Faisceaux de cercles admettant le même axe radical
/". — Soit D = 0, l'équation de la droite qu'on impose comme axe radical; soit S = 0, l'équation d'un des cercles. Tous les autres ont une équation de la forme :
S+aD = 0,
où X est un paramètre arbitraire. En effet, prenons deux d'entre eux :
S + XiD:=0, S + A2D=:0.
Leur axe radical a pour équation :
(S + XiD)-(S + X,D).= (Xi-A2)D-:0, qui représente la droite donnée 0 = 0, puisque Xi diffère de Xa.
Cours de Mathématiques générales. H. Douasse. °
:^°. Prenons Taxe radical pour axe Oy [x = i)), et (§ 88, /' la ligne des centres pour axe des x; l'équation des cercles du faisceau peut d'abord être de la forme (fig. 60 à gauche , cercles en pointillé de la figure 66) :
Nous pouvons écrire cette équation :
ix+\Y-\-y^ — r-+s^-=:0.
11 existe deux cercles qui se réduisent à des points (cercles évanouissants, points limites A et B de la ligure 66); ils sont donnés par les conditions :
Pour que les cercles soient réels, la valeur absolue de a doit être supérieure k s. Pour X^^hoc, on obtient l'axe radical lui-même.
Les deux points d'intersection des cercles entre eux et avec leur axe radical sont imaginaires ; ils ont pour coordonnées :
S". — Si nous prenons l'équation des cercles du faisceau sous la forme (iig. 65 à droite) :
x'- + // ' + 2Xx — 52 — 0 ,
les points limites sont imaginaires, mais les deux points d'intersection des cercles entre eux et avec leur axe radical sont réels; ils ont pour coordonnées :
x = 0, y =z-hs.
90. Lieu des points dont les distances à deux points fixes sont dans un rapport donné
i". Soient (k'ux pt)inls A et H, pris sur l'axe Ox et dont les abscisses sont ih*- Cherchons le lieu des points de coordonnées x, y. tels que le rapport de leurs distances à ces points fixes soit constant :
,^ y[+\^ + 'll z=Gonstante. (1)
Cette condition est satisfaite si l'on a :
où X est un paramètre variable. Substituant dans (l), il vient :
Le faisceau des cercles (1) (représenté en pointillé dans la fig. 66) admet 0;/ comme axe radical. Chaque cercle est caractérisé par un rapport p déterminé. On vérifiera que la valeur absolue de X restant comprise entre s et l'infini, z prend telle valeur qu'on désire.
CERCLE. DÉVELOPPÉE ET DÉVELOPPANTES
2\ — Faisceau des cercles normaux aux précédents. Ils rentrent dans la formule :
Ces cercles admettent Ox comme axe radical. Mais tandis que l'axe radical du fai- yt
sceau (I) coupe les cercles en des points imaginaires :
Taxe radical du faisceau (II) coupe les cercles en des points réels :
2/ = 0 , x=.±\ls^ .
Les cercles II passent tous par A et B.
S°. — Démontrons qu'un cercle quelconque de l'un des faisceaux coupe orthogonalement un cercle quelconque de l'autre faisceau.
Pour que deux cercles se coupent à angle droit, il doit exister entre leurs rayons r^ et r^^ et la distance d de leurs centres, la relation : r\-\-rl=^d^.
Or (§ 83) on a pour le faisceau (1) : r^ = \/X^ — *^ pour le faisceau (II) : r^ = \J])?--\-s^
Les coordonnées du centre sont pour le faisceau (I) : y =r 0, x=z\.
Les coordonnées du centre sont pour le faisceau (II)
d'où : d^ = X^-^^^j}.
La condition (2) est donc satisfaite.
Fig. 66.
Cercle osculateur; rayon de courbure,