‹ Cours de manipulations de physiqueChapitre 34 sur 206 · MÉTHODE DU D' MOHR · texte numérisé non relu

MÉTHODE DU D' MOHR

Théorie.

On se serty dans les laboratoires allemands, pour déterminer la densité des liquides, d'une balance hydrostatique d'un modèle spécial, connue sous le nom de balance du D^ Mohr.

Son emploi repose encore sur le principe d'Archimède ; on détermine le rapport des pertes de poids d'un même corps daps le liquide proposé et dans l'eau : ce rapport est la densité cherchée. Mais l'opération est considérablement simplifiée, grâce à un artiGce du constructeur qui supprime l'épreuve faite dans l'eau et réalise l'équilibre par le déplacement d'une masse le long du fléau, comme dans la balance romaine.

Un bassin-tare {Tara-Schale) fait équilibre dans l'air à un plongeur de verre : vient-on à immerger le plongeur dans l'eau distillée à i5% le fléau s'incline du côté de la tare, et il faut, pour rétablir l'équilibre, charger le bras opposé d'un poids égal au poids de l'eau déplacée : un cavalier s'accroche à cet effet à l'extrémité du fléau.

Or, si le plongeur était enfoncé dans un liquide dont la densité serait égale à tôVô» ^^ faudrait un poids looo fois moindre pour rétablir l'équilibre, ou bien le bras du fléau, chargé du même poids, devrait être raccourci et réduit au yôVô de sa longueur ; pour une densité égale à , on le réduirait aux

lOOO lOOO

de sa longueur. Il n'y a donc qu'à chercher à quelle distance du point de suspension il faut placer le cavalier pour connaître la densité du liquide au millième près. Pour les liquides plus denses que l'eau, on devra disposer de deux cavaliers égaux, dont l'un restera suspendu à l'extrémité du fléau et l'autre sera placé à cheval sur le bras, à la distance voulue.

L'équilibre étant établi, on lit sur le fléau la densité du liquide; il n'y a eu qu'une seule pesée à faire. Mais la gradua-

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lioD du bras du fléau au millième eût présenté des difficultés <iue le constructeur a évitées fort habilement en limitant la division au dixième et en mettant à la disposition de l'opérateur deux autres cavaliers dont le poids est égal au dixième et au centième de celui qui équilibre la poussée subie par le llotteur dans l'eau. Le résultat est évidemment le même.

Description.

La balance de Mohr(y^. i6) ne présente d'autre disposition particulière que la division du fléau en lo parties égales par

des crans numérotés de i"™ de profondeur environ. Les cavaliers A, B et C {fig. 17) ont la forme d'un U qui permet égale-r.

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ment bien de les placer sur les bras de la balance ou bien de les accrocher Tun à Taulre, s'ils doivent tous les trois occuper le même cran.

Le plongeur est cylindrique et contient un thermomètre

Fig. 17.

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pour lest, car l'épreuve doit être nécessairement faite à i5% température à laquelle le poids du grand cavalier est égal à la poussée de Teau sur le flotteur. Enfin Téprouvelte a une capacité d'environ ioo<^^; elle doit être entièrement remplie de liquide.

Manuel opératoire.

1° Le liquide étant à la température de i5<>, on y immerge le plongeur en abaissant le fléau.

20 On cherche d'abord à rétablir l'équilibre à l'aide du premier cavalier A; le plus souvent sa position exacte ne correspond à aucun des points. On le place alors au cran le plus voisin, vers le centre, et on lui adjoint le deuxième cavalier B dans les mêmes conditions, puis le troisième, C, qui doit amener le fléau dans le plan horizontal. Lorsque la densité du liquide est plus grande que l'unité, l'équilibre exige qu'on suspende un cavalier identique au premier à l'extrémité du fléau. 3<> La lecture se fait en prenant pour chiffre des unités le nombre de cavaliers A suspendus à l'extrémité du fléau et pour chiffre des dixièmes, des centièmes et des millièmes les numéros des a:*ans qui correspondent aux cavaliers A, B et C.

52 CHÀP. III. — DEIÏSITÉS.

Résultats.

L'opération que nous venons de décrire permet de déterminer une densité en quelques minutes avec une précision remarquable. Nous recommandons seulement de laver à Talcool le fil de platine qui soutient le plongeur et de veiller à ce qu'il soit bien rectiligne, sans nœud ni pli.

Il est évident que les cavaliers n'ont aucune valeur par euxmêmes et qu'ils tombent en rebut, ainsi que le bassin-tare, si le plongeur vient à être brisé.

C'est le plus grand inconvénient de cette ingénieuse balance spécifique.

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