‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 265 sur 519 · RÉSUMÉ DES MÉMOIRES DE M. ALBARET · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES MÉMOIRES DE M. ALBARET

230. Dans un mémoire inséré au tome II des Annales des ponts et chaussées, année i86i, M. Albaret a étudié avec beaucoup de soin Finfluence de la variation de section des arcs métalliques. Voici les principales conclusions de son travail.

1° Dans7é6 arcs à section constante, le point le plus fatigué est

situé à l'extrados à la clef, toutes les fois que le rapport, -^, de la llèche à Fouverture, est inférieur à -^ ; il est situé, soit à l'extrados à la

/ clef, soit à l'intrados vers les reins, lorsque le rapport-^- est com-

(1) Sur la recherche des tensions maxima produites dans un arc métallique par un poids uniformément réparti suivant la corde, V. dans les Annales des ponts et chaussées^ septembre 1876, arUcle n» 41, une note de M. Yigan^ ingénieur des ponts et chaussées.

m RÉSULTATS OBTENUS

pris entre 0 et ? ; enfin, il est toujours situé à l'intrados vers les

reins lorsque — est supérieur à ^.

2* L'emploi de sections variables d'un point à l'autre de Tare permet, à l'égalité de résistance , d'économiser un certain poids de métal. Pour les arcs surbaissés, il y a lieu de reporter vers 1 extrados une partie du métal de l'intrados, en détruisant la symétrie de la section par rapport à l'horizontale menée par son centre de gravité ; Texcès de matière doit être au contraire porté vers l'intrados pour les arcs se rapprochant du plein cintre. Du reste, les applications numériques montrent que l'économie réalisée par la substitution de sections variables aux sections constantes est moins importante pour les poutres en arc que pour les poutres droites; résultai qui doit être attribué à ce que la forme en arc répartit les efforts dans les diverses sections de la poutre plus également que ne le fkit la fornifi droite. ...

8^ H. Albaret a comparé entre eux trois types principaux d'arcs métalfiques : le premier est un arc dont la hauteur est constante et la section partout la même ; le second a la même hauteur pai'tout, mais la section est renforcée des naissances vers la clef; le troisième a une hauteur graduellement décroissante des naissances à la clei, avec une section croissante. Le second type est le plus avantageux

pour les arcs dans lesquels le rapport — est inférieur à ^ ; le troisième convient particulièrement aux arcs dans lesquels ■4|^t plus

grand que ^ , et l'adoption de ce type peut conduire alors à une économie d'une certaine importance. Enfin, pour les arcs dont le surbaissement -^ est compris entre ^ et -r, la forme de l'arc parait

à peu près indifliérente.

Tous ces résultats supposent que les charges qui pèsent sur l'arc sont également réparties dans toute l'étendue de la portée. M. Al-

PAR M. ALBARËT. 415

baret ne s'est pas contenté de cette première hypothèse : il a publié, dans le tome IV des Annales (année 1862), un second mémoire où il apprécie l'influence des charges incomplètement réparties. Nous ne pouvons que renvoyer ici à cet important travail. Les résultats sont très-significatifs ; les surcharges appliquées à la totalité de la portée ne correspondent pas au plus grand effort subi par la matière, et, pour prévoir les cas les plus défavorables, il faut calculer les valeurs de R en différents points de l'arc pour des surcharges incomplètement réparties. Dans la pratique, on peut supposer ordinairement que ces surcharges incomplètes s'étendent à toute une moitié de la portée. L'emploi des sections variables, loin de corriger les inégalités d'efforts produites par la distribution des charges, peut, dans certains cas, accroître ces inégalités. A ce point de vue, l'uniformité de la section paraît une règle assez sage à' suivre.

Une fois la section calculée dans l'hypothèse d'une charge complète, on l'augmentera de i5 à 20 p. 100, pour tenir compte de l'influôiice des charges inégales, sauf à vérifier ensuite, par le calcul et la construction des épures, si la section ainsi amplifiée suffit aux efforts qu'elle peut être appelée à supporter.

Dans un troisième mémoire, qui a paru dans le cahier des Annales de décembre 1870, M. Albaret a rendu compte des études auxquelles il s'était livré à l'occasion des ponts en arcs surbaissés construits sur la ligne d'Alger à Oran. Les conclusions de ce dernier travail font ressortir la grande influence de la hauteur de la section de l\irc sur la raideur de la construction, et l'influfence non moins considérable de la rigidité des tympans. M. Albaret conseille d'observer les déformations des arcs sous les charges d'épreuve plutôt aux reins qu'à la clef : méthode déjà proposée par M. Darcel. Enfin le mémou-e contient une comparaison instructive des arcs en fer avec les arcs en fonte. Contrairement à l'opinion qui dominait il y a une trentaine d'années, M. Albaret n'hésite pas à préférer le fer, qui donne plus de raideur que la fonte, même à poids plus faible.

Ce mémoire contient des formules empiriques qui font connaître le poids propre des divers ponts étudiés par l'auteur. Ces for-

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