D*UN PRISME DE TERRE
Si le plan AC a cette inclinaison ^ on dira que le massif ACB est à la limite de stabilité correspondante à sa hauteur h.
Cette valeur tg a est une fonction de h. II existe une certaine valeur
de h pour laquelle a = o , alors la terre peut se tenir à pic ; pour une
valeur moindre de A, tg a serait négatif; mais ce résultat n'est pas ad-
Fig. 194. missible^ car si la terre était profilée suivant Tan-
gleaigu BAC, un prisme CAB pourrait se détacher sans glisser sur la face CB, et la cohésion qui le retiendrait serait une sorte de cohésion normale à la surface CB, et non une cohésion tançentielk^ comme le suppose l'analyse du proc blëroe. Les lois de cette cohésion sont différentes
de celles que nous avons prévues, et les formules ne sont plus applicables.
Pour A = 00, l'équation (3) devient simplement tga=:-^. L'in-
clinaison-limite est alors celle du talus naturel. La cohésion, qui est proportionnelle à la longueur CB, disparaît devant le frottement, qui est proportionnel à la surface CBA. La cohésion peut donc être négligée devant le frottement lorsque la hauteur h devient sufiSsam^
ment grande.
L'angle a peut varier entre 0 et 90* — f ; il est nul pour la valeur particulière de h qui annule le second membre de l'équation (3), c'est-à-dire pour
A=.§(/^+yr+7*).
Telle est la plus grande hauteur sur laquelle les terres puissent se tenir à pic.
Au moyen de ces formules, on a déterminé, par une série d'observations portant sur les hauteurs A, les valeurs des coefficients /et y.
Pour les terres, le coefficient / varie de 0.60 (sable fin et sec) A 1.43 (sol le plus dense), et est en moyenne voisin de l'unité; l'angle cp varie dans les mêmes circonstances de 3i* à 55**, et est en moyenne voisin de 4^**
Le coefficient y est plus difficile à connaître avec précision : d'après