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SUPÉRIEUR

Ce que la critique moderne pourrait ajouter aux jugements de la Bruyère sur Corneille et Racine.

(Paris. — Leçon d'agrégation, 1871.)

Examiner le passage de la Bruyère : « Qu'est-ce que le sublime?... Où entre le sublime... »

(Paris. — Licence, avril 1878. — Agrégation des lettres. Composition, 1884.)

« L'éloquence est rarement où on la cherche; elle est souvent où on ne la cherche pas. »

(Paris et Bordeaux. — Devoir de licence, août 1871, et Composition de licence.)

Rapprocher et apprécier les passages de la Bruyère relatifs à Molière et à la comédie.

(Enseignement spécial. — Leçon d'agrégation, 1885.)

On connaît la pensée de la Bruyère : « Le plaisir de la critique nous ôte celui d'être vivement touché de très belles choses1. » Au contraire, un célèbre écrivain moderne, E. Renan, a dit : « Le savant seul a le droit d'admirer. Non seulement la critique et l'esthétique, qu'on considère comme opposées, ne s'excluent pas, mais l'une ne va pas sans l'autre. Tout est à la fois admirable et critiquable, et celui-là seul sait admirer qui sait critiquer. »

Expliquer et discuter ces deux pensées en les appliquant à l'ensemble des littératures grecque et latine.

(Paris. — Agrégation de grammaire. — Composition, 1891.)

Le jugement de la Bruyère sur Térence.

(Paris. — Leçon d'agrégation, 1891.)

Étudier cette pensée de la Bruyère : « Le choix des pensées est invention. »

(Paris. Devoir d'agrégation, déc. 1887. — Fontenayaux-Roses. Devoir de seconde année.)

1. Le mot de la Bruyère a été donné isolément à Paris, en composition pour la licence, nov. 1890; à Besançon, en devoir de licence; à Fontenay-aux-Roses, en devoir de seconde année.

« Un homme né chrétien et Français se trouve contraint dans la satire... » Rechercher jusqu'à quel point l'histoire de la littérature française au xvne siècle justifie cette réflexion.

(Paris, Besançon, Caen. — Devoir de licence.)

Expliquer, apprécier et éclairer par des exemples ce passage de la Bruyère : « L'on écrit régulièrement depuis vingt années; Ton est esclave de la construction; l'on a enrichi la langue de nouveaux tours, secoué le joug du latinisme et réduit le style à la phrase purement française. »

(Aix. — Devoir di licence, 1885.)

La Bruyère a dit, dans le chapitre des Ouvrages de l'esprit : « On se nourrit des anciens,... on les presse, on en tire le plus qu'on peut. On en renfle ses ouvrages; et quand enfin l'on est auteur et que l'on croit marcher tout seul, on s élève contre eux, on les maltraite, semblable à ces enfants drus et forts d'un bon lait qu'ils ont sucé, qui battent leur nourrice. »

Commenter cette pensée de la Bruyère; montrer qu'elle est conforme aux opinions qu'il a toujours soutenues et au rôle qu'il a joué dans la querelle des Anciens et des Modernes.

(Aix. — Licence, juin 1880.)

Apprécier le jugement de la Bruyère sur Malherbe : « Il a connu la nature; d'un style plein et uniforme il montre à la fois ce qu'elle a de plus beau et de plus noble, de plus naïf et de plus simple; il en fait la peinture ou l'histoire. »

Dans quelle mesure convient-il de l'amplifier et aussi de le rectifier?

(Aix. — Devoir de licence,; 1883.)

« Un esprit médiocre croit écrire divinement; un bon esprit croit écrire raisonnablement. » Commenter et discuter cette phrase de la Bruyère (Ouvrages de l'esprit).

(Besançon. — Devoir de licence, déc. 1886.)

« D'où vient que Ton rit si librement au théâtre, et que Ton a honte d'y pleurer? » (La Bruyère.)

(Besançon et Bordeaux. — Devoir de licence.)

Comparer les principes littéraires et les jugements critiques de la Bruyère et de Boileau.

(Besançon. — Devoir de licence, juillet 1884.)

Rassembler en corps de doctrine, autant qu'il est possible, les préceptes généraux sur la littérature exprimés par la Bruyère dans le chapitre des Ouvrages de l'esprit. Mettre en leur place, à propos de ces divers préceptes , les jugements portés par la Bruyère sur divers auteurs dans la même partie de son ouvrage.

(Besançon. — Devoir de licence, février 1889.)

Comparer la Bruyère et Pascal comme critiques littéraires. Le goût et les principes ont-ils varié de l'un à l'autre?

(Besançon. — Devoir de licence, février 1880.)

Expliquer et admettre ou rejeter cette pensée de la Bruyère : « Ronsard et Balzac ont eu, chacun dans leur genre, assez de

bon et de mauvais pour former après eux de très grands hommes en vers et en prose. »

(Caen. — Devoir de licence.)

Réfuter cette opinion de la Bruyère : « Ronsard et les auteurs ses contemporains ont plus nui au style qu'ils ne lui ont servi. »

(Glermont. Devoir d'agrégation de grammaire, fév. 1890. Lyon. Licence es lettres. Session de nov. 1886.)

On lit dans la Bruyère : « La critique souvent n'est pas une science ; c'est un métier, où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie. » — De quelle sorte de critique veut parler la Bruyère?

(Dijon. — Devoir de licence.)

Discuter cette opinion de la Bruyère : « Il y a dans l'art un point de perfection, comme de bonté ou de maturité dans la nature. Celui qui le sent et qui l'aime a le goût parfait; celui qui ne le sent pas, et qui aime en deçà ou au delà, a le goût défectueux. Il y a donc un bon et un mauvais goût, et l'on dispute des goûts avec fondement. »

(Grenoble. Devoir de licence. — Agrégation de l'enseignement secondaire des jeunes filles, 1890.)

Rôle de la Bruyère dans la querelle des Anciens et des Modernes.

(Lyon. — Devoir de licence.)

Discuter cette opinion de la Bruyère : « Corneille est plus moral, Racine plus naturel. »

(Lyon. — Devoir de licence.)

Montrer ce que la Bruyère doit à Molière, qu'il a si vivement critiqué.

(Lyon. — Devoir de licence.)

Quintilien dit : Non foret in terris eloquentia, si tantummodo cum singulis loqueremur (Il n'y aurait pas au monde d'éloquence, si nous ne parlions qu'à des personnes isolées). Mais la Bruyère assure que l'éloquence peut se trouver « dans les moindres entretiens ». Expliquer, juger ces deux opinions. Laquelle indique une vue plus juste et plus profonde de l'essence même et des innombrables applications de l'éloquence?

(Rennes. — Devoir de licence.)

« C'est un métier que de faire un livre, » dit la Bruyère. Peut-on appliquer cette pensée au livre des Caractères, et n'y retrouve-t-on pas, surtout dans la forme et la mise en œuvre, un art trop savant et déjà maniéré?

(Rennes. — Devoir de licence.)

Au dire de la Bruyère, Malherbe, dans un style « plein et uniforme », a montré « tout à la fois ce que la nature a de plus beau et de plus noble, de plus naïf et de plus simple ». Apprécier et expliquer ce jugement.

(Rennes. — Devoir de licence, janv. 1892.)

Trouvez-vous, comme la Bruyère, que Corneille ressemble plus à Sophocle et que Racine doive plus à Euripide? Comment vous expliquez-vous, chez un critique éclairé, ce double jugement? Auxquels des trois tragiques grecs, Corneille d'une part, et Racine de l'autre, vous paraissent-ils ressembler réellement ?

(Rennes. — Baccalauréat.)

LA BRUYERE 49

Expliquer et discuter cette pensée de la Bruyère : « C'est un métier que de faire un livre comme de faire une pendule. Il faut plus que de l'esprit pour être auteur. »

(Besançon. — Baccalauréat de l'enseignement moderne, juillet 1892.)

Qu'entend-on par les synonymes d'une langue? De l'usage plus ou moiiiS juste que l'on fait de ce mot. En quel sens a-t-on pu dire qu'il n'y a pas de synonymes? Comment entendez-vous cette phrase de la Bruyère : « Les esprits médiocres ne trouvent point l'unique expression, et usent de synonymes » ? Importance de l'étude des synonymes pour l'écrivain. Notre langue est-elle riche en synonymes?

(Certificat d'aptitude a l'enseignement secondaire des jeunes filles, 1889.)

Expliquer ce jugement de la Bruyère sur Corneille : « Corneille élève, étonne, maîtrise, instruit. » Dites ce que vous pensez de l'admiration comme ressort dramatique.

(Lycée Racine. — Diplôme de fin d'études, 1892.)

Commenter cette pensée de la Bruyère : « Horace ou Despréaux l'a dit avant vous. — Je le crois sur votre parole; mais je l'ai dit comme mien; ne puis-je pas penser après eux une chose vraie, et que d'autres encore penseront après moi? » (Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)

Expliquer ce mot de la Bruyère : « Il me semble qu'on dit les choses encore plus finement qu'on ne peut les écrire. » (Fontenay-aux-Roses. — Devoir de première année.)

« Tout est dit, et Ton vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes, et qui pensent. » Croyez-vous qu'en effet tout ait été dit et qu'il n'y ait plus qu'à glaner entre les anciens et les habiles d'entre les modernes?

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de première année.)

Expliquez cette phrase dans laquelle la Bruyère donne la supériorité aux femmes en ce qui concerne le genre épistolaire : « Ce sexe va plus loin que le nôtre dans ce genre d'écrire. »

(Jura. Brevet supérieur. Aspirantes, 1890. — Manche. Brevet supérieur. Aspirantes, 1891).

La Bruyère a dit de la Fontaine : « Il instruit en badinant, persuade aux hommes la vertu par l'organe des bêtes, élève les petits sujets jusqu'au sublime. » — Discutez ce jugement, justifiez votre approbation au moyen d'exemples empruntés au fabuliste.

(Vosges. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1891.)

Quelle est l'originalité du discours de réception de la Bruyère à l'Académie? Le comparer aux discours de Fénelon et de Voltaire.

Étudier le discours à l'Académie de la Bruyère en le rapprochant du chapitre des Ouvrages de l'esprit, et montrer qu'il y a parfait accord, dans ces deux morceaux, entre les théories et les exemples.

Comparer les jugements portés par la Bruyère sur les écrivains de son temps (Ouvrages de l'esprit et Discours) aux jugements exprimés par Voltaire dans le Siècle de Louis XIV, chapitre XXXII.

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