DE NEWTON
&0&. Le problème qui va nous occuper dans cette leçon peut être défini dans les termes suivants :
Étant donné un nombre a^, représentant une valeur approchée (Tune racine incommensurable x' de V équation f{x) i=o; V intervalle (a,, x') ne renfermant aucune racine de cette équation; trouver des nombres a,, a,, ... a„ donnant des valeurs de plus en plus approchées de x\ valeurs telles que ton ail : lim {a^ — x^)^o,pournz=, oo.
On peut résoudre ce problème par trois méthodes principales; la méthode de Newton, celle des parties proportionnelles; enfin par la méthode de Lagrange,
Nous exposerons successivement ces trois méthodes; mais elles reposent toutes sur un problème que nous devons préalablement traiter : nous voulons parler de la séparation des racines.
MIG. li^imratioii [des raeines. On dit qu'une racine o;'^ de réquation f{x) zz o, est séparée par l'intervalle (a, 3) lorsqu'il n'y a aucune autre racine de Téquation, dans cet intervalle. Si Ton suppose a < 3, a est une valeur approchée par défaut, 0 une valeur approchée par excès, de la racine x\
La méthode de Slurm permet de séparer les racines d'une équation donnée.
Substituons, en effet, les nombres a et 3 dans la suite dt;
Siurm : s'il y a perle d'une variation, on sait qu'il existe une seule racine de l'équation dans Tintervalle (a, 3) ; cette racine est donc séparée. Supposons maintenant qu'il y ait perte de deux variations ; ceci indique la présence de deux racines dans rintervalle (a, &), et il faut alors séparer ces racines. A cet eflet, on pourra substituer les nombres
S'il y a perle d'une variation dans Tinlervalle (a, ^^— ^),
les deux racines sont séparées ; Tune est située dans cel inter-
a-f-û valle ; Tautre est comprise entre et ^.
Si, au contraire, il y a perte de deux variations entre deux termes a, et ^i de la suite (i) on pourra considérer la nouvelle suite
et substituer ces nombres dans la suite de Sturm. En remarquant que
Ton voit, qa'au bout de n opérations de ce genre, on aura
Cette égalité prouve que la différence (x„ — ^„) tend vers zérO; quand n croît indéfiniment.
On peut donc dire que la méthode précédente, abstraction &ite de la longueur des calculs, conduit, avec certitude, à la séparation des racines.
R09. Formule de eorrection de IKeivton. Soit a, une valeur approchée^ el donnée, d'une racine inconnue x', de
TRfiNTE-HllITlËME LEÇON
réquation f{x) zz o« Soit h la correction, positive ou négative, qu^il fiiut ajouter à a pour avoir a;'; de telle sorte que
x'zia-*- A.
On a d'ailleurs /*(s+A) =r o, et Tidentîté connue
/^(a-^A)=/(a)-hV(*)+^rWH-..- f ^ ^ ^
donne
o =r(x)+hr {*)+... +
La méthode de Newton consiste à néglifçer, dans le second membre, tous les termes qui suivent A r (^)> et à faire subir au nombre (x, une correction A,, donnée parla formule
C'est la formule que nous voulions établir.
MM. Inteiprétetion s^ométriqve de la foraiale de ewrrevÊMwn de Mewton. Construisons la courbe dont Téquation est
et soit OA == a ; l'ordonnée correspondante A'A, est égale à /"( 2) .
METIIOOES D'APPROXIMATION
Le triangle rectangle A'AC^ donne
AA'ziAClgACA'.
D'ailleurs X'Cx est un angle dont la tangente trigonométrique est égale à f («)• On a donc
IgACA'^-rW,
el, par suile,