Surfaces Moulires
1°. — Une surface de révolution dont l'axe est parallèle à Oz et passe par le point P du plan x0y de ROPtoRneRS 4, $, a pour
équation ( 378) : | (e— a) + (y — 8} = Wa): (1)
Ja fonction arbitraire Y° définira la surface particulière à laquelle on
a affaire (fig. 263).
VA è ”
Axe
?T/et
Luert de rond
Paquelle
Zistel
Fig. 263.
Éliminons +, $, entre (1) et les équations obtenues par dérivation : 2(æ—a)—'p, 2y—8)—"%g. (2) I vient : (p+qg)L3—4w, que nous pouvons écrire, en changeant de fonction arbitraire :
1 + p° + g = Vs). (3).
L’équation aux dérivées partielles (3) exprime cette propriété commune à toutes les surfaces (1) que l’inclinaison du plan tangent sur le plan æ0y ($ 373) ne dépend que de la hauteur du point de tangence au-dessus de 07. Nous généralisons ainsi les théorèmes du paragraphe antéprécédent.
2%. __ Mourures. — Établissons une relation B—/{x), entre « et £. C'est dire que la surface de révolution se déplace en restant identique à elle-même, de manière que son axe engendre un cylindre parallèle à Oz et qu'un point de cet axe décrive une courbe QPS du plan æOy. Les surfaces de révolution sont enveloppées par une surface qu’on appelle surface moulure ou plus simplement moulure.
Deux À nee née voisines se coupent Shivent une courbe caraclé-
ristique définie par l'équation (1) et par l'équation :
obtenue en donnant à z, par suite à £, un petit accroissement. L'équation (5) représente un plan parallèle à Oz, passant par l'axe de révolution de l'enveloppe considérée, enfin normal au cylindre décrit par cet axe.
La caractéristique est donc une méridienne de la surface de révolution. |
Pour obtenir l'équation de la moulure, il faut éliminer + entre (5) et (1), après avoir remplacé & par sa valeur f(x). La moulure satisfait évidemment à l'équation aux dérivées partielles (3), puisqu'étant l'enveloppe de surfaces (1), son plan tangent jouit des propriétés des plans tangents aux enveloppées.
3°. — MOULURE GÉNÉRALE. — Généralisons la définition. Supposons que l’axe de révolution roule sans glisser sur une courbe à double courbure, par suite engendre une surface développable (voir K 415). La surface de révolution, constante de forme et de grandeur, parcourt un espace dont la surface limite est une moulure yénérale.
Dans le cas précédemment traité, la surface développable est un cylindre ; la courbe à laquelle l’axe reste tangent, s’évanouit en un point à l'infini sur Oz.
On vérifiera que, dans le cas général, la caractéristique est encore une méridienne dont le plan est normal à la surface développable.
Comme cas simple, on supposera que l'axe de révolution est astreint à décrire un cône.