‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 2)Chapitre 366 sur 544 · VOUTES SUR CINTRES · texte numérisé non relu

VOUTES SUR CINTRES

et a donné des formules usuelles qui peuvent rendre de grands services aux constructeurs. Si L est l'ouverture de la voûte, e l'épads» seur à la clef, la surface S du bandeau s'exprime par l'équation très simple S = mLe, m étant un coefficient qui dépend de la forme de la voûte ; il est égal à 0,75 environ pour le plein cintre. La pression p par centimètre carré pour la voûte sans surcharge s'exprime par p = nL, n étant un coefficient qui dépend de la voûte et de la position du point considéré. Nous renverrons au mémoire de H. Laterrade pour les conclusions pratiques que l'auteur a su tirer de ces considérations.

ÉQUltlBRB DES VOUTES SUR CINTRES»

333. Les cintres se composent de fermes en charpente entretoîsées les unes avec les autres, et dont l'objet est de soutenir les voussoirs à mesure qu'on en fait la pose. Une fois fermée, 1^ voûte peut être décintrée ; on a remarqué toutefois que les tassements des maçonneries sont moindres quand la voûte est restée sur cintre assez de temps pour que les mortiers aient pu se solidifier.

Le tracé du cintre se fait suivant une courbe parallèle à l'intrados, laissant entre elle et la voûte un intervalle égal à l'épaisseur des couchis. La courbure s'obtient au moyen de pièces sciées et rapportées que Ton appelle veaux. L'ossature de chaque ferme est formée d'une série de triangles en charpente, dont le système ne puisse subir d'autres déformations que celles qui résultent de l'élasticité propre des bois. Les efforts exercés par les voussoirs sur le cintre sont équilibrés par les réactions des appuis sur lesquels le cintre repose { ces réactions sont verticales.ou obliques, suivant le système de la charpente* Si elles sont obliques, leurs composantes horizontales sont empruntées aux pieds-droits de la voûte, et par suite le cintre exerce sur la maçonnerie du pied-droit une poussée, qui peut, dans certain cas, en compromettre la stabilité.

Les cintres retroussés que Perronet a employés pour la construc* tion des ponts de NeuiUy (1768-1772), de Mantes (1766), etc., sont

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