C. de Litt. — La Bruyère obsepvateur et peintke
BIBLIOGRAPHIE
TEXTES
Édit. Chassang (Garnier), Hémardinquer (Delagrave), Rébelliau et Servois (Hachette).
LIVRES
Allaire. — La Bruyère dans la maison de Oondé; 2 vol. in-8°, Didot, 1886; p. 296 à 298.
Caboche. — De la Bruyère; Joubert, 1844, in-8° de 70 p.; p. 13 à 28.
Damien. — Étude sur la Bruyère et Malebranche; Durand et Pédone- Lauriel, 1866, in-8<>; p. 12 à 14, et 28 à 33.
Faguet. — Les Grands Maîtres du dix-septième siècle; Lecène, 1885, in-12; p. 178 à 183.
Fournier (Éd.). — La Comédie de la Bruyère; Dentu, 1866; p. 70 à 216.
Janet. — Les Passions et les Caractères dans la littérature du dix-septième siècle; Calmann-Lévy, in-12, 2e éd., 1888; p. 173 à 176, 181 a 192, 198, 200 à 209, 212 à 219, 245 à 250.
Pellisson. — La Bruyère; in-8°, Lecène (Classiques populaires), 1892 ; p. 38, 48 à 51, 90 à 104, 106 à 111, 114, 119, 122 à 133, 143 à 152, 159, 165, 177, 178, 185 à 187, 192 à 195, 219 à 224.
Prévost-Paradol. — Études sur les moralistes français; Hachette, in- 12, 3e éd., 1880; p. 189 à 200, 206, 207.
Sainte-Beuve. — Causeries du lundi; Garnier, in-12; TI, 5, 6, 240; III, 206, 207, 321, 322, 325 ; V, 360 ; IX, 198, 199; XI, 2, 3.
— Portraits littéraires; Garnier, in-12; t. Ier, p. 395, 399.
— Nouveaux Lundis; Calmann-Lévy, in-12, 1863; t. Ier, p. 123. Taine. — Nouveaux Essais de critique et d'histoire; Hachette, 3e éd.,
1880, in-12; p. 36,37,40,47.
Vlnet. — Moralistes des seizième et dix-septième siècles; 1859, in-8°; p. 236 à 242, 252, 253, 2541.
i. Sur la société au xvne siècle on consultera avec réserve, mais non sans profit, les livres de V. Cousin, Mme de Sablé, la Société française au dix-septième siècle d'après le « Grand Cyrus », et Rœderer, Mémoires pour servir à l'histoire de la société polie*
JUGEMENTS
Il s'attache trop à peindre les individus, lors même qu'il traite des plus grandes choses. Ainsi dans son chapitre intitulé Du Souverain ou de la République, au milieu de quelques réflexions générales sur les principes ou les vices du gouvernement, il peint toujours la cour et la ville, le négociateur et le nouvelliste. On s'attendait à parcourir avec lui les républiques anciennes et les monarchies modernes, et Ton est étonné à la fin du chapitre de n'être pas sorti de Versailles.
Suard, Notice sur la Bruyère.
La Bruyère est venu dans le moment le plus heureux pour faire des portraits de mœurs et de caractères.
De Féletz, Jugements historiques et littéraires.
La Bruyère ne nomme pas ; mais, plus véritablement satirique que Boileau, ce n'est pas à quelques mauvais vers qu'il s'attaque et à quelques pauvres auteurs décriés, c'est aux mœurs, à la société. Il ne nomme pas, non, mais il donne au public le plaisir de reconnaître, et à ses victimes la douleur et la honte d'être reconnues... Gomme tout grand écrivain, la Bruyère a peint l'humanité en peignant ses commensaux, ses voisins et ses amis. Mais sous le costume qui passe, l'homme qui ne passe pas se fait reconnaître. On voit le jeu des muscles, on sent battre le cœur, la vie est là. Il y a longtemps que la Bruyère serait oublié s'il n'avait été que le plus spirituel pamphlétaire de son siècle.
De Sacy, Variétés littéraires, morales et historiques; Perrin.
Le chapitre de la Cour et celui des Grands, qui le suit, étonnent par la liberté avec laquelle la Bruyère parle de la cour et de la vie qu'on y mène. Il n'était pas le seul à parler ainsi. On sentait déjà ce qu'était cette domesticité brillante et vile. D'ailleurs, en disant du mal de la cour, on ne déplaisait pas au monarque, surtout si l'on avait soin de le louer, ce que la Bruyère fait avec une exagération qui peine. La fin du chapitre du Souverain est un éloge de Louis XIV, présenté d'une manière indirecte, qui donne plus de grâce à la flatterie.
Les principaux éléments du siècle de Louis XIV apparaissent dans ce tableau. Ils y sont présentés dans une classification complètement effacée aujourd'hui. Ce sont les gens de cour, les bourgeois, les hommes de finance, les hommes de robe, les gens d'Église, et, tout au fond, le peuple; tout cela formant un corps dont les membres n'étaient point liés ensemble, et dont la seule unité centrale et véritable était la personne du monarque.
Yinet, Moralistes des seizième et dix-septième siècles, Fischbacher.