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RÉSISTANCE DES PORTES D ÉCLUSE

2â^, Aux problèmes sur la résistance des surfaces, on peut annexer certaines questions relatives aux planchers, aux toitures, aux portes d'écluse. Nous choisissons les portes d'écluse comme un des exemples les plus intéressants d'une étude de cette nature. Le problème est extrêmement complexe quand on veut le traiter en toute rigueur ( i ) ; mais la méthode que nous allons exposer est une méthode simplifiée, que l'on peut suivre dans les applications.

Les écluses sont, en général, munies d'une paire de portes symé* triques et symétriquement placées, qui, mobiles autour de leurs poteaux- tourillons^ ferment le passage en s'arc-boutant Tune contre l'autre, ou bien le laissent libre en s' effaçant dans les enclaves réservées dans les bajoyers. Chaque porte consiste essentiellement en un cadre rectangulaire ; les côtés verticaux de ce cadre sont formés par le poteau-tourillon et le poteau busqué^ et les côtés horizontaux par la traverse supérieure et la traverse inférieure. Les portes fermées dessinent en plan un chevron; leurs traverses inférieures portent sur la saillie du buscj leurs poteauxtourillons sur la maçonnerie du chardonnet^ enfin leurs poteaux busqués sont en contact, et se fournissent un mutuel appui. L'intérieur du cadre est garni de pièces horizontales appelées entretoises^ ou bien de pièces verticales appelées aiguilles; les premières* rattachent le poteau-tourillon au poteau busqué; les secondes rattachent la traverse haute à la traverse basse ; d'autres pièces, que nous indiquerons plus loin, sont destinées à donner de la rigidité aux assemblages des éléments principaux de l'ossature ; enfin le bor-

(1) Voir Annales des ponts et chaussées, année 1867, n» 152, t. XIII, un mémoire do M. Lavoinne sur la flexion des entretoises et du bordage dans les portes décluse.

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daffe recouvre toute cette charpente » et reçoit diredtement ]a pêA* sion de l'eau.

On peut considérer la porte d'ècIuse'daoB deux situations prind pales, quand elle est fermée, et quand elle est ouverte. Quand elle M est fermée, elle supporte sur la faee d'amont une pression supérieure à la pression qui s'exerce sur la face d*aval; *et elle .se trouve dans les conditions les plus défavorables de résiflUpW torique I|Adiflérence du niveau de Teau dans les deux biefs est lapl^ gpail||^l0S:^ sible. Lorsque la porte est ouverte, elle n'est plus soumise qu*& l'action delà pcsanteuPi qui tend à la fois à la renverser autour#B la.crapaudine du poteau-tourillon en arrachant le collier, et à défoncer le cadre rectangulaire en faisant tasser d'une certaine quantité le poteau busqué. Nous examinerons successivement ces deux* situations.

258, Considérons d'abord l'équilibre de la porte fermée. Soit ABC le buse, donné par la largeur AC du pertuis libre, et pai* la ^*«- ^^^ flèche BF du chevron au milieu

de cette ouverture.

AE, CD sont les enclaves où les portes s'engagent, en retraite sur le parement des bajoyers. A et C sont les deux chardonnets voisins des axes de rotation. Nous représenterons par 2a la distance AC des points d'appui latéraux des portes, et par f la llèclie FB. Il en résulte que la longueur AB ou BC de chaque vîujtnil est égale à y^a' -j- /"', quantilé que nous représeiileron^

Coupons le vantail par un plan vertical normal à sa direction, e soit MN sa hauteur (fig. aà8) ; soit PQ le niveau de l'eau sur la face d'amont. FQ' le niveau de Teau sur la face d'aval. Pour trouver la pression totale exercée par la porte sur chaque vantail, menons par le point M une horizgntale indéfinie sur laquelle nous pren-

Fig. M8.

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