‹ Cours de machines (volume 2)Chapitre 61 sur 117 · VITESSE · texte numérisé non relu

VITESSE

SURPRESSION

RAPPORT

Mètres par seconde

ohsk:kvations

Millimètres

DES PRESSIONS

de mercure

Grands vents.

im '

Petits hauts>foumeaax.

Grands hauts-fourneaux.

Appareils Bessemer.

On déduit de là, pour un gaz parfait quelconque, V équation de Weissbach (*) :

(54) u = )/^gkEc(t^ — U)

= 108,292 v^c (fi — <,).

Il viendra, en particulier avec l'air atmosphérique :

Nous voyons, par exemple, qu'une différence d'un seul degré centigrade donne naissance à une vitesse de plus de 44 mètres par seconde, égale à celle des plus grands ouragans.

On peut également exprimer la vitesse en fonction du rapport des pressions. Nous avons à cet effet la relation (25) :

Hï)

II vient par suite :

^=kcEU l 1 —

ou, en effectuant, pour un gaz quelconque :

u = m,mJcJ{-l^

et, en particulier, avec l'air atmosphérique (') :

vM*-?)'

(*) De ^SaÎDt- Venant et Wantzel. Journal de V École Polytechnique ^ t. XVI, p. 102. — Weissbach [îngenieur und Maêchinen Mechanik, 1855, t. I, p. 821. — Vorlaufige Blittbcilungcn Ober die Ergebnisse verglischender Vei^udie ûber die Aûsflùss der Lûft ùnd des MTasscrs ûnter hobem Drucke. Civil Ingénieur ^ t. V, p. 1). — Grashof. Ucbcr die B(*wegun^ der Gase im Behamingszustande in Rôhrenleitungcn ûnd Kanalen. Zeit- Bchrifl des Yereinê deuiêcher Ingenieure, t. VII, p. 243, 280.

(*] Les trois hypothèses que nous venons d'envisager ne se rencontrent pas avec

Pour comparer, sur un exemple effectif, le mode adiabalique avec celui du mouvement isotherme, supposons de nouveau :

Il vient alors :

La nouvelle vitesse est donc , dans ce cas , inférieure de 5 7' environ à celle de l'écoulement isotherme (*). Quant à la température finale, elle aura pour valeur :

i, =:iJlj = 245%37.

Il se produit ainsi une chute de température de 54*^,63 ; le thermomètre usuel tombant de 27 degrés au-dessus de la glace fondante à 27^,63 au-dessous.

une ri^^eur absolue dans la pratique. Les conditions réelles d'un écoulement efTectit sont toigours plus compliquées, et ti'op mal définies pour que Ton puisse espéi^er une solution complètement exacte. On en sera quitte pour se contenter d'appliquer celle des trois formules (32, 33, 34) qui paraîtra devoir s'en rapprocher le mieux chaque fois. On se ti'ouvera d'ailleurs guidé pour ce choix, si l'on fait attention que la première suppose que le gaz est refroidi par des moyens extéiieurs, la seconde qu'il est réchauffé, la troisième qu'il ne subit aucun échange de chaleur. Les circonstances de l'expérience se rapprocheront nécessairement davantage de l'un de ces trois types que des deux autres. Bien souvent les phénomènes sont si rapides, qu'ils se prêtent difficilement aux échanges de chaleur. Aussi la formule de VYeissbadi est-elle de l'usage le plus fréquent.

(*) On trouvera dans la Nouvelle Mécanique indtutrielle de M. Pochet (p. 400} une table numérique très détaillée des diverses vitesses d'écoulement que prend Tair suivant les variations de la température et de la pression.

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