‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 139 sur 519 · DE LA FLEXION · texte numérisé non relu

DE LA FLEXION

entre le point a:= o et le point dont l'abscisse est x. Nous aurons l'équation

ou bien

1 M p""EP

et par suite

El M«

P« ~ El*

Donc Intégrons par partie la différentielle Wdx. Il vient

Or \ yidx est égal au produit de El par la variation de Tin-

clinaison -^ de la fibre neutre déformée, entre les deux extrémités ax

du ironçon que Ton considère ; nous pouvons donc poser Par suite

î«J.,,.= E,S.«[|-(|)J = E,Jg..-E,J(|),..

= E.5Adi,-El(|)/.

Donc enfin

S>«x = EI»[|-(|)J-E,J:*^+E,.(|);'

Si Ton prend la poutre entière, posée ou encastrée sur ses appuis

4ÎI8 GLISSEMENT LONGITUDINAL

extrêmes, on aura pour la limile a: = /, soit M = o, soit -^^ = o, et alors

C MVx= — ElTAcfy.

Le travail de la déformation est donc égal à

-i^Ady.

Les limites de l'intégrale sont relatives à l'abscisse x. 106. Exemple. Prenons une poutre droite de longueur /, posée sur deux appuis de niveau, et chargée d'un poids Q en son milieu.

On aura A = — depuis ^ = o jusqu'à j:=-, et A = depuis

w = - jusqu'à x — l.k est donc constant dans tcpte l'étendue de

chaque demi-poutre.

Or soit / la flèche. L'intégrale indiquée devient

^X=o Jx=o 2 Jx-- 2

et le travail des forces élastiques est par conséquent négatif et égal

à Q/*, moitié du travail du poids Q s'abaissant de la quantité /;

résultat analogue à celui que Ton constate dans l'allongement d'un prisme élastique sous l'action d'un poids Q.

RÉPARTITION DE l'eFFORT TRANCHANT ET GLISSEMENT LONGITUDINAL

DES FIRRES.

107. La théorie de la résistance au glissement longitudinal des fibres n'a été introduite dans l'enseignement élémentaire qu'à la suite d'une série d'expériences faites en Russie, par M. le colonel Jourafski, sur

DES FIBRES. ' *1; ' ^i *^9

la flexioD de pièces formées de planches superposées (i). Voici comment on peut se rendre compte de ce nouvel eflet.

Coupons la poutre par deux plans normaux infiniment voisins, PQ,

Pig ^Q^ P'Q', définis par leurs abscisses x et

p p, x-^-dx] soit G G' le plan de la fibre

|, /^— N neutre. Menons, parallèlement , à ce

[^ " ^ plan, deux plans infiniment^^nllB

\ y mm\ nn\ définis par leursjSBSn-

nées Gm = v, et Gn =r. v -\- dt\ Ces

deux plans taitercepteront dans l'élément de hi poutre PQQ'P'^tme

tranche ou fibre particulière, projetée en mrrivln,

La pression R développée par là flexion srtir l'unité de surface au point m est donnée par l'équation

— = M , d'où Ton tire R = îîî^.

Appelons u la largeur de la section de la poutre au point m. La section transversale de la fibre mrdrin est égale à udv\ et, par suite, la fibre reçoit sur sa face mn une pression totale égale à Ycudv.

Sur sa face rriri^ la fibre reçoit en sens contraire une pression totale égale à R'wrfr, en appelant R' la valeur que prend R dans la section niri ; en somme, la fibre mrri est sollicitée par une pression totale égale à la difl*érence (R' — R)wrft;. Mais R' — R est la diflérentielle partielle de R relativement à a:, et nous pouvons ^remplacer, suiramt

rfR la notation consacrée, R' — R par — ctr; la poussée subie par la

fibre est donc mesurée par l'expression analytique

ax

Cette force horizontale est équilibrée par les actions moléculaires développées par la cohéstl^n de la matière dans les plans mrri^ nri.

(1) Annales des ponts et chaussées^ 1856.

200 ^, ; i GLISSEMENT LONGITUDINAL

Désignons par S la mesure de cette force de cohésion, rapportée à r unité de surface, dans le plan mm!. S sera, dans l'intervalle des plans PQ, FQ', une fonction de r, et nous retrouverons cette force dans le plan nn', augmentée de sa différentielle partielle relative à v, et dirigée en sens contraire.

La surface d'application de la première force est égale à t^; la

surUce d'application de la seconde est ( w + -j- rft; )<fe, et prenant

la différence de ces actions contraires, il vient, en effaçant les infiniment petits du second ordre,

= -y- udvdx + S -7- dvdx dv dv

as.' \ ' dvdx, dv

L'équation des forces projetées sur un axe parallèle à la poutre est donc simplement

ou bien

u T- dxdv = \ ■ dvdx, dx dv

dK d(Su) u — = — ^ — dx dv

Supposons que la section de la pièce soit la même en tous les points de la portée. De l'équation R == — , dans laquelle I sera constant, on déduira, en prenant la dérivée par rapport à or.

et

dR v dM clr "~ I dx

Av I '

d(Su) Aifv dv ~ I

L'effort tranchant total, A, est une foncl^pa de x seul; on aura donc, en intégrant sans faire varier a:,

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