i^ + ^')''Ap = o,oi(im{-+^)x,P
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Nous modifierons donc l'équation (83) cii représentant par T" le travail des autres influences secondaires, et écrivant :
'^='\^-^b^wi^-^T)]\-''-
Nous trouvons dans cette formule de nouveaux motifs de cherchera réduire Tj, et, en même temps, de ne pas trop diminuer l'épaisseur
e de la lame d'eau. On a vu le rendement ~ de roues de côlé bien
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établies s'élever jusqu'à 0,90. Cependant il dépasse difficilement
0,70 et s'abaisse fréquemment à 0,65.
168 — Roue Sagebien. — Dans la roue Sagebien (fig. 93), appelée aussi roue siphon ou roue vanne (*), rinventeur s'est proposé de modifier le type normal de la roue de côté, de manière à pousser aussi loin que possible la réduction du terme tj (éq. 84), spécialement pour les faibles chutes dont cette hauteur risquerait de devenir ime fraction trop importante. On est arrivé, en effet, à utiliser, avec ce dispositif, des hauteurs de chute absolument minimes, de 0",30 par exemple, bien qu'elles puissent, dans d'autres cas, s'élever jusqu'à 2™,50.
La réduction de r^ a pour conséquence celle de v^, et, par suite, celle de la vitesse u, qui lui est nécessairement inférieure. Cette donnée s'abaisse, avec la roue Sagebien, jusqu'à 0™,70 ou 0™,60. Dans ces conditions, la vitesse perdue Y se réduit presque à rien, car on ne saurait perdre beaucoup sur une vitesse v^ déjà si faible.
Grâce à une inclinaison analogue à celle du Kropfrad (fig. 92), mais inverse quant au sens de la rotation, les aubes descendent dans l'eau d'amont presque verticalement, en la découpant en tranches sans qu'elle change, pour ainsi dire, de niveau. Ce n'est que peu à peu qu'elle s'abaisse par la rotation des aubes, et sans agitation ; à tel point que l'on a vu des courants, stratifiés en amont par la superposition d'eaux claires ou troubles, présenter encore le même Caractère après avoir traversé la roue.
L'épaisseur de la lame d'eau est considérable, et hors de comparaison avec celle que nous avons indiquée pour la roue de côté rapide. C'est précisément afin de compenser l'influence de la lenteur. Sans cela, en effet, cette allure aurait pour résultat d'exagérer l'importance de la perte d'eau à travers le jeu, si la valeur relative de ce dernier devenait notable. On arrive ainsi à débiter, malgré cette lenteur caractéristique, 0°',6 à 0"',7 par mètre de largeur et par seconde.
{*) Sagebien. Expénences sur la roue hydraulique Sagebien, 4^fi(î, in-8«. — Sagebien, yotiee sûr la roue Sagebien, Lacroix, 1806. — Ti-esca {Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, 2" série, t. XVU, p. 193). — Tresca (Annales du Contervaloire, L VU[. p. 654). — Leblanc et de Hennezel (Annales des Ponts et chaussées, t XV, 1858). — Laflinear. Traité de la construction des roues hydrauliques, 1867. ~ Comptes rendus de V Académie des sciences, LXXXVI, 1308. — Vigreux. Théorie et pratique de Vart de t ingénieur, série D, p. 204. — Dwelshauvers-Dery (Hevue uni-
Une telle épaisseur s*oppose à ce que Ton adopte une inclinaison capable de faire entrer les aubes dans l'eau tout à fait verticalement. Elles présenteraient alors une tendance trop marquée à relever le liquide au moment de leur émersion. On adopte un terme moyen entre ces deux points de vue, en disposant les aubes sous un angle de 45 à 50 degrés par rapport à la surface de Teau, à leur point d'entrée. La pente reste alors assez prononcée ù la sortie; mais, grâce à la lenteur du régime, le liquide a le temps de s'écouler sur ce plan incliné, au fur et à mesure que le relèvement tendrait à se produire.
On a soin de terminer les aubes par de petites aubettes effacées en arrière du mouvement de rotation, dans le but de ne pas présenter de surfaces mobiles sous un angle aigu qui risquerait, à la moindre irrégularité, d'amener des arc-boutements et des ruptures.
M. Sagebien est arrivé ainsi à constituer un excellent récepteur qui est, entre tous, celui pour lequel on a observé les rendements les plus élevés. On a cité exceptionnellement le chiffre de 0,93; et l'on peut arriver facilement à ceux de 0,85 et 0,90. Il ne faut pas toutefois perdre de vue, par compensation, que la grande lenteur de ce récepteur risquera d'exiger, pour la réalisation d'une allure convenable des opérateurs, un supplément d'engrenages dont les résistances passives devront entrer en ligne de compte. *
169 — Roue Slraubb. — La donnée de ce moteur (*) est à peu près la môme que celle de la roue Sagebien, avec cette diflerence que l'on y réalise rigoureusement l'émersion verticale de l'aube à sa sortie du liquide. Concevons, à cet effet, une circonférence concentrique à la roue et exactement tangente à la surface libre de l'eau d'aval, et prenons, pour profil des aubes, des développantes de ce cercle. Il est de la nature de ces courbes de rester normales à la tangente horizontale de leur développée, dans toutes les positions que leur fera prendre la rotation. On peut, en raison de cet avantage, mener ce récepteur un peu plus vivement que la roue Sagebien.
verselle des minei et de la mélallurgie^ i*' vol. de 1874, p. 8). — Hirsch (Rapports du Jury internalional sur V Exposition de 1878, groupe VI, cl. 54, p. 550).
(*) Notes de G. Richard au Manuel de la machine à vapeur et des autres moteurs de Raiikine, p. 611.