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Je m’arrête , Messieurs, car il est hors demes forces et de mon sujet, de vous peindre toutes les impressions que ce spectacle si sublime venait de produire sur la foule assemblée.
Les anciens philosophes, par leur intelligence, avaient pénétré dans les ‘plus secrets ressorts spirituels de la nature. Ils avaient pensé que non seulement le principe spirituel de vie est dans la nature de chaque être, pour son existence et pour sa réparation, et suivant l’axiome des sages : |
Naturecontient nature, nature séjouit en nature: nature surmonte nature; nulle nature n’est aman-
dée, sinon en Sa propre nature.
« Apprenez, disaient-ils encore, que c’est de la nature seule que vous recevez la guérison et Ja santé, pourvu que vous sachiez l’aider. Comme vous ne Craignez pas que votre lampe s’éteigne tandis que vous avez de l'huile pour y mettre. ne craignez pas non plus que les maladies vous assaillent, tandis que la nature aura en réserve
un si grand trésor. Cessez donc dé vous fatiguer
puit et jour dans la recherche de mille remèdes inutiles, et ne perdez pas votre temps dans de vaines sciences, ni dans des opérations fondées sur de beaux raisonnemens, en vouslaissant entrainer par l’exemple. »
Je viens, Messieurs, de vous donner la preuve que lon peut, sans aucuns remèdes, guérir beaucoup de maladies regardées aujourd’hui comme Imcurables , et justifier quelques uns des axiômes des médecins de l'antiquité.
Désormais, vous considererez le magnétiseur comme une machine électrique, mettant en mouvement, par ses propres forces, un fluide doué des propriétés les plus admirables. Les nerfs conducteurs de ce feu principe,le recevant, le porteront dans toutes les parties de l'individu soumis à la magnétisation, il s’y répandra comme une rosée salutaire, pour humecter les parties mobiles et délicates qui doivent se toucher, sans jamais se réunir; entrainant avec lui la matiere nutritive qui doit les soutenir, les développer et les réparer, il établira entre tous les organes une sorte de sympathie conservatrice qui les fera concourir au soulagement les unes des autres ; il se mélera dans l’estomac avec les ali-
mens, deviendra le premier agent de la diges-
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tion et enfin le premier remède auquel auront recours les malades qu’un sot aveuglement ne fera pas préférer une médecine inventée par les hommes vains et orgueilleux, à un moyen simple et universel que la nature à établi comme une loi nécessaire à son équilibre.
Dans la prochaine séance, je vous entretiendrai du magnétisme dans l'antiquité, et de son état actuel en France.