‹ Cours de littérature française (volume 4)Chapitre 43 sur 44 · Troisième partie · texte numérisé non relu

Troisième partie

PREMIÈRE LEÇON

Esquisse générale du Cours pendant la première partie de cette année.— Revue de la critique littéraire au dix-huitième siècle. — Productions originales, nées de l'esprit nouveau de celle époque. — Application de la littérature aux affaires. — Mirabeau, — - point de vue sous lequel l'éloquence politique sera considérée eo France et en Angleterre. 55C

DEUXIÈME LEÇON

Digression sur le caractère général de la critiqne. — Époque et forme de la critique dans l'antiquité grecque. — In~ tluenceilc l'imitation et de l’analyse sur les lettres romaine».— Comment la littérature ancienne sc rédtmi.Là la critique,— Renouvellement des idées par le christianisme. — Age nouveau de la critique, après le Dante. — Renaissance du goût en Italie. — Enthousiasme littéraire du seizième siècle. — Haute critique dans le siècle de Louis XIV. — Son influence ü le aieele suivant. 5-S

TROISIÈME LEÇON

Etude de l’antiquité trop négligée dans le dix-huitième siècle. — Infériorité de la critique littéraire sous ce rapport. — Exceptions honorables. — Thomas. — Barthélémy.— Caractère général de l'éloquence de Thomas.— Quelques remarques sur le» Eloges académiques. — Supériorité de Thomas dans la critique. — Examen de V Essai sur /en F.lnq e*. — lacune dans cet ouvrage. — Résumé sur le caractère et le talent de Thomas. 35Q

QUATRIÈME LEÇON

Barthélemy. — Anecdotes de ses premières années. — Ses vastes éludes. — Plan de son ouvrage sur la Grece. — Beauté réelle du sujet.— Inconvénient d’un cadre fictif. — BapprtM-hement de Barthélemy avec des écrivains de nos jours. — Faux goût plus fort que son érudition. — II ramené tout lui Idée» françaises, an lieu de wnienrr l'originalité grecque. — Principales partie de son ouvrage. — Parallèle entre un récit de Aénophon et TTn récit de Barthélemy. — Mérite durable du Voyage d‘ Anackarsit. B5Q

CINQUIÈME LEÇON

Quelques rootseneoresur le Voyage d‘ Anacharsis. — Point do vue de l'auteur, dans le jugement du théâtre grec.— Conforme à l'opinion de Voltaire. —Objection â cet égard . — Forme libre et variée delà tragédie grecque. — Fausse critique de latragédic d'Alceste. — Rapprochement d’un passage d’Euripide et d’un passage de Sbakspeare- —

"20 TABLE DES MATIÈRES

Imitation du théâtre grec dans te dix-huitième siècle.— Ducis. OEdipeches Admète, pièce grecque trop francisée. — Phi toc tète de La Harpe. 307

SIXIÈME LEÇON

Critique française appliquée à la littérature étrangère.— Pourquoi nulle dans le dix-septicmc siècle. — Innovation de Voltaire àcet égard. — Objet et caraclèredesa critique. — Sa première opinion sur Shakspeare. — Autres tentatives de critique étrangère, superficielles et bornées. — Turgot. — Ses mes sur la poésie allemande. — Changement du goût public.— Traduction de Shakspeare.— Indignation de Voltaire. — Examen de ces deux opinions sur Shakspeare. — Imitations de Shakspeare par Ducis. — Digression, anecdotes sur le caractère et l'originalité «le Ducis. — Forme de ses imitations trop régulière, trop classique, dans le sens vulgaire du mot. — Vrai génie du drame anglais manqué par lui. — Parallèle de son Macbeth avec celui de Shakspeare. 374

SEPTIÈME LEÇON

tîrand nombre des écrivains critiques au dix-huitième siècle. —Ouvrages trop connus pour être analysés. — Littérature trop artificielle, et partant uniforme. — Exceptions â cc caractère. — Bernardin de Saint-Pierre. — Rapport que jw vie présente avec celle de Rousseau. — Son enfance rêveuse. — Ses premières études interrompues par uu voyage à la Martinique. — Ses plans chimériques.— Scs voyages en Hollande, en Russie, en Pologne, en Saxe. — Sa pauvreté. — Son projet de civiliser Madagascar. — Son séjour à l’Ile-de-France. — Sa description de celle colonie. — Ses aventures, ses malheurs, source de son talent original. — Quelques mots sur son caractère. — Anecdotes à ce sujet. 383

Caractère poétique des ouvrages de Bernardin de Saint- Pierre.— La poésie avait-elle manqué au dix-huitième siècle? — Distinction à ce sujet. — Poésie pittoresque et religieuse; puissance qu'elle a sur les âmes. — Du genre descriptif considéré comme un progrès inconnu aux anciens. — Défaut de plan dans les Etude $ de la ,Vo/wre. — Eléments du génie de l'auteur, l'observation de la nature et l'iutitation des anciens. — Nouveauté de ses images, et forme antique de sa langue. — Ses théories de bonheur et de perfection sociale. — Les trois âges d'or. — Attaques deBernardindcSaint-Picrrecontrerancienne société. — Résumé général de ses vues, soit chimériques, soit pratiques. — Rapprochements de son style et de celui d’Amyot ; citations. — Motif de cette longue analyse. — Adieux h la pure littérature. ’ 390

NEUVIÈME LEÇON

Etat de la littérature au moment où elle devint toute polémique. — Progrès général des esprits Voltaire avait

donné l’exemple de l'application des lettres aux affaires. — L’examen porté sur les institutions religieuses. — La Chalotais; Monclar. — La suppression des jésuites accroît l'autorité des parlements. — Esprit de réforme porté sur la procédure criminelle. — Intérêt nouveau de ces questions.— Scrvan; Dupaty. — Esprit de réforme politique.

» — Maleshcrbes. — Débat judiciaire et politique tout ensemble. — Le parlement Maupcou ; Beaumarchais. Mérite singulier de ses Mémoires. — Résume^ — Toute la littérature de cc temps aboutit vers la tribune. 399

DIXIÈME LEÇON

Considérations générales sur l'éloquence politique. — Caractère particulier de l'éloqucncepolitiquechezlesmodernes, et surtout eu France. — En quoi elle diffère de la tribune antique. — La Grèce. — Rome. — Puissance de l’improvisation.— Exemple rapporté par Cicéron. — Vie périlleuse

des orateurs. — Admirable peinture qu'en fait Cicéron. — Cet état presque habituel de la république romaine se retrouve dans nos troubles civils. — Une séance du sénat romain. — Caractère politique de l'éloquence chrétienne dans les premiers siècles. — Résumé. 407

ONZIÈME LEÇON

L’éloquence politique placée moins haut par Cicéron que l'éloquence judiciaire. Pourquoi. — Rareet tardive chez les modernes.— Elle n'a longtemps d'autre asile que les conciles. — Anciens états généraux de France.— Parlement d’Angleterre. — Vicissitude de la constitution anglaise. — Epoques diverses du parlement. — Epoques scolastique et religieuse. —De l'éloquence de Cromwell. — Première époque toute politique. — Portrait de Bolingbrokc.— Windbam. Walpole. Pulteney. — Citations. — - Résumé. 415

DOUZIÈME LEÇON

Unité du suiet dans cette leçon. — William Pitt. — Détails sur son éducation et sa jeunesse.— Caractère de son éloquence; sa lutte contre Walpole.— Vie parlementairede William Pitt. — Ministreen 1 750, et, de nouveau, en 1 757. — Exempled’une élévation indépendante de l'aristocratie et de la cour. — Glorieuse administration de William Pitt . — Sa retraite. — Fcrmetédeses principes. — Refuse plusieurs fois le ministère.— Rentre dans les affaires en 1700. —Est créé lord et vicomte de Chatam. — Courte durée de son ministère. — Son opposition aux rigueurs exercées contre les colonies d'Amérique. — Sa haute prévoyance. — Ses discours aux différentes époques de la.îguerrc d’Amérique. — Ses dernières paroles à la chauftre des pairs. — Sa mort. — Honneurs rendus à sa méritoire. — Parallèle de cette mort d'un- grand ministre dans un Etat libre, avec celle de Richelieu et de Mazai-in. 413

TREIZIÈME LEÇON

Orateurs contemporains de lord Chatam. — Importance des événements; vivacité des débats.— Monuments de cette époque. Comment on peut les ctudier.— Burke. Détails sur le début de sa carrière et sur sa fortune politique. — Eloquence irlandaise.— Fox. flls de lord Holland ; et Pitt. fils de lord Chatam. — Education de Fox; sa jeunesse; son début dans le parlement. — Opposition contre lord Nortb. Wilkes. Burke. Fox : citations comparées. — Education de Pitt. — Lettres que lord Chatam lui écrit sur ses études; réflexionsà cc sujet. — Commencement de la lutte entre Fox et Pitt. * — Elévation prématurée de Pitt. 431

QUATORZIÈME LEÇON

Encore l'éloquence politique. — Intérêt et difficulté de cet examen. — Etude simultanée de l'éloquence et de la constitution anglaise.— Science politiquçde Pilt; principe de son éloquence. — Son attachement aux loisdeson pays.

— Nouveaux détails sur le des Indes. — Victoire légale de Pitt.— Autre débat c«6fcre sur la Régence. — Citations comparées «les discouN de Pitt et de Fox. — exemple mémorable de la force de la constitution britannique.—Faiblesse de la monarchie de France à la meme époque. — Première tentative de réforme. — Mirabfcau.-*-Puissancc irrésistible de la révolution. 442

’ QUINZIÈME LEÇON

Considérations sur le caractère général de P Assemblée constituante.—Faux point de vue des contemporains; grandeur réelle de l'assemblée. — Mélange d'abstractions et d'activité toute-puissante. — Différencedocette assemblée et du parlement britanuique de 1640 et 1688.— Prédominance de Mirabeau, et pourquoi.— Trait distinctif de sa politique.— Principaux débats auxquels il prend part.

— Victoires de son éloquence. — Tâche impossible qu’il entreprend ; sa mort. — Dernières réflexions. 451

TABLE DES MATIÈRES

SEIZIÈME LEÇON

Modération et affaiblissement «le l’Asscmblée constituante.

— Mira boa o non remplacé. — Caractère de la parole dans 1rs assemblées qui suivirent. — Trait» dislinctils de quelques orateurs.-— Brièveté de cet examen. — Considérations nouvelle» sur l'Angleterre, par rapport aux troubles mil» île la France. ---Situation «les partis politique» anglais ; comment ils fui ent affectés par la rév olutiou Iranraisc. — Explication de la conduite de Pin.

— Germes de division dans le parti uhig. — Burkc,

Shrridan. Fox. — Premiers signes de dissentiment."^ Débat mémorable; rupture solennelle entre Fox et Burkc. — Conséquences de cet événement. 457

DIX-SEPTIÈME LEÇON

Influence do la constitution politique sur l'éloquence itnliriaire — Eloquence judiciaire des Anglais.— Motif» de cct examen. — Procès politique porté devant la chambre des tord». — Affaire de Ilastinfts, gouverneur de l'Inde.,— Discoins dcShcridan à la chambre des communes pour appuyer racnis.itimi. — Forme de la poursuite. — Disrnitra du Shcridau et de Burkc devant la chambre dâ lord». — Procès civils et criminels devant le jury. -— Erskinc. — Esquisse de scs opinions et de sa vie. 460

DIX-nUITIÈME LEÇON.

Digression apologétique. — Quelques détails eucorc sur les procès politiques. — Circonstances du procès de tord Melville.— Carartèrc du barreau anglais.— Causes priaripa les plaitlée» par Erskine devant le jury, — Alliance rein arquablc, flans cct orateur, de l'esprit Je liberté et du sentiment religieux. — Sa défense des Droitidel' homme, <lc Thomas Pa^nc. — Sou accusation contre T.-joe de '.yn, du meme auteur. — Autre procès de liberté TTpressc. — Affaire de Napoléon contre Pelletier. — — llackintosh. avocat de Pelletier. — Portrait de cetorateur célèbre. — Citation. — Résultat du procès. 474

DIX-NEUVIÈME LEÇON

VINGT-DEUXIÈME LEÇON

Etal des lettres dans les années qui suivirent la révolution.

— Entrave au mouvement des esprits.— Littérature critique et traditionnelle.— Travail remarquable deChénier — sur cette époque. — Talents originaux diversement influencés par le souvenir de la révolution. — M“r de Staël. "*•

— M. de Maistre. — Traits généraux du caractère et du.»" talent de Mme de Staël.— Ses premières années. — Supériorité de son génie. — But élevé de tous ses ouvrages.'

— Sa lutte contre l'esprit despotique de l’empire. 506 :

VINGT-TROISIÈME LEÇON

Caractère politique de l’ouvrage de M"* de Staël sur l’Aile- \ magne.-— En quoi opposé au despotisme.— Perfectibilité j sociale plus vraie que la perfectibilité littéraire. — Les \ (’omidêi aliotu »ur la ftérolution française. — Du » reproche de partialité fait à cct ouvrage.— Grandes beautés historiques.— Sagacité politique. ^-Elévation du sentiment moral. — De la doctrine opposée. — M. de Maistre.

— Liaison systématique de ses livres. — Lc% Soirees de Saint-Pélerêbourg. Jugement sur cet ouvrage. 514

VINGT-QUATRIÈME LEÇON

Examen des doctrines politiques deM.de Maistre. — Publicistes theocratiques sous l’empire; événements qui favorisaient leur théorie. — Le livre du Pape ; côté faible de cet ouvrage; défaut de sériruxet de foi. — Réflexions sur le talent de l'auteur. — Résumé sur la littérature du commencement de ce siècle, dans ses rapports avecl'âge

K recèdent, soit qu’elle le répète, le continue ou le comatte. — Esquisse sommaire des principales productions; caractère des nouveaux talents. — Conclusion du Cours 391

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