APPAREIL DE M. CH. MANET
9* Qu'elle condait à la détermination de R par le produit de deux nombres, Tun très petit c» Tautre très grand et mal connu E, de sorte que le résultat peut être entaché d'une erreur relative considérable.
On peut se rendre compte des perturbations auxquelles sont soumises les barres d'un treillis, surtout dans la région centrale où les tensions théoriques sont très faibles , et où Texpérience révèle de3 changements de sens dans les tensions effectives, en observant que les rivures entre les barres des deux systèmes leur enlève la liberté de se déplacer à la demande des déformations qui s'opèrent dans les tables.
Soient AA', BB' deux barres de treillis, rivées aux tables AB,
A'B', au milieu de la portée, La flexion de la poutre rapproche les points A et B de la table supérieure et écarte les points A' et B' de l'autre table; si a, b, d^ h' sont les nouvelles positions prises par ces points, les deux barres, si elles étaient libres, occuperaient les positions ad^ hh\ qui sont parallèles aux anciennes, et leurs longueurs ne seraient pas altérées. Mais ce déplacement parallèle n'est pas possible si Ton rive au point 0 les deux barres l'une à l'autre; de là des tensions qui se développent dans les quatre tronçons OA, OB, OA' OB' et que constate l'observation ; tandis que la théorie réduit à zéro l'action des deux barres, parce qu'elles conservent leur longueur dans le transport parallèle de AA' en aa! et de BB' en hb\
APPABFIL DE U. GH. IIANET.
A3à. L'appareil de H. Ch. Manet sert, comme l'appareil de H. Dupuy, à mesurer directement les allongements ou raccourcisse-
ttents des barres soumises à des efforts de traction et de compression, ainsi que les intensités de ces efforts.
One boite A porte en son centre une aiguille G, mobile autour du pivot 0 ; son extrémité parcourt un limbe gradué, en refoulant à droite et à gauche deux bras, dont l'un, D, est seul représenté sur la figure; ces bras sont destinés à conserver sur Tappareil rindication
Fis. 368
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de l'effort maximum d'extension ou de raccourcissement subi par la barre dans les mouvements oscillatoires. L'aiguille G est commandée par un levier coudé G, muni d'engrenage, qu'un ressort à boudin H tend toujours à ramener au contact de la tige E dont il va être question tout à l'heure, La boite est attachée solidement en un point B de la barre soumise aux expériences. Le levier est actionné par