SUR UN PLAN
encore admettre qae les pressions locales sont représentées en chaque point par Tordonnée de la surface cylindrique rapportée au plan sécant qui limite la bande comprimée. Mais quand on cherche la répartition effective, on est arrêté par cette circonstance, que l'étendue de la région comprimée n'est pas connue a priori.
Le problème ne peut donc être traité que par l'expérience. Nous citerons dans cet ordre d'idées les recherches de Coulomb sur la résistance au roulement des cylindres ; dans ce cas, la déformation n'est plus symétrique par rapport à l'arête du contact géométrique, et elle se produit tout entière en avant de cette arête. Dupuit et le général Morin ont renouvelé ces expériences en étudiant la question du tirage des voitures. La résistance des rouleaux a été étudiée à nn autre point de vue, en ce qui concerne les rouleaux de- friction qui supportent les fermes métalliques d'un pont, sur les culées ou les piles, et qui doivent faciliter les mouvements de dilatation et de contraction produits par les variations de la température. Pour un rouleau cylindrique en fonte de lo à 12 centimètres de diamètre, l'expérience a conduit à limiter la pression totale à \oo ou \^o kilogrammes par centimètre linéaire de génératrice. Cette limile peut être considérée comme faible, msûs il est prudent de ne pas la dépasser, si l'on a égard à la difficulté qu'on rencontre lorsqu'on veut égaliser les pressions entre les divers rouleaux réunis dans un même chariot pour recevoir la pression totale des fermes.
Lorsqu'on passe d'un rouleau à un autre de diamètre différent, la pression limite qu'on peut faire supporter à ces rouleaux varie proportionnellement à la racine carrée du diamètre, et l'on a, en appelant P la pression totale par centimètre de longueur et D le diamètre, P étant mesuré §n kilogrammes et D en centimètres,
Cette formule s'applique aux rouleaux en fonte. Les ingénieurs américains vont même plus loin, et posent