REINE D'ANGLETERRE
(16 nov 1669.)
Les circonstances*
Henriette-Marie de France, dernière fille de Henri IV et de Marie de Médicis, naquit au Louvre le 20 novembre 1609, et mourut à Colombes le 10 septembre 1669, u d'un médicament narcotique », si Ton en croit Gui Patin*, qui saisit ce prétexte pour maudire les « empoisonneurs » de la nouvelle école, les charlatans de Topium et de l'antimoine. Le 20, son oraison funèbre fut prononcée à Saint-Denis par l'évêque d'Amiens, François Faure, qui avait déjà prononcé celle d'Anne d'Autriche. Une autre oraispn funèbre de Henriette d'An«;leterre fut prononcée à Notre-Dame par le P. Senault, supérieur général de l'Oratoire, qui parla élé^'amment de saint Louis et de Cleo* pâtre et trouva des traits dans le goût de celui-ci, à propos de l'arrivée de la jeune reine à Douvres :
• Mais ne vous souvicnt-il point, Messieurs, que les peuples d'Annénio, ayant vu des couronnes peintes sur les flots au passage de Mithridate, jugèrent que le bonheur de son règne ne serait pas de lonsfue durée, parce quj le vent qui avait formé les couronnes sur la mer les avait effacées? Ne pouvons- nous pas faire le même jugementdu règne de Henriette, et dire que la félicité n'en serait pas longue, puisqu'elle avait commencé sur les eaux, qui sont le symbole de l'inconstance ?
La duchesse d'Orléans, fille de la reine d'Angleterre, — et qui devait être bientôt après « le sujet d'un discours semblable », — pria Bossuet de prononcer, à son tour, quelques se-