‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 462 sur 519 · PLEINE OU EN TREILLIS · texte numérisé non relu

PLEINE OU EN TREILLIS

mento, sur le chemio de fer qui rattache la ligne de X^^nne à Trieste : Pig. 323. à la ligne de Venise à* Vérone* On n'ayait là ; qu'ui^e

faible hauteur disponible entre le plan des rails^^t le niveau des hautes eaux. Le rail est noyé entre deux poutres jumellest dont les parois verticales se réunissent en bas & une semelle commune. Des cloisons placées de distance en distance entretoisent «^ deu< parois. On ne s'est résigné à cette disposition peu

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commode, qu'à cause de l'insuffisance de la hauteur des firmes.

ÈQUIL1BA£ D£S POUTRES AHÉBIGAIMES.

390. Les divers systèmes des poutres américaibes sont classés en sept catégories principales dans le rapport de missiop de M. Ma* lézieux aux États-Unis (1870).

• Le premier type est celui du treillis simple, formé par la juxti4>o- ^tion des triangles égaux; nous avons donné (%% 353 etsuiv.) la théorie de la répartition des pressions et des tensions dans un tel système«

Les six autres types, ont un caractère commun : celui cTéviter quune même pièce soit appelée successivement à travailler à t extension^ puis à la compression. Les ingénieurs américains paraissent attacher une grande importance à cette condition; nous en avons iious-mème signalé plusieurs fois l'utilité (§ 900). Il ne faut pourtant rien exagérer. Au point de vue théorique, il n'y a pas de différence appréciable entre une réduction d'qffort de 6 kilogrammes à 2 par millimètre carré, la pièce travûllànt dans le même sens, et une variation de s kilogrammes à la traction à 3 kilogrammes à la compression. Tout ce qu'on peut raisonnablement exiger, c'est que les pièces appelées à travailler dans les deux sens soient soumises à un moindre effort que les autres ; telle est la règle qu'on suit dans les machines à vapr^ur pour les tiges des pistons, qui peuvent développer sans inconvénient des poussées et des trkctions alternatives. Observons d'ailleurs que la loi de (ionti-

nuité étant toujours sensiblement suivie dans un ouvrage bien construitf les pièces qui travaillent alternativement à l'extension et à la compression sont situées dans les régions voisines des points où les efforts changent de signe en passant par zéro ; il en résulte que les nécessités de la construction appellent forcément dans ces régions un certain excès de matière^ et que les pièces se trouvent ainsi naturellement nourries à la demande du travail alternatif quon leur impose.

L'adoption de la règle américaine conduit, dans certains cas, i des systèmes dont les organes ne travaillent pas tous à la fois : pour une position donnée des cliarges» une partie des pièces est réduite à l'état parasite, et ne contribue en rien à les éqifilibrer. Une telle pièce passe subitement de l'effort total à zéro, variation qui n'est pas sans inconvénient pour la conservation de la pièce et de ses assemblages.

391 • Les six classes que nous avons annoncées sont : 1"* Le système Fink, ou poutre à poinçons, analogue à l'arbalétrier de la charpente Polonceau ;

Flg. tu.

Tablier npèrknr (1)eck bridge).

2* Le système BoUmann ;

Fig. 815.

TablUr inférieur (throngh bridge).

5^ Le système Howe ou Jones*;

Fig. 326.

W" Le système Murphy Whipple ;

Fig. S%7.

f>-îv^rs<cr^;

t^;Nii'-^__\jL'

d"" Le système Lioville:

FIg. 3t8.

6* le système Posl.

Daos ces diagrammes, les traits simples indiquent les pièces étendues, les traits doubles les pièces comprimées, les traits ponctués les pièces qui ne supportent aucun effort dans l'hypothèse d'une répartition égale de ses surcharges, mais qui peuvent être appelées à développer des efforts lorsque la surcharge se déplace.

Dans le dernier système, l'inclinaison des barres comprimées change de sens à partir du milieu de la travée.

6dj$ ÉQUILIBRE

Si Ton examine attentivement les quatre derniers systèmes, Qii«voit qu'ils appartiennent tous à un seul et même type, identique comme théorie à celui des poutres américaines en charpente de Howe, étudiées dans le chapitre suivant L'identité est complète pour le système n** 3 (Howe ou Jones). Le système p** A n'en difi^e que par l'échange des compressions et des extensions, et les formules de l'équilibre intérieur restent les mêmes. Le système Linville n'est que le système Murphy Whîpple doublé^ de la inènae manière qu'on peut doubler le système de Howe (§§ 397 et 4i4)» Rien n'empêcherait de le tripler, seulement on ne sait plus au juste, quand on superpose ainsi plusieurs systèmes simples, comment les chaînes se répartissent entre chacun des systèmes simples réunis dans le système total. Le système Post, enfin, est le système Linville modifié par l'inclinaison des poteaux verticaux : les procédés de calcul de cette poutre seraient encore les mêmes, sauf à tenir compte de cette inclinaison. Ces quatre types ne donnent donc pas lieu à une théorie nouvelle, et il nous suffit d'étudier les systèmes 1 et 2.

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