‹ Cours de littérature française (volume 3)Chapitre 25 sur 32 · PI80N · texte numérisé non relu

PI80N

Céftar sera puni.

TIBÈRE

Qui l'accuserait?

PISON

Moi, Ses ordres à la main. Je les ai.

TIBÈRE

Téméraire !

Vous les avez gardés ?

PISON

Je connaissais Tibère.

Enfin , mêlant la critique à Tadmiration , je reviens au dénoûment de Touvrage, à la dernière scène. Elle est sans doute d'un grand effet théâtral : Tibère, le sénat, Âgrippine et le fils de Pison en présence. Mais de cette violence faite au caractère principal, à celui d'Âgrippine, sort rincident le plus singulier et le plus faux. Lorsqu'on annonce au sénat la mort de Pison , lorsque Tempereur se croit en sûreté par la disparition de son complice , lorsque le sénat, d^ans un silence hébété, attend ce qu*il faut décider, ce qu'il faut croire, Cnéius désespéré, ayant avoué le crime de son père , Agrippine tout étonnée défend la mémoire du meurtrier de son époux. Cette confusion est vraiment étrange dans un tel sujet.

TIBÈRE

D'un crime , je le sais , Pison fut incapable.

Page 1