PRÉFACE. VII
chés et complétés, ont pu être reproduits dans un travail plus étendu. Notre Théariedes poutres droites, débarrassée des parties étrangères à Tobjet spécial que nous avons en vue aujourd'hui, a été refondue en entier pour entrer dans notre nouvel ou- Trage.
EDOUARD C0LLI6N0N.
Paris. Ulliaia 1809.
DÉFIMTIONS.
1. Les matériaux qui entrent dans les constructions appartiennent en général à la classe des corps solides.
Un corps solide est un corps qui oppose une résistance appréciable aux diverses déformations qu'on veut lui foire subir.
Dans la mécanique rationnelle on étudie T équilibre et le mouvement de corps solides invariables^ c est-à-dire indéformables, quelles que ^ient les forces qu'on leur suppose appliquées ; mais ce sont là de pures conceptions géométriques qu'on ne rencontre pas dans la nature.
Ha corps fluide^ liquide ou gaz, oppose une résistance appréciable aux déformations qui ont pour résultat de réduire le volume total occupé par ce corps; mais les changements de forme qui ne sont pas accompagnés d'un changement de volume peuvent s'effectuer sans effort, du moins sans effort sensible.
La définition des corps solides qui vient d'être donnée distingue donc à la fois les corps solides naturels des corps solides géométriques, et les corps solides des fluides, soit liquides, soit gazeux.
Certains systèmes peuvent se comporter comme des. solides à
l'égard de quelques déformations particulières, tout en n'opposant
qu'une résistance insignifiante aux autres déformations. Un /(/, par
exemple, peut être courbé sans effort, et ne peut être allongé sans
travail. Un tissu résiste aux déformations tendant à allonger Tun des deux systèmes de fils qui le composent, et se laisse infléchir sans résistance.