‹ Cours de mathématiques appliquéesChapitre 18 sur 80 · I DT E'I F I G · texte numérisé non relu

I DT E'I F I G

RIT tf

tels que les pieds de toutes les perpendiculaires à abaisser soient du même côté de ce point. On tend une des chaînes de ce côté à partir de 0 dans la direction ON; supposons qu'elle finisse en S (*). On détermine avec l'équerre le pied de chacune des perpendiculaires qui tombent entre 0 et S ; supposons qu'il en tombe deux, en A' et en Q'. On voit sur la chaîne OS les longueurs de OA' et de OQ'; on mesure avec la seconde chaîne les perpendiculaires AA', QQ', et on inscrit ces

(*) Deux fiches plantées intérieurement contre les poignées la tiennent bien tendue.

quatre longueurs sur le croquis ou sur le carnet. Cela fait, le géomètre et son aide enlèvent la première chaîne et la tendent une seconde fois de S en T sur la direction MN. On détermine encore les pieds B' et P' des perpendiculaires à MN qui tombent dans cet intervalle ST. On lit sur la chaîne tendue les distances SB', SP', et on les augmente chacune de 10 mètres, ce qui donne les distances OB', OP. On mesure avec la seconde chaîne les perpendiculaires BB', PP'. On inscrit ces diverses longueurs sur le croquis. Ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait mesuré toutes les distances analogues sur MN, et toutes les perpendiculaires abaissées sur cette base. Si le contour à relever rencontre la base MN, comme celui de notre figure en X et en B, il est bon de mesurer les distances OX, OB, au moment où chacun de ces points X, B se trouve sur la chaîne tendue; ces mesures, comme nous le verrons, fournissent des vérifications (*).

Construction du plan. On réduit, suivant l'échelle, toutes les distances mesurées A A', BB',..., OA', OQ', OB',... ; soient aa', bb' ... oa\ oq', ob',... ces distances réduites. On marque un point o sur mn de manière que toute la figure puisse tenir du côté on. Puis à partir de o, on mesure des distances égales à oa'3 oq', ob', etc. Aux points a', q', b', etc., on élève des perpendiculaires à mn d'un côté ou de l'autre (d'après le croquis ou d'après ce qui a été fait sur le terrain); on prend sur ces perpendiculaires

(*) Nous conseillons de mesurer les distances sur la base à partir du même point O. Il semble plus naturel, au premier abord, de mesurer la première longueur OA', puis les intervalles A'B', A'C, entre les perpendiculaires. Mais

nous remarquerons d'abord qu'en s'y prenant comme nous l'indiquons, on

obtient aussi promptement les distances OA', OB', O'C, qu'on obtiendrait les

longueurs OA', A'B', B'C. Cela posé, il y a avantage à mesurer les distances OA', OB', OC, .... En effet, les erreurs de lecture commises dans ces diverses mesures sont sensiblement les mêmes et de même sens. Si l'on prend OA' un peu trop longue, par exemple, il en sera de même pour OB'. A' et B' avancés tous deux auront la même position relative. De même pour les autres points. Si, au contraire, on mesure séparément OA', A'B', B'C, les erreurs peuvent s'ajouter, et alors les positions relatives des points A', B', C, sont altérées.

LEVÉ A L EQUEKRE.

des longueurs respectivement égales à a'a, qq', b'b,.... Cela fait, on joint les points a, b, c, etc.. de la même manière qu'ils sont joints sur le terrain.

Si la ligne relevée ABC... rencontre la base en deux points X et R, la ligne semblable abc... doit la rencontrer d'elle-même en deux points homologues x et r. En mesurant ox, or, on doit trouver ces longueurs égales à OX et OR du terrain réduites à l'échelle.

Remarque. Les points remarquables isolés qu'il convient de rattacher à la base MN, se relèvent de la même manière que les points A, B, G,..., et en même temps.

Les longueurs des perpendiculaires et leurs distances au même point 0 de la base peuvent être inscrites avec ordre dans un tableau disposé comme il suit :

Base MN.

Page 1