DES TREILLIS ET DES PAROIS PLEINES
solidarité qui les soulage Tune par l'autre. Dans les treillis, au contraire, la rivure des barres demande l'emploi de grandes feuilles de tôle, ou de cornières de dimensions exceptionnelles ; d'où résulte un excès de poids et un excès de dépense.
Malgré cette infériorité économique du treillis, on ne renoncera pas à ce mode de construction pour s'en tenir exclusivement aux ponts à poutres pleines. L'élégance d'un treillis bien dessiné et l'aspect repoussant d'une paroi pleine ramèneront toujours un grand nombre de constructeurs à préférer le système le plus satisfaisant à l'ceil au système dont le bon marché est le seul mérite.
FLEXION DE LA POUTBE A TREILUS.
àOà. Soit toujours F la pression ou tension totale qui s'exerce dans les deux bandes horizontales de la poutre ; soit co la section de ces bandes, dans le plan défini par l'abscisse or, et E le coefficient d'élasticité du métal. L'élément de longueur e2r, pris avant la flexion sur la
bande comprimée, devient après la compression dx f i — j^jt^t
l'élément étendu acquiert la longueur dx ( i + •rr- ) • Si donc on désigne par p le rayon de courbure de l'axe moyen de la poutre, lequel
H axe est à une distance commune — des deux bandes « on aura la
proportion
d'où l'on déduit