II serait plus injusU; encore de souscrire à ce roprex'Jie' de' Jos(;ph ele Maislre : « Les souffrances du peuple n(i lui arrache>rent jamais un s<;ul cri'. » (iiîtte; afllimation ne résisterait pas à la simple lecture <ies de'ux pére)raisons du sermon sur VlnijKhiilrnre fmale, on lU)ssuet s'e;tforce d'attendrir Louis XIV sur les misère*s «;t la patienc(î ele se's pe;uple's.

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