‹ Cours de magnétisme animalChapitre 43 sur 44 · AUREL PRUDENCE · texte numérisé non relu

AUREL PRUDENCE

(2) Beaucoup d'ouvrages ont paru depuis quelques années, mais aucun n'ont été lraduits en français ; plusieurs le méritent cependant, et pourraient nous éviter des recherches.

IA 430 Fa témoin oculaire des faits qui y sont contenus , a joint à la relation qu’il a faite , celle de trois médecins distingués qu'il avait fait appeler auprès de la somnambule, et ces trois relations s’accordent merveilleusement avec la sienne.

Voici quelques-uns des principaux faits de vue sans le secours des yeux.

La somnambule voit un papier écrit par M. le baron de Strombeck , elle indique que cet écrit contient deux alinéa , et combien chaque RIRES a de lignes.

J'allai chercher le papier, ajoute l’auteur, je comptai les lignes, et je frissonnai comme je l'aurais fait à la vue d’un spectre.

La même extatique voit à un étage supérieur, dans la chambre de M. de Strombeck, et sur son bureau, une épreuve de son imprimeur, que lui-même ne savait pas être-apportée.

Elle indique la place de plusieurs objets situés derrière elle , et dont on avait à dessein dérangé secrètement la position. |

La malade indique, à la minute, l'heure que marque la montre du docteur Schmidt, qui ne se trouvait d'accord avec aucune de celles qui étaient dans l'appartement.

Elle indique que le docteur Marcard a de lar-

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gent sur lui, dans une bourse longue , verte et rayée , telle qu’on n’en portait plus depuis longtemps; ce médecin ne portait cette bourse sur lui que depuis quelques jours, et il assurait ne lavoir jamais tirée de sa poche hors de chez lui.

Sinous ouvrons l'ouvrage de Pétetin,noustrouvons des phénomènes absolument semblables; etcen'est plus sur une seule personne seulement qu'on les constate, mais sur sept femmes toutes tombant en cataleptie.

Une de ces cataleptiques, distingue successivement plusieurs cartes que l’on avait glissées sous sa couverture et placées sur son estomac; elle dit l'heure que marque une montre renfermée dans la main d’une personne, et reconnaît une médaille antique dans la main d’une autre personne.

Un autre jour la même malade reconnaît une lettre placée sous la veste de Pétetin, puis une bourse qui y avait été glissée par un incrédule, et indique le nombre de pièces d’or et d'argent quise trouvaient de chaque côté de ceite bourse : à la suite de cette dernière expérience, elle annonce qu'elle va dire successivement ce que chaque personne a de plus remarquable, ce qu’elle fait en effet. Elle aperçoit au travers

Pise 432 7 d'un paravent, que M. Pétetin,en sortant, prend lemanteau de son mari pour ice sien, et le fait avertir de son érreur. : #0

Une autre malade.donnait des preuves de vision sans le secours des yeux,non moins extraordinaires: Soumise aux expériences de plusieurs personnes,velle-sut reconnaitre un petit morceauderplatine renfermé dans du papier, une boule dercuivre cachée dans un mouchoir,un cachet à trois faces tenu dans la main, et distinguer ce qui était gravé dessus; sur l’une des faces était une devise en italien, écrite en si petits caractères qu’il fallut à Pétetin une grande attention pour la lire. La malade désigna aussi deux livres placés dans la poche d'un spectateur ; enfin, elle lut une ordonnance renfermée dans un papier cacheté, et dit quel en était Le contenu, une once de quinquina et un gros de valériane.

Le docteur Bertrand,qui rend compte de l’ouvrage:de Pétetin, fait les réflexions suivantes:

« Si Pétetin n’a pas menti, dit-il, il faut franchement reconnaitre que les malades dont il a consigné l’histoire, avaient la faculté d'acquérir sans le secours des yeux la connaissance de la forme et de Ja couleur des corps; et si les faits

qu'il atteste ne sont pas vrais, non seulement il

faut qu'il ait menti, lut en particulier, mais On est obligé de faire la même supposition relativement aux parens de ses malades, à leurs amis, et aux médecins, d’abord incrédules, et qui ont fini parse déclarer convaincus: or, je ne crains pas de le dire, le concours d’un aussi grand nombre de témoins choisis parmi des personnes. graves, éclairées, et qui n'avaient aucun intérêt à vouloir tromper ; ce concours, dis-je, pour attester des faits qui ne seraient que d'insipides mensonges, offrirait le plus singulier phénomène moral; car l’ouvrage de Pétetin renferme Phistoire de sept somnambules, qui toutes ont présenté les mêmes phénomènes ; et par conséquent, il aurait fallu que ce merveilleux concours, pour une imposture inutile et pleine d’effronterie, se füt sept fois renouvelé, et cela est impossible à supposer. »

Il ya peu de temps, Messieurs, je ne craignis pas de n’exposer à convaincre un corps savant, de la réalité du phénomène de la lucidité. de convoquai un grand nombre de médecins pris dans le sein de l’Académie de médecine, je demandai que les expériences fussent faites au grand jour, et de manière à ne laisser aucun

doute sur leurs résultats.

Je vais vous citer quelquesunes des expériences qui furent faites dans cette circonstance ,

Un jeunehomme magnétisé par moi, fut aussitôt endormi. On chercha à le faire lire, il déchiffra quelques mots;mais avec difficulté. Il contempla avec plaisir un portrait que lui présenta le professeur Adelon. |

On plaça devant lui plusieurs jetons, dont un avait été choisi par un des expérimentateurs et magnétisé par moi; il le reconnut chaque fois que lon fit cette expérience.

De deux verres d’eau dont un était magnéusé, il prit celui-ci sans hésiter, quoiqu’on les cüt changés de place de manière que je ne susse par moi-même lequel j'avais tonché.

Dans cette même séance, le somnambule joua à l’écarté, successivement avec M. Adelon, et avec M. Ampère, membre de l’Académie des sciences. [l lui arriva par moment de reconnaître les cartes sans qu’elle fussent retournées; enfin, il vit plusieurs fois l'heure à la montre de M. Ampère; le cadran retourné de manière que le somnambule ne püût rien voir que le boitier, et les aiguilles ayant été dérangées sans que personne ait jugé et reconnu leur direction.

En se retirant, ces Messieurs,me manifestèrent

- Ja satisfaction que leur avait causée des expériences qui leur semblaient concluantes sur la plupart des points. Ils parurent désirer être de nouveau témoins des mêmes expériences, et je n’eus rien de plus pressé que de me rendre à leur invitation.

Dans cette nouvelle séance, à laquelle assistèrent de nouveaux témoins, le somnambule fut endormien moins de quatre minutes, des bougies allumées furent tenues à deux pouces de ses yeux pendant tout le temps des expériences, et l’on ne putjamais apercevoir le moindre mouvement des paupières dont les cils étaiententrecroises; on lui ouvrit les yeux de force et il nese réveilla point. On remarqua que la prunelle était porée en bas et inclinée vers le grand angle de l'orbite.

Les yeuxétant hermétiquemeut fermés, M. Ribes lui présenta un catalogue qu'il tira de sa poche; le somnambule, après quelques efforts qui paraissaient le fatiguer, lut tres-distinctement ces mots: Lavater, il est bien difficile de connaître les hommes. Ces derniers mots étaient imprimés en caractères tres-fins.

M. Bourdois tire de sa poche une tabaticre

sur laquelle était un camée , encadré en or; le

somnambule ne put d’abordle voir distinctement : le cadre d’or Péblouissait, disait-il, quand on eut couvert le cadre avec les doigts, il dit voir l'emblème de la fidélité: pressé de dire quelle était cet emblème, il ajoute : je vois un Chien: il

est comme dressé devant un amour, c'était [à, en é

effet, ce quis’y trouvait représenté.

On fui montre une lettre fermée, il ne peut rien découvrir du contenu, il suit seulement la direction des lignes avec les doigts; mais il lit fort bien Fadresse quoiqu’elle contienne un nom fort difficile, à M. de Kokenstroph.

Toutes ces expériences ayant fatigué le somnambule, on le laissa reposer un instant. Puis on lui proposa de jouer aux cartes ce qu'il fit avec la plus grande dextérité. On essaya plusieurs fois dele tromper en Jouant une carie autre que celle que lon annonçait; mais toujours il reconnut la fraude, il en était de même pour les points que marquait son adversaire, il releva plusieurs fois des erreurs que ce dernier faisait exprès pour exciter la sagacité du somnambule. Pendant tout ce temps on n'avait cessé d'examiner les yeux et de tenir auprès d'eux une lumière, et toujours on les vit exactement fermés.

Le procès-verbal constatant les faits dont Je

Fe UN viens de vous donner connaissance a été dressé et signé par les personnes présentes sans aucune réclamation, tant l'évidence des faits paraissait grande.

Je ne veux pas, Messieurs,prolonger des récits de faits qui sont tous identiques; je vous ai cité assez de témoignages pour vous faire croire à leur possibilité; car s'ils étaient rejetés, il faudrait metire également en doute les phénomènes de la nature, les plus positifs, les plus avérés; et notre esprit de doute a des bornes lorsque nous avons à juger des phénomenes physiques. Nous ne pourrons donc récuser les effets magnétiques, puisqu'il ne sortent pas du domaine des choses

positives.

Sans nous faire le défenseur du somnambulisme factice nous en admettons l'existence et reconnaissons pour vrais toutes les merveilles que nous avons racontées dans plusieurs lecons de ce Cours. La découverte s’en est faite, elle ne se perdra pas: le temps la mürira ; et semblable au ruisseau qui ne devient limpide qu'après avoir roulé dans les sables et y avoir déposé son li-

mon, ainsi le mesmérisme, roulant à travers les

2 RUE contradictions de l'intérêt, ou à travers les critiques de la fausse science, le mesmérisme déposera tout ce que la jalousie lui a suscité d’ennemis tout ce qu’elle lui a prêté de ridicules, tout ce qu’elle lui a supposé de dangers ; et épuré par le temps, il renaîtra dans tout l'éclat dont est susceptible urie si belle découverte ; les passions qui l'ont poursuivi s’éteindront, et forcéeàse taire, la postérité accucillera avec empressement tous les secours dont on se refuse à reconnaître au- . jourd’hui tous les avantages.

Messieurs, on à cherché la cause du somnambulisme naturel dans la dépravation d’une des quatre humeurs fondamentales. Dans l’état du cerveau, on a cru reconnaitre la cause immediate du somnambulisme dans la tention ou la rigidité des fibres de cet organe.

Sennert, voulait en trouver la source duns l’action d’une vapeur narcotique qui assoupissait les sens.

Musitan ‘s'appropria cette idée en létendant, et crut trouver l'explication naturelle du somnambulisme dans l'existence d’une vapeur semblable à celle qui agite les gens ivres. Mais on s'aperçoit combien toutes ces explications sont peu satisfaisantes.

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Dans ie 16° siècle on donnait, le nom de malbaptisés aux somnambules parce qu'on croyait que cet affection avait sa source dans l’oubli de quelque parole sacramentale, ou d’une autre cérémonie, lorsque le prêtre les baptisait.

Horstius ne fait pas difficulté d'admettre dans le somnambulisme plusieurs phénomènes hyperphysiques ou divins, parmi lesquels il compte un esprit plus pénétrant, une intelligence plus élevée dans les somnambules qne dans les gens éveillés. Mais tout cela ne dit pas quelle est la cause du somnambulisme.

Cet état paraît être une modification du sommeil. Il n’y a pas de somnambulisme sans sommeil.

L'on pourrait même ajouter qu’il n’y a pas de sommeil sans somnambulisme, et que tout homme est ré somnambule.

Cette proposition, qui paraît un paradoxe, n’est pas moins incontestable , pourvu qu'on ne se presse pas de donner trop d'extension au terre de somnambule. Le sommeil parfait est un temps de repos pendant lequel les sensations sont réduites à un état de concentration qui ne laisse paraître au-dehors aucun autre signe de vie que la respiration et le mouvement du pouls.

— ho — |

1.e sommeil imparfait est celui où cette concentration n’est pas complète, de manière qu'il laisse encore quelques accès au jeu extérieur des organes. [lest rare qu on jouisse de Îa première espece de sommeil.

Dans le sommeil le plus dt et le plus heureux, la personne endormie conserve une portion de veille

Le commun dé hommes pousse plus loin le somnambulisme , ‘puisqu'il y a une infinité de personnes qui parlent en dormant, font des gesticulations , tiennent des discours d’une longue étendue , adressent la parole à ceux dont elles se

croient environnés ().

(1) « Dans un de mes rêves, dit V’ollaire, Je soupais avec » M. Touron, qui faisait les paroles et la musique des vers » qu'il nous chantait. Je lui fis ces quatre vers dans mon

» songe :

» Mon cher Touron, que tu m’enchantes, » Par la douceur de tes accents !

» Que tes vers sont doux et coulans !

» Tu les fais comme tu les chantes.

» Dans un autre rêve, je récitais le premier chant de la , Henriade tout autrement qu'il n’est; je rêvais qu’on , nous disait des vers à souper : quelqu'un prétendait

Ces singularités sont si ordinaires , qu'il ny à presque pas de famille où l’on n’en rencontre quelques exemples.

Hyppocrate Va reconnu , ets’exprime à ce sujet en termes formels.

Aristote en fait aussi mention d’une manière non moins précise : Sunt enim qui dormientes et ambulent, videntes comodo quo vigilant.

Gralien, qui avait refusé de croire à l'existence du somnambulisme, en fut convaincu par sa propre expérience , lorsqu'il lui arriva de dormir en marchant pendant ja nuit.

Diogene Laërce rapporte dans la vie de Pirrhon, que le philosophe Théon se promenait en dormant , et qu’un esclave de Périclès se levait au milieu de son sommeil, et parcourait les toits tout endormi. |

Lorsque le somnambulisme acquiert quelques nuances de plus , il produit des choses extraordinaires.

C'est alors que l’on voit le dormeur écrire, travailler , ouvrir les portes , etc.

» qu'il avait trop d'esprit ; Je lui répondis que les vers » étaient une fête qu'on donnait à l’âme , et qu’il fallait » des ornemens dans les fêtes. »

— ha —

Ce qui nous ramène à cette proposition, que tout dormeur est en somnambulisme commencé, que quiconque se livre au sommeil , est dans un état prochain du somnambulisme, qui doit se développer d’une manière plus ou moins frappante, en raison de la constitution physique du dormeur, de la nature de la maladie , etc.

De là, il est aisé de concevoir qu’un malade déjà porté, ou par tempéramment, ou par la nature de sa maladie, à un somnambulisme un peu prononcé, est susceptible de recevoir, avec le sommeil magnétique, une plus grande détermination vers le somnambulisme ; que le somnambulisme soit salutaire ou non, toujours estil vrai qu’il est une des dépendances du sommeil, qu’il s’introduit avec lui, et qu’il doit par conséquent se développer plus ou moins; et c'est ce

que nous voulions établir.

Je vous ai fait connaître toutes les nuances du

sommeil magnétique et naturel.

Ce sont ces merveilles qu’il me reste à rendre concevables , mais il est des problèmes qu’on ne peut résoudre qu’à la faveur de suppositions ; les conséquences que l’on en tire, si elles sont justes, découvrent l'inconnu ; et la solution est admise,

PAR si les suppositions dont elles dérivent peuvent être rigoureusement démontrées.

Voici les explications que des magnétiseurs modernes ont hasardé pour rendre raison des effets du magnétisme animal. Ils sont loin de donner, pour fondées dans tous leurs points, ces explications ; ils pensent même que plusieurs sont erronées ; mais les erreurs se rectifieront à mesure que l’on avancera dans la science, et que de

nouveaux faits viendront l’éclairer.

T'héorie des magneétiseurs actuels.

« Nous pensons, ont-il dit, que tous ces phé- » nomènes appartiennentau système nerveux, dont » toutes les fonctions ne nous étaient point en- » core connues ; que c’est à une modification, à » une extension de ce système et de ses propriétés, » qu’on doit attribuer les effets dont nous parlons.

» Dans l’état actuel de la science, tout porte » à considérer le cerveau comme un organe se- » crétant, une substance particulière dont la » propriété principale est de transmettre ou de » recevoir le vouloir et le sentir. Cette substance, » quelle qu’elle soit, paraît circuler dans les » nerfs, dont quelques-uns sont, consacrés au » mouvement (à la volonté); ceux-là partent de

Jigature , il nous devient impossible d’exécu-

l'encéphale ou de ses dépendances, et vont se rendre aux extrémités, les autres au sentiment; ceux-ci vont se rendre à l’encéphale, les premiers sont actifs et les seconds passifs.

» On peut aujourd'hni regarder ces propositions comme démontirées.

» Lorsque nous voulons mouvoir un membre, notre cerveau envoie au muscle destiné à exécuter ce mouvement une certaine quantité d'agent nerveux qui détermine la contraction musculaire; cette transmission se fait au moyen d’un nerf que l'anatomie démontre ; et si nous le coupons , ou si nous en faisons la

ter le mouvement , il y a paralysie. Le même phénoinène a lieu pour les nerfs du sentiment ; si on les détruits, la sensibilité est anéantie dans la partie d’où ils procèdent. Ces faits, connus de temps immémorial , sont incontestables et généralement adoptés. Ils avaient fait penser que la fonction de linnervention était une véritable circulation. Il y avait des vaisseaux nerveux afferens, c’étaient ceux de la volonté; il y en avait d’efférens, c'était ceux de la sensibilité.

» Les travaux récens de M. Bogros, semblent

Sal 445 2 prouver matériellement ce que le vaisonnement avait fait admettre.

» Mais de quelle nature est cet agent? Les nouveaux travaux de Messieurs Prevost et Dumas, portent à croire que cet agent a la plus grande analogie avec le fluide électrique. Ces physiologistes ont démontré que la contraction musculaire était le résultat d’une véritable commotion électrique.

» Le savant professeur Béclard assurait, qu'ayant mis à uu , et coupé un nerf d’un assez gros volume sur un animal vivant, il avait fait souvent dévier le pôle de l'aiguille aimantée, en mettant en rapport ce nerf et cette aiguille.

» Tout le mondesait que le galyanisme, subsutué à l'influence nerveuse, fait contracter les muscles qu’on soumet à son action. L'on sait comment Galvani et Volta virent et prouverent l'existence d’un fluide particulier, que plus tard on a reconnu pour être le même que lélectricité.

» L'on sait aussi que certains animaux ont la singulière propriété de secréter , au moyen d’un appareil que la nature a disposé pour cela, une grande quantité de‘fluide électrique,

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