‹ Cours de magnétisme animalChapitre 33 sur 44 · RAD ANNE · texte numérisé non relu

RAD ANNE

d'homme si pauvre et si abject, qu’il ne soulageât lorsqu’il en était prié. »

Dans les siècles derniers, nous savons qu’il existait une foule de thaumaturges, dont les plus célèbres, Valentin, Greterek et Gassener, guérirent un grand nombre de malades, et ces guérisons sont attestées par une infinité de médecins,

Toutes ces guérisons, je ne crains pas de le dire, n’ont eu d’autres causes que le magnétisme animal (1).

Âux époques reculées , quelques associations avaient seules le dépôt sacré des lumières et des connaissances; elles n’étaient transmises que sous le sceau du secret. Les savans disaient alors, « Le sage étudiera la sagesse des anciens et s’exer- » cera dans les prophéties. — L'homme prudent

(1) Pour peu que l’on recherche les traces du magnétisme , on s'aperçoit bientôt que toutes les religions y ont puisé des moyens pour se constituer. Les miracles, les révélations, les vues à distance, appartiennent au magnétisme. — La médecine, elle-même , n’a pas d'autre origine. — C'est dans les inscriptions somnambuliques et magnétiques , exposées et attachées aux murs des temples anciens, que les descendans d’'Esculape , ainsi qu'Hyppocrate luimême , puisèrent une partie des principes et des recettes qui constituèrent d’abord l’art de la médecine.

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» et sage ne divulouera point le secret de la » science. » Tandis que la science est un bien qui appartient à tous les hommes. Ce n’est que depuis quelques siècles que les philosophes ont pu rechercher les lois de la nature et écrire librement le résultat de leurs observations sur tout ce qui semblait appartenir à un pouvoir occulte, et les répandre dans le monde savant.

Sans nous occuper davantage de ces recherches approfondies, nous allons vous signaler ici quelques-uns des premiers observateurs qui ras-

emblèrent, en corps de doctrine , les opinions qui dominaient de leur temps sur les causes des effets magnétiques que l’on crut reconnaître dans les corps organisés ; et vous serez conduits, toutà-l'heure, à penser que Mesmer n’a rien découvert de nouveau : que toutes les idées par lui émises étaient répandues depuis plusieurs siècles et qu'il n’a fait que les rassembler et les mettre en corps de doctrine. Nous ne lui en devons pas moins beaucoup de reconnaissance pour avoir rappelé les esprits vers l’étude des forces occultes, mais 11 est naturel et juste de rappeler que nombre de philosophes ont les mêmes droits.

Le magnétisme animal, d’après la définition de M. de Mesmer, est « la propriété du corps animé

KZ 270 — » qui le rend susceptible de l’influence des corps » célestes et de l’action réciproque de ceux qui » l’environnent , propriété manifestée par son » analogie avec laimant. »(1)

Les premières traces du magnétisme, définies par Mesmer, se irouvent dans les écrits de Paracelse, médecin chimiste, qui naquit en Souabe, en l’an 1500.

« Paracelse avait lu le traité de Gilbert sur l'aimant , dont les phénomènes ont toujours cté l’écueil de la philosophie ; il en était imbu. Il crut apercevoir dans les êtres animés une vertu secrète, analogue à celle de ce minéral, une qualité attractive qu'ils tiraient des astres, et qu’il nomme magnale. » |

« Quelques exemples de sympathie, d’antipa:

thie, parrai les animaux : le mouvement de cer-

(1) Cette proposition fausse était bien propre à arrêter les progrès du magnétisme ; l’action des corps célestes, inventée sans doute pour cacher la simplicité de l'acte magnétique, n’est pour rien dans le pouvoir que nous pouvons exercer. Les effets de cette action ont peu d’analogie avec l'aimant : enfin, l’action réciproque d’un individu sur un autre, ne peut avoir lieu, d’une manière sensible, que lorsqu'ils savent quelles sont les conditions nécessaires à son

péveloppement.

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