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OBSERVATIONS SUR LES VIBRATIONS DES POUTRES

A82. Le montage d'une poutre droite avec contré- flèche permet de réduire, ou de supprimer, ou enfin de faire changer de sens Taction de la force centrifuge. Mais il est rare que les poutres droites arquées primitivement vers le haut conservent bien longtemps leur flèche de montage.

Si, au lieu d'un train indéfini, roulant avec une vitesse uniforme sur la poutre, on veut tenir compte des dimensions finies du train, le régime n'est pbiB permanent» et le pnMëme rqprend toute sa complicaticm. Il y ft déformation de la poutre pendant le passage du train, et les forces d'inertie de la poutre elle-même sont nécessaires à l'équilibre. Néanmoins ces forces ne sont pas bien grandes en général, et l'on peut admettre que la déformation s'opère de manière à réaliser à chaque instant la situation d'équilibre qui cou* vient i. la position de la surcharge à cet instant; une fois le train passé, la poutre entre dans une série de vibrations autour de sa forme d'équilibre, jusqu'à ce que les frottements et la résistance de i*air l'aient ramenée au repos. L'amplitude initiale de la vibration dépend des efforts exercés par le train pendant son passage ; mais il s'en faut qu'en pratique, le mouvement s'opère suivant les trajectoires continues que suppose la théorie. Les chocs jouent là un rôle qui peut modifier sensiblement les résultats des calculs. Gomme on n'a pas jusqu'ici de données bien positives sur l'intensité et la fréquence de ce genre d'efforts, il est impossible de déterminer par le calcul, sans observation directe, l'amplitude des vibrations. . Cette recherche d'ailleurs serait peut-être sans résultats pour la question qui intéresse le plus le constructeur, à savoir, la durée de la construction. Il ne s'agit pas tant de chercher l'effet mécanique du passage des charges en mouvement, et de calculer les excès d'effort qui peuvent se développer par suite de ce passage, que d'apprécier l'altération moléculaire produite par les trépidations du métal. Les calculs de flèches partent toujours d'un coeflicieni d'élasticité constant, tandis que ce coefficient d'élasticité varÎQ vraisemblablement à la suite de l'ébranlement des molécules. Peut-être un certain temps de repos est-il nécessaire pour qu'une poutre métallique, ébranlée par le passage d'une charge, reprenne son état molécu-

860 i>outre!I parcourues par des charges mobiles.

laire normal. La perturbation produite par le passage d'une charge mobile doit surtout être nuisible aux régions des poutres continues à plusieurs travées où il y a renversement des efforts suivant la position de la surcharge (§ 3118) ; il est prudent, comme on Ta vu, d'abaisser pour ces régions la limite pratique de la résistance du métal.

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