‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 10 sur 519 · FORME PAR DEUX MOLECULES · texte numérisé non relu

FORME PAR DEUX MOLECULES

est impossible d'amener, par rapplication d'une force extérieure, deux molécules à se toucher.

Lorsque r grandit indéfiniment, les forces R et A décroissent, et ont toutes deux une limite nulle ; les courbes AA\ RR' ont donc l'axe OX pour asymptote commune ; mais on suppose que R décroit beaucoup plus vite que A, de telle sorte qu'au delà d'une certaine distance, les actions mutuelles des deux molécules se réduisent à une très-faible attraction.

On peut construire une courbe des différences A — R ; pour cela prenons pour chaque abscisse OB une coordonnée BP" égale à la différence A"R" des ordonnées correspondantes des deux courbes, et portons-la au-dessous de l'axe OX, si en ce point la courbe R est au-dessus de la courbe A, et au-dessus dans le cas contraire. Nous obtiendrons ainsi une courbe PGP', qui passera par le point G, correspondant à la position d'équilibre, et qui sera asymptote à la partie OY' de l'axe des coordonnées ; prolongée indéfiniment vers les abscisses positives, cette courbe serait aussi asymptote à Taxe OX.

L'inspection de ces diverses courbes permet de distinguer l'équilibre stable de l'équilibre instable.

A la dislance r = OG, l'équilibre est stable, parce que, pour r un peu plus petit que OG, la répulsion l'emporte sur l'attraction, et que le contraire a lieu pour r un peu plus grand. 11 résulte de là qu'un petit rapprochement des molécules développe entre elles un effort répulsif, et qu'un petit écartement développe un effort attractif; dans les deux cas, il y a tendance des molécules vers la position d'équilibre qu'on vient de leur faire abandonner. L'équilibre ^est donc stable.

Si les deux courbes AA', RR' se recoupaient en un second point E,

^'8- ^' correspondant à une distance

r = OF, la position relative définie par cette distance serait bien encore une position d'équilibre; mais l'équilibre serait E . R' instable, car un léger rappror chement des molécules ferait

** naître une force attractive, qui

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