NARRATIONS ET DIALOGUES
Esquisser, d'après ses lettres, une journée de Mme de Sévigné en Bretagne : ses passe-temps, ses lectures, ses réflexions, ses visites; à qui pense-t-elie le plus?
(Corrèze. — Brevet supérieur. — Aspirantes, juill. 1889.)
Comme la Fontaine, Mme de Sévigné ne pouvait se résigner à croire que les bêtes fussent de simples machines ; Mme de Grignan, au contraire, sur cela comme sur tout le reste, était obstinément cartésienne. On suppose un dialogue entre la mère et la fille, après une lecture, faite par Charles de Sévigné, de la première fable du livre X.
D'Argenson préférait ouvertement Saint-Êvremond à Mme de Sévigné; il croyait, d'ailleurs, que la légèreté des femmes dégénère toujours en frivolité, malgré le jugement, l'esprit et le bon goût qu'elles peuvent avoir. Encore, parmi les femmes, mettait-il au-dessus d'elle Mme de Staal-Delaunay, à qui il attribuait « moins d'imagination, plus de sagesse, plus de sentiment, plus de vérité» ! Voltaire, son condisciple, prend contre lui la défense de Mmc de Séviené.
LETTRES
En 1725 ou 1726 fut publié pour la première fois un choix de lettres de Mme de Sévigné. Plusieurs familles se trouvèrent atteintes dans leur susceptibilité par les jugements souvent très malicieux de la spirituelle marquise et réclamèrent. Aussi sa petite-fille, Mme de Simiane, se décida à fournir à l'un de ses amis, le chevalier de Perrin, les éléments d'une édition plus complète et plus réservée. Soucieuse de la gloire de sa grand' mère, elle fit faire de nombreux retranchements sur les personnes ou les familles. On supprima telle médisance qui pouvait blesser les survivants ou les héritiers de la société que fréquentait la marquise. On adoucit quelques libertés d'expression au nom de la bienséance : ce fut l'édition de 1734. Mais Perrin, chevalier dévoué de la marquise autant que puriste serupuleux, ne se trouva pas satisfait de son œuvre et voulut faire mieux. Dans une seconde édition (17o4), il fit des corrections littéraires pour la rendre plus parfaite ; il effaça les négligences, les répétitions, beaucoup de hardiesses et de familiarités de construction, certains mots, certains tours qui avaient vieilli et dont les grammairiensnevoulaientplus.il supprima comme des commérages des pages charmantes par le laisser aller et le détail infini, ou comme d'inutiles longueurs des causeries du plus aimable abandon.
On suppose qu'un ami, qui a plusieurs lettres de Mm0 de Sévigné, écrit au chevalier de Perrin au lendemain de la publication de cette seconde édition.
(Concours de l'École normale, 1883.)
Mme de Sévigné raconte à sa fille sa vie en Bretagne, ses occupations, ses lectures, et lui dit le désir qu'elle a d'aller bientôt la voir en Provence.
(Paris. — Baccalauréat, juillet 1893.)
Lettre de Charles de Sévigné à sa mère pour lui annoncer la mort de Turenne.
(Paris. — Baccalauréat moderne, octobre 1893.)
Lettre de la Fontaine à Mme de Sévigné pour la remercier d'avoir qualifié ses Fables de « divines ». Sa modestie ne peut accepter un tel éloge; mais il croit avoir fait une œuvre nouvelle en transformant l'apologue des anciens. Il développera, en donnant des exemples, sa définition de la fable, telle qu'il l'a comprise et traitée, « une ample comédie à cent actes divers ».
(Clermont. — Baccalauréat, nov. 1892.)
Mme de Sévigné écrit à une de ses amies afin de justifier ses préférences pour Bourdaloue. Elle lui rappelle combien la force du discours, l'enchaînement des idées, sont des qualités essentielles à l'orateur. Elle ne sait si la postérité sera de son avis, mais elle tient pour Bourdaloue comme pour Corneille, en un mot pour ceux qui ont la vigueur plutôt que l'élégance.
(Lyon. — Baccalauréat.)
Lettre de Mmo de Sévigné à une de ses amies. Elle expose l'impression produite surelle par la représentation de Polyeucte, qui lui semble être le chef-d'œuvre de Corneille.
(Poitiers. — Baccalauréat de l'enseignement spécial, 1889.)
Lettre de Mme de Sévigné à son ancien maître Ménage sur la représentation d'Andromaque. Elle analyse la pièce, explique
l'enthousiasme du public, et insiste sur la nouveauté de l'ouvrage1.
(Agrégation de l'enseignement secondaire des jeunes