‹ Cours de machines (volume 2)Chapitre 68 sur 117 · APPLICATIONS · texte numérisé non relu

APPLICATIONS

31S — Tuyauterie d'air comprimé (^}. — L'emploi de l'air comprimé f) 9c répand de plus en plus dans les mines, en raison des racilités qu'il présente. Une telle installation comprend : 1' une machine patiive, ou compresseur, commandée par un moteur direct, hydraulique ou à vapeur, et destinée à mettre l'air en tension (chap. XIX); 2" une tuyauterie pour permettre à ce dernier de franchir la distance qui sépare les deux appareils; 5" une machine active, ou ri'cepleur à air comprimé (chap XX), actionnant l'engin quelconque que l'on désire mettre en jeu.

.\ttachons-nous, en ce moment, ;i rechercher l'influence exercée spécialement par la tuyauterie. Nous aurons pour cela deux questions à envisager : 1° la chute de pression qui se produit dans la conduite; 2" la perle réalisée sur le travail dépensé.

La chute de pression h que détermine un parcours de longueur t est déterminée par la formule (59) :

A = R -J awt.

!') Ililon de la Goupilliâi-c. (jmri d'Exploitation de» minet, 1. 11, p. 386.

(1 Slockalp«r. Eipéiienecs au Saiiil-fiolhard sur l'écoulement de l'air comprimé en loiipjei conduites mélalliqucs. Revue uiiivenelU det mines et de la métallurgie, ï* série, I. VII. p. 357. — Trojcl de dislrihulion de la Torcc de ISUOO clicraui par liir (nmpriinù à Binniiigliaiii. t'iéaie civil, t. IX, p. 4S4. — TransinissioD par l'air onnprimè. Portefeuille économique det machinet ifOppeiiHami. |g)G. p. l'Jl. — Moniiicr. Conduilet de diMlribulioa de goi, cliei Baudry. — Jules lloucdiii. Transport de l'énergie par l'air comprinié. Im Lumière électrique, I. XX, p. 19tl.

IlorlngcspncuinaliqucsdclavilIcdePai'ls.aclionnécspar riisineccnlraledcUM. l'opp «tResch, à Pantin.

{'; Ou de l'air rarclit, d'après une idée qui remonte i Denis Papiii {Actes det mvanli (fr I.'ipsjcit.tOSS). et qui a élé appliquée sur une grande échelle pour l'ci traction des miiHs i Épiiiac.

On a, de plus (10), en désignant par p le rapport de la pression du compresseur à celle de l'atmosphère, que nous supposerons normale pour fixer les idées : p^ = 10336 :

Il vient d'ailleurs (n** 75), en désignant par D le diamètre du tuyau :

JL — A

On peut donc écrire :

ou, en effectuant (*) :

, 4Bpo uHp

Quant à la chute proportionnelle de pression, elle sera :

Bx/tt*

Bx/w»

0 pv

(*) Il ne sera pas inutile de rapprocher de cette fonnule, celle qui a été déduile dos expériences exécutées au percement du tunnel du Mont-Cenis (Rrvitc univej'gelle de* mines et de la métallurgie, i^ série, t. lY). Elles ont, à cette époque, fourni lexpi*ession :

La température n'ayant jamais dépassé 29»,5 nous pouvons admettre f = 500. Quant à

la pression, elle était de 7 kilogrammes par centimètre carré, ce qui suppose p = 6,771

La formule ci-dessus devient par là :

uH 0,0H79^,

et diffère peu, comme on le voit, de la précédente.

Des écarts de cet ordre n'ont d'ailleurs pas lieu de surprendre dans cette mati(Te encore imparfaitement connue. « I^es formules relatives à l'influence des conduites a ne doivent être prises que sous bénéfice d'inventaire. La loi empirique sur laquelle « elles sont fondées, vraie pour certains cas, n'offre en effet aucune garantie de gèné- « ralité. Il est donc bon do n'user qu'avec circonspection de ces équations. > (Pernolet. L'air comprimé, p. 49).

ÉCOULEMENT D'IIN GAZ DAHS UN TDVAU. 475

En désignant par V le volume d'air comprimé qui est transmis par seconde :

on

pourra écrire

ou

en elTectuant

Si nons admettons comme température absolue, / = 300 : -= 0,00000027315-^, c'est-à-dire par kilomètre, en faisant I=i0(i0 {') : — = 0,00027513-^-

(') tlrprcnons l'ciemple du Mont-Cenis, en complëtanl les données de la manière I* diamt'tre des ronduiles litait ;

lin envoyait 5 inélrcs cubes par mioutc, d'où:

v=o.oKîr..

(m troure ainsi ;

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