‹ Cours de mathématiques générales professé à la Faculté des Sciences de Paris en 1919-1920Chapitre 96 sur 179 · MM' PP · texte numérisé non relu

MM' PP

Plaçons-nous sur le système (SJ, les vecteurs — ^, -— , sont, par

définition, les vitesses absolue et d'entraînement moyennes; lorsque M tend vers zéro, ces vecteurs ont pour limites la vitesse absolue ¥„

et la vitesse d entraînement Ve à 1 instant /; donc, le vecteur - a une

limite égale à V„ — ¥«.

Plaçons-nous maintenant sur le système (S); par définition, le

CINEMATIQUE

P'iM'

vecteur -ry , d origine P ou P' (car les points P et P' sont confondus pour un observateur entraîné avec (S)), est la vitesse relative moyenne; lorsque A^ tend vers zéro, ce vecteur a pour limite la vitesse relative Vr.

En écrivant l'égalité des deux valeurs trouvées pour la limite de

il vient

ou

Prenons, par exemple, le mouvement des gouttes de pluie par rapport à un voyageur situé dans un compartiment de chemin de fer. Le mouvement absolu sera le mouvement d'une goutte par rapport au sol, nous supposerons que la goutte tombe verticalement; le mouvement relatif est celui de la goutte par rapport au compartiment; pour une goutte touchant la vitre, sa vitesse relative aura à peu près la direction de la trace laissée sur la vitre. La vitesse d'entrainement est celle du train. La vitesse relative est l'hypoténuse d'un triangle rectangle dont le côté horizontal représente la vitesse du train et le côté vertical, la vitesse de la goutte par rapport au sol.

Application. — Considérons un- mouvement plan : le mouvement du

point M par rapport au système de comparaison formé par le plan pourra se déduire du m^ouvement relatif de M sur une' tige coïncidant avec le rayon vecteur OM et du mouvement d'entraînement de cette tige qui est une rotation autour de 0.

La vitesse relative est mesurée sur le rayon vecteur 0 par

Vr=^^. Le point P de la tige qui coïncide avec M à l'instant / décrit

une circonférence de rayon 7' et de centre 0, sa vitesse est mesurée sur

l'axe O-h^ par v^^^r-r-. Nous- retrouvons les composantes

dv do

rf7' ''^ = 'dî-

dr

31. Cas de plusieurs changements consécutifs de système de comparaison. — Supposons que, après avoir adopté un système de comparaison (Sj), nous prenions un nouveau système de comparaison (S^). Le

CHAiNGEMENT DU SYSTÈME DE COMPARAISON

point M aura, par rapport à (S,, un mouvement relatif de vitesse \V;

par rapport à (S,) un mouvement relatif de vitesse V^, ; par rapport à

(Sj), un mouvement absolu de vitesse V„. Soit de même Ve, la vitesse

d'entraînement de M par rapport à (S,) et V^, la vitesse d'entraînement par rapport à (S,) quand on considère les deux seuls systèmes (S,) et (Sj). D'après le théorème précédent, on peut écrire :

donc,

On peut, de même, passer à un nouveau système (Sj), etc.

Application. — Considérons le mouvement d'un mobile défini par ses coordonnées polaires /■, 0, o. Le mouvement par rapport aux axes Oryz sera le mouvement absolu. Nous considérons le mouvement relatif de M par rapport à la tige OM ; le mouvement d'enlrainement de cette lige par rapport au plan zOu; le mouvement d'entraînement de ce plan par rapport au trièdre de

coordonnées. La vitesse relative est mesurée sur OM par -tt. La première trajectoire d'entraînement est une circonférence de centre 0 et de rayon r : la vitesse est mesurée par r-y- sur Taxe 6 H-^ du plan -0« .

La seconde trajectoire d'entraînement est un cercle perpendiculaire à 0: de centre II et de rayon HM = ?- sinO : la vitesse est mesurée par

rsinO-T^ sur le rayon polaire horizontal =' + 5. Nous retrouvons les

composantes :

rfr

de ^^ = ''37'

u, r=:r sin6-77 at

32. Composition des accélérations. — Lorsqu'on change de système de comparaison, la relation entre les accélérations n'a pas, en général.

336 CINKMATIQUE

la niêmc forme que la relation entre les vitesses. On n'a pas, en général,

Il suftil de le véritior sur un exemple.

Reprenons le mouvement plan d'un point de coordonnées polaires r, 6. L'accélération relative, dans le mouvement relatif par rapport à OM est

mesurée sur OM par -r-j. Dans le mouvement circulaire d'entraînement, l'accélération d'entraînement a une composante portée par OM mesurée par — ''(7/) ^t une composante normale à, OM mesurée

sur Taxe 0-+-;^' par r-rr^. Si l'accélération absolue était la somme des

deux accélérations précédentes, elle aurait pour composantes

r-T-s- sur 1 axe 0 H-cf dt- 2

Or, nous avons vu, au paragraphe 19, que la composante y, suivant l'axe 0 est bien celle que nous venons de trouver, mais que la composante Y^ suivant l'axe 64-^ est :

(P^ ç^drdO '^'~''' di:'~^ "dtdt'

Pour avoir l'accélération absolue, il faut ajouter aux vecteurs Jr et

J, un troisième vecteur J^ mesuré par ^-yj-n sur l'axe O-f-^. On a donc :

J(i ^= J,. — h Je -j- Je'.

Ce "résultat est général : l'accélération absolue est la somme géométrique de l'accélération relative, de l'accélération d'entraînement et d'un troisième vecteur qu'on appelle accélération complémentaire ou accélération de Coriolis.

11 peut arriver que le vecteur complémentaire soit nul; dans ce cas, les accélérations se composent comme les vitesses. 11 en est ainsi lorsque le mouvement d'entraînement de (S) par rapport à (SJ est un mouvement de translation.

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