‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 37 sur 519 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

Lorsqu'une roue 0 pose sur le sol, la charge P de cette roue n'est ^'^s* ^1* pas davantage appliquée en un point unique A,

car la déformation commune de la roue et du sol fait naître autour du point de contact A une région finie sur laquelle la charge se répartit.

Le contact géométrique de la roue et du sol limite ici les déformations ; car la surface de «"^ contact augmente rapidement à mesure que la

déformation grandit. Si au contraire nous considérons l'action d'un couteau dont le tranchant presse la surface d'un corps, la pression rapportée à l'unité de surface est très-grande, parce que la surface d'application est très-réduite, et de plus, à cause de la forme du couteau, la surface d'application s'accroît peu à mesure que la déformation augmente : aussi, dans ce cas, la déformation est généralement très-sensible ; elle porte d'ailleurs principalement, suivant la dureté relative des matières, soit sur le couteau , soi t sur le corps, qui est coupé. Lorsqu^on parle d'une force P isolée, appliquée à un solide en

équibre, il faut donc entendre une résultante de forces élémentaires ; P sera par exemple une somme d'actions parallèles infiniment petites. Soit p la P charge par unité de surface au point A d'une section EF, et diù Y élément de surface ABGD ; pdtù sera l'une de ces actions élémentaires, et l'on aura

Fig. n

l'intégrale étant étendue à toute la surface, grande ou petite, EF, sur laquelle se répartit la force P.

Une force parait isolée lorsque la surface sur laquelle elle se répartit est trës-petite, et échappe par là à une mesure précise, comme il arrive pour la roue posant sur le sol. Les forces isolées que Ton introduit ainsi dans la résistance des matériaux correspondent aux forces instantanées de la mécanique rationnelle* On sait qu'une force instantanée P est en réalité l'impulsion d'une force

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