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opinions et de ses idées, paraît être le berceau de ces mysteres savans et sacrés. Necomptait-elle pas des initiés à Memphis,à Héliopolis,à Éleusis, et dans lisle de Samothrace. On ne pouvait y admettre que les hommes célébrespar leurs lumières, les médecins renommés et les poètes fameux, doués pour ‘ordinaire d’une sensibilitéextrême. La franc-maçonnerie moderne a conservé de ces mystères et le secret et les épreuves, et quelques-uns des signes; mais la chose s’est perdue, les signes sont restés. « Loin den’offrir qu’un recueil d’inepties et de
» mensonges, les pages les plus merveilleuses de » l’histoire, nous ouvrent les archives d’une poli- » tique savante et mystérieuse, dont, en tous les » temps, quelques hommes savans se sont servis » pour régir le genre humain, pour le conduire » à linfortune ou au bonheur, à la grandeur ou » à la bassesse, à esclavage ou à la liberté. » ©
(1) Nerejetons pas la sagesse des ancienssans l'entendre; enveloppée dans des paraboles et des allégories , que l'homme extérieur prend pour des faits passés , elle renferme des vérités qui ne passent pas. Un Jour on méditera leurs écrits et on suivra leurs maximes ; et alors :
« Le sage qui écoutera, en sera plus sage, 1l entendra la » parabole, et l’'interprétätiou du sens caché ; il compren- » dra les paroles des sages, leurs énigmes et leurs dits
Quelle science n’a pas souffert de la rouille de plusieurs siècles ?
Qui ne connait la faculté accordée par les historiens à plusieurs rois, de guérir les malades en les touchant. En 1060, les rois d'Europe s’attribuërentce pouvoir. Édouard le confesseur . roi d'Angleterre, obtint ce don curatif, suivant les historiens, à cause de sa piété ; et c’est depuis ce prince, qu’on a nommé en Angleterre le vice scrofuleux, le mal du roi. Son contemporain, Philippe [®, roi de France, ne resta pas longtemps sans annoncer qu'il avait lui-même ce pouvoir; et ce n’est que depuis lui, qu’on a accordé aux rois de France la faculté de guérir les écrouelles en les touchant.
Raoul de Presle, avocat, con fesseur, historien et poëte de Charles V, parle de son application à guérir les humeurs froides , et Etienne de
» obseurs ; parce que celui qui est instruit en la parole et » en la connaissance du souffle animant et spirituel de vie, » trouvera les biens et le souverain bonheur. »
Prov.
« Car, ceux qui trouvent ces choses et leurs révélations, » Ont la vie et la santé de toute chair ; les maladies fuient » Join d'eux. »
Prov.
= 367 — Conti, qui a fait une histoire de France, rapporte les cérémonies observées par Charles VF, avant de procéder à lPattouchement des malades.
Louis XIII chercha à opérer de pareilles guérisons ; et on connait le mot du duc d’Epernon, qui, apprenant le pouvoir exorbitant donné par le roi à Richelieu, lorsque ce dernier fut nommé généralissime contreles Espagnols, s’écria: «Quoi! Louis ne s’est donc réservé que le pouvoir de guérir les écrouelles? » Ses successeurs ont conservé l’usage de toucher les scrofuleux dans la cérémonie de leur sacre, et Louis XVI s’y est conformé : après l'application de la main de ce prince sur chaque malade, on leur a dit encore, en 1775, la formule ancienne : Le roi te touche , Dieu te guérisse.
La même faculté fut nn de par les Aîlemands aux comtes de Hasprug ; et Boyle assure qu'un médecin de son temps iui avait confié que pour guérir la même maladie, il avait employé plusieurs fois le même moyen.
Mais, Messieurs, nous trouvons partout des hommes qui s’attribuent le même pouvoir. Plutarque nous apprend que Pyrrhus et lempereur Vespasien guérissaient les malades en les tou-
chant. Il dit du premier : « Il n’y avait pas