‹ Cours de mécanique appliquée aux constructionsChapitre 207 sur 309 · DES NAVIRES · texte numérisé non relu

DES NAVIRES

Teau en avant du bateau, tandis que la propulsion au moyen des rames détruit cette accumulation en chassant l'eau vers l'arrière pendant que le bateau en se déplaçant la pousse vers l'avant.

La propulsion par l'hélice est moins parfaite au point- de vue mécanique que la propulsion par aubes; car l'appareil communique à l'eau, non-seulement des vitesses parallèles en sens contraire de la marche du bâtiment, mais encore des vitesses normales à cette direction ; ces composantes normales sont sans influence sur la propulsion, et une notable partie de la force vive de l'eau est ainsi produite en pure perte.

PABAOOXE DE DUBUAT.

S&O. Les expériences de Dubuat sur Faction mutuelle des corps solides et des liquides dans le mouvement relatif l'ont conduit à admettre que « dans Tétat de repos, l'eau offre plus de facilitera se laisser diviser, et par conséquent moins de résistance que quand elle est en mouvement. » On constate en effet une moindre résistance, à vitesses égales, quand on déplace le solide dans une eau tranquille, que quand on fixe le solide au sein d'un courant d'eau. Cependant cette inégalité parait contraire à l'un des principes fondamentaux de la mécanique, au principe de l'indépendance des mouvements relatifs. L'explication de ce paradoxe est facile, si l'on obsei*ve qu'un courant fluide se coaipose de plusieurs filets animés chacun d'une vitesse particulière, de sorte qu'il n'existe pas une vitesse d'entraînement unique qui, composée ayec les vitesses réelles de l'eau, réduise au repos la totalité de la masse liquide. Lorsqu'un corps solide se meut dans une eau tranquille, tout se passe comme si l'eau recevait un mouvement égal et contrûre, le corps solide demeurant fixe ; mais le mouvement réd ide Teau qui s'écoule est tout différent de ce mouvement fictif où fimtes les molécules d'une section seraient animées à la fois de vitesses égales. Si l'on place un solide fixe au milieu d*un cours d'eau, on pourra ramener par la pensée ;Ie filet central à l'iuimobi-

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lité, en appliquante rensemble;du corps et du liquide tifte' ^ntessc égale et contraire à celle de ce filet; mais alors les vitesses des autres filets, qui sont moiodres que la vitesse du filet central, ne seront plus nulles, mais deviendront négatives. La présence du corps au sein du courant rejette latépâlement une certaine ïnasse d'eau qui éprouve dans son trajet une résistance de la part des filets moins rapides. De là l'augmentation de résistance constatée par Dubuat.

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