‹ Cours de machines (volume 2)Chapitre 76 sur 117 · DES RENDEMENTS · texte numérisé non relu

DES RENDEMENTS

à pleine pression

Po

ta'

à pleine pression

et à détente complète

La troisième colonne suppose une température ambiante de 20 degrés (l\ = 295), et fournit alors les valeurs de la température finale usuelle V\ — 273. La quatrième fait connaître le rendement théorique. Enfin la cinquième est destinée à faciliter la comparaison des deux modes d'action, en présentant le rapport des rendements relatifs à la pleine pression et à la détente complète.

On reconnaît facilement que la diminution d'efficacité est surtout sensible avec les pressions élevées. Quant à la température d'échappement, si on la compare à celle qui est fournie par la quatrième colonne du premier tableau (p. 548), Ton voit qu'elle subit un abaissement beaucoup moindre. Néanmoins la valeur reste encore tellement inférieure à celle de la glace fondante que, sous ce rapport, l'avantage reste sans résultat pratique.

353 — Marche à délente partielle, — La marche avec détente

partielle constitue un intermédiaire enire les deux modes précédents.

Nous désignerons par t, la température absolue initiale. Elle tombe à t, avec un rapport de pression p,, puis elle achève de s*abaisser à t, dans l'échappement, avec une seconde chute de pression p,. Les deux premières températures sont reliées par l'équation (25) :

qui représente la détente adiabatique; et les deux dernières par celle qui a été établie ci-dessus pour la théorie de réchappement (p. 550) :

On a d'ailleurs pour le travail total (éq. 42) :

il'

c'est-à-dire :

OU, en effectuant :

rr

Telle est la formule la plus générale du travail que l'on peut théoriquement retirer d'un moteur à air comprimé (*).

(*) On remarquera que cet air est supposé parfaitement sec. Dans la réalité, la présence de la vapeur d'eau exige certaines corrections qui ont été envisagées par M. Mallard dans son excellent mémoire déjà cité, mais dont Texamen nous entraînerait ici trop loin.

354 — Avec une machine à détente complète, on eût obtenu la quantité de ti^avail suivante :

^IWi[(P.P3)**'-l]-

Le rapport des deux coefficients économiques sera d'après cela :

'-(fra-^f.)

ou, en ciTcctuant :

Supposons, par exemple, de Tair à 10 atmosphères, que l'on détend à 5. Nous devrons prendre :

et le rapport deviendra 0,945. On ne perd donc alors qu'environ 5 7o> quantité peu importante.

Cet exemple suffit à montrer qu'il y a peu d'intérêt, au point de vue du rendement, à s'approcher beaucoup de la détente complète. On trouve en outre cet avantage à s'en tenir éloigiié, qu'un échappement d'une certaine violence aura pour résultat d'entraîner les particules de glace qui tendent à encombrer les conduits d'évacuation.

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