CHANGEMENT DE SIGNE DE P
si n est pair, il n'y a pas de terme du milieu, et aucune valeur de P n'est nulle; si n est impair, il y a un terme du milieu, lequel est nécessairement nul et correspond à Tentre- boulon central, où les deux barres des croisillon3 n'exercent ni l'une pi l'autre d'efforts sui* les coussinets.
Pour éviter toute erreur en passant des valeurs de P aux valeurs de F et de H, il est bon de partager tout d'abord la poutre en deux parties, l'une où les valeurs de P sont positives, l'autre où elles sont négatives et correspondent aux barres renversées. On place ensuite dans chacune de ces portions les valeurs successives de F et de H, à partir de l'appui qui termine la portion considérée, en marchant vers le centre de la poutre.
411. Jusqu'à présent, nous n* avons pas eu besoin de déterminer le moment flechissant.de la pièce en un point donné. Cette notion est, sinon nécessaire, du moins utile pour le calcul des poutresaméricaines continues de plusieurs travées. Elle s'introduit d'ailleurs sans aucune difficulté.
Nous avons posé plus haut l'équation générale des moments
(H»i - Uk)h + (P».i — Qk]h sin a = 0.
Nous avons admis ensuite que Tune des deux forces P et Q était nulle dans un même entre -boulon, et nous avons supprimé la seconde; mais nous avons reconnu qu'une valeur négative de P, prise positivement, indiquait la valeur de la compression dans la barre du système Q, la compression dans les barres du système P étant nulle alors. Enfin, nous avons vu que lorsque P^ est positif, on a F*.i =H|i, tandis que Fk+i=Ek quand P;^ est négatif^ ou quand le travail dans les barres est renversé.
Dans l'une ou l'autre de ces hypothèses, les forces Tk±:\ eifl^ forment un couple qu'on met en évidence en coupant la poutre par un plan parallèle à la barre inclinée qui subit une compression dans l'entre-boulon. Le moment de ce couple H* x h est le moment fléchissant de la section de la poutre suivant ce plan incliné.
L'équation précédente démontre que la variation du miornent