T„ = PH
lorsqnc l'on réduit par la pensée, jusqu'à les annuler, les termes :
Le travail THtoMQVEVvvT disponible d'une chute d'eauest donc exprimé par le produit de sa hauteur et de son débit en poids pendant l'unilé de temps {'). Cette formule constitue la première approximation dr la valeur vénale de la chute; aperçu qui pourra, bien entendu, se modifier dans chaque cas, d'après diverses circonstances relatives à la nature de l'emplacement , à la proximité des approvisionnements et des débouchés, aux voies de communication, etc. Le produit PH n'est pas rigoureusement constant d'une saison à
(■] Je citerai, i i»t égard, quelques eicmplcs parmi les plus remarquables.
A SchalTouse, on ■ pereé. en amont de la chute du Rhia, un puits suivi d'un tunne qui aboutit en aval de la cascade. Ti'ois turbines ^ recueillent une force de 660 chetaui.
La chute de Honlmoreney, i 11 kilomitres de Québec, présente uneluuteur rerticile de 80 mètres et une force de pi^ de OOO chevaui. Elle est utilisée pour la production de la lumière électrique, k l'aide d'une turbine animée d'une vitesse de 610 toort pn* minute {La lumière iltctnque, l. XIX, p. 180).
L'élablissement hydraulique de Dcllegarde. à la |ierte du llliAne, comprend une tranchée de 175 méti-ea de lonf^eur sur là métrés de large. On y a uiili^, k l'aide de turbines Jonval, une force de 37S0 chevaux, qui ne représente guère que le tiers de la puissance disponible {Complet reiidui de t' Académie dei eciencef, avril 1883, p. 1031. — TheEngineer. 1- volume de 1874).
La rivière Connecticut est tra«ei-sée, i Holyoke, par un barra^ déterminant une chuif de 18' .30 sur laquelle divers établissements industriels utilisent une force de ISOOO chevaux durant le jour et SWO pendant la nuit {Parle feuille économique dn madiina, de l'outillage et du malériel, 3' série, t. VIII, p. 17}.
On a formulé, en ce qui concerne ta chute du Niagai-a, des projets encore plus gigantesques. On estime à sept millions de chevaux la puissance disponible de celte catancle {Lumi^e électrique, t. XVIII, p. 142).
Tautre, mais il se modifie moins cependant que chacun de ses deux facteurs en particulier. Ceux-ci varient, en effet, en sens contraires Tun de l'autre. Si nous partons des valeurs observées au moment de Yéliagey le débit P augmentera quand surviennent les crues. Le niveau se relève donc à la fois dans le canal de fuite en aval, et sur le déversoir en amont. Mais la vitesse est grande en ce dernier poipt, et la lame d*eau y reste toujours mince. Sa faible épaisseur ne peut donc subir que des accroissements insignifiants. Au contraire, le canal de fuite doit être profond, afin que la grandeur de la section ait pour effet de réduire, d'après l'équation de continuité, la vitesse », qui forme l'un des termes négatifs de la formule (75). Ce bief éprouve, d'après cela, des variations en rapport avec son épaisseur. 11 se relève, par suite, plus que le niveau supérieur, et la hauteur II qui les sépare se trouve diminuée, confonnément à l'énoncé.
148 — Il est important de reconnaître comment on pourra se rapprocher le plus possible de la puissance théorique PH, c'est-àdire obtenir le maximum du rendement X, qui a pour expression générale :
(76) X= JL = 1- "•' + ^^-"