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DES EXPERIENCES

a*est que plus récemment qu'on a songé à construire en fer des ouvrages entiers, des ponts, des fermes de toiture. On trouve quelques recherches sur la résistance du fer dans les ouvrages de BuiTon, de plus nombreux documents dans les travaux de Rondelet, de Soufflet et de Perronet ; mais c'est surtout l'Angleterre qui a poussé loin l'étude des propriétés du fer et de la fonte- Les anciens travaux sont ceux de Telford, de Barlow, de Tredgold. La construction des ponts suspendus a été plus tard l'occasion de nombreuses expériences, faites en France par Navier, par Séguin atné, par Duleau, à Genève par le général Dufour. Une nouvelle série d'expériences sur la résistance de la fonte a été entreprise en Angleterre, de i84s à 1846, par MM. Hodgkinson et Pairbsdm; on en trouvera le compte rendu dans un article des Annales des ponts et chaussées^ publié en i855 par M. Ed. Pirel. L'emploi de la tôle pour la construction des ponts à grande portée a été depuis l'objet de recherches expérimentales faites à très grande échelle par Stephenson et par Fâurbairn, sur la résistance du fer laminé. Mais ces expériences avaient encore plutôt pour objet d'apprécier le mérite des nouveaux types imaginés par Stephenson que de déterminer le coefficient d'élasticité du fer. Les observations faites sur de grands ouvrages mettent en évideBce une curieuse particularité : le coefficient d'élasticité de la matière employée est toujours moindre dans un grand ouvrage que dans un petit

La fonte est peut-être de tous les matériaux celui qui se prête le moins bien aux calculs de résistance. Gela tient à sa nature cristalline. L'extension est en général plus capricieuse que la compression , et il semble qu'on doive , pour serrer de près les lois réelles de son élasticité, employer deux coefficients

ingénleors InToqaeot, pour Jastifler cet emploi du fer, Texemple de Perronet au Pont- Stioie^lfaxeDce. Mais la liaison par des crampons en fer des cours de Toussoirs de ce poot est rœuTre, non de Perronet^ mais de DemousUer, l'Ingénienr qui acheva le pont Boas sa direction. « H faisait cette opération k i'iusu de Perronet, qui assurément ne la loi aurait pas permise. » (De Prony, Notice sur Perronet, lue dans la séance publique des quatre Académies, le 24 ayril 1829.\

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différents, Tun pour les allongements, l'autre pour les raccourcissements. Ce serait introduire dans les calculs une complication bien gênante. De plus, la fonte a des propriétés toutes différentes suivant sa provenance et son mode dç fabrication. Certaines fontes sont très résistantes à la compression ; d'autres, douées d'une grande raideur, se brisent sous l'action des chocs. La forme de la pièce fondue n'est pas sans influence sur sa solidité; pendant le refroidissement il peut se développer, par suite des formes données à la pièce, des tensions intérieures qui prédisposent à la rupture suivant certsdnes directions définies : un choc ou un changement de température suffit alors pour que la rupture ait lieu. Enfin, on a remai*qué que l'élasticité de la fonte n'était pas égale en tous les points d'une même pièce, et les observations faites sur de grands ouvrages construits en cette matière ont montré qu'il serait nécessaire, pour rendre compte des déformations constatées, d'admettre deux coefficients différents, l'un applicable au pourtour de la pièce ou aux parties qui ont touché le moule, l'autre à l'intérieur, qui s'est plus lentement refroidi (i). 4^6» expériences de Hodgkinson ont consisté dans la rupture d'un grand nombre de morceaux, et l'ont conduit à déterminer les meilleures formes à donner aux poutres ou aux colonnes. La théorie de ces ré» sultats purement empiriques est encore à créer.

Pour le fer, au contraire, il obéit fort bien aux règles de' la théorie, et il présente par conséquent beaucoup plus de sûreté que la fonte. Il a d'ailleurs, comme la fonte, mais à un moindre degré, des qualités variables avec sa provenance. Ainsi le fer de l'Oural, traité au bois, est un fer extrèmemeni élastique, et capable de résister sans altération à des charges beaucoup plus grandes que le fer anglais traité au charbon de terre. Le fer de l'Oural est un excellent fer pour la construction des ponts métalliques, pour la fabrication des harpons, etc., tandis que le fer anglab, qui est plus dur, convient mieux à la fabrication des rails. Autrefois on ne connaissait

(f) MM» Collet-Heygrct et Desplaces, Mémoire sur le Tiadae de Taraseon (Annales der panls et chaussées).

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