Bélanger, dans le § 12 de sa Théorie de la résistance
(1) V. Bresse^ Cours de mécanique appliqués, P* parUe, cbap. v^ S 183.
170 CUAUDIÈRÈS ELLIPTIQUES.
et la flexion plane des solides (i), donne un exemple du calcul de la résistance d'une chaudière elliptique, qui montre bien l'influence de l'excentricité.
Dne chaudière à foyer intérieur, dont le diamètre moyen est d'un mètre, supporte du dehors en dedans une pression de 4 atmosphères, ou d'environ 4o 000 kilogr. par mètre carré. L'épaisseur est de i5 millimètres. On trouve que la chaudière ayant pour demi-axes primitifs» j||Gf quantités
Oo = 0";507, 6« = 0* 493,
prend par suite de la déformation les demi-axes
de sorte que son excentricité augmente ; la pression maximum, qui a lieu au sommet du grand axe, a pour valeur
Si le profil de la chaudière était rigoureusement circulaire, la pression s'élèverait seulement à i^,36 par mill. carré ; la faible excentricité qui lui a été donnée rend quintuple la pression-limite. Si l'on avait déduit R des valeurs o"',5o7 et o°',493 des demi-axes primitifs, on aiuait trouvé
R = 1352000 (1 + 2,T7) = 5 097 040 klL,
résultat trop faible d'un tiers environ. Lorsqu'au contraire la pression agit de dedans en dehors, l'excentricité diminuant, on peut employer dans la formule les valeurs primitives des demiaxes, ûo et ôoi et elle donnera une limite supérieure de la résistance par unité de surface.
(1) Paris, Mallet-Bachelier, 1868.