‹ Cours de mécanique appliquée aux constructionsChapitre 210 sur 309 · DE JAUGEAGE · texte numérisé non relu

DE JAUGEAGE

d'eaux basses. La formule générale du débit en un point donné paraît devoir être de la forme

Q = mh)Jh + C,

où m est un coeifficient constant, G le débit en eaux basses, et h la hauteur au-dessus de Tétiage. Pour la Garonne à Langon, on a adopté la formule trinôme

où'fc est ei mètres ïa hauteur à réchelle' du pont; cette formule a été vétîrièé jVïsqu'à i^M (*)*.' ' . .' '

Pour le ^Bfh^ne â Valettce, on a donné la formule

û = 325-« -f- 365A. + 40A« + \kh%

oùQ 6stle^ débit par seconde, évalué en mètreà cubés, et R la hauteur en mètifedicbi plati d'eau à une échelle dont le zéro é3t voisin' de Fétiage dû •flèavé (^. . -

(*) Ânnfiles de$ ponts et chaussées^ janvier 1863, p- 37, — La loi qui lie le débit Q

è*dir tieuvtf à fa 'pVofotidéor d'eau p est fort obscure, d'autant plus que l'élément qu*on

appeUfs pfofMeur eif> en Mmme^ fiM«ft ouil ddftii. Castelli a proposé la formule Q ^ mp\ où m est un coefflcient constant; celte for«

mule est fondée sur Thypothèee que la vitesse est proportionnelle à p.

OûgUèlmlni pose 0 = m/>' = mp \p, ce qui suppose la vitesse proportionnelle à \p.

I^'aDtmslato ont été'propotéei» eAtto âutrtiâ cëtt64}oft'dontieM. Comby danè son mé* moire sur l'endiguernent des rivières, et d'où il résulterait que dans un flenue, l^ carrés des largeurs sont en raisof^ inverse des cubes des profondeurs; relation qui suppose raOj^liiûi une fotite 'de confditions parUculiéreè'. Voir sur ce sujet /. Ntizitini, Bcaîe aniiçhfi di deflussQ d^lCçisUUi et dcl Guyliçlmim [Giornaie, dei Çénio civile, 1&78).

(•*) {Annales des ponts et chaussées, septembre 1878, p. 143), — Pour le Pô, à PoafétogMc6ro;i^n a prdpôsé fes Yotmulêfl Mvimtes, où p désigniB ta profondeur :

« <) = 4!4p*(Na»ani)

/ Q^9GUp^*^ .

Q:sa «sp* + iiMp 4- 79,no (Possenti). ,

Lft piremière forâstile parait ptéfërable aux suivantes : elle se rapproche beaucoup de la flerBivfe» ■

406 DÉBlï DE& RrriÈWÊSj '

242. fotxr le ' jaugeage des- Bouïces, ndtis avonâ déjà feit conûàfttrè remploi dn ké\)erMr en' mîrtce j^aroi (g 93)jicê proèédQ rfest' applicable qu'au jaugeage des sources à flâM de coteau. S-il^s^agit d'une sou'rCeâituée au fond' d-une! rivière, ce qui se rencôntre-frôquemtrient dans lels cours- tfeau' qui traversent des fOrmatlons^ perméables, on la jaugera par différence; c'est-à-dire, on meëutertt, -an moyen du tube de Pitot ou du moulinet, le débit du cours* d*éau datis ' ' une section eri ailiont de la source, et le débit dAtis une sectlôti» en • aval. L'augmentation constatée sera le débit cherché* Quelquefois', on pourra trouver une diminution au lieu d'une augmentation. AJors^ au lieu de recevoir de nouvelles eaux dans Tintervalle des deut profils, la rivière éprouve une perte.

Les rivières de la craie blanche présentent ces caractères, tte' sont comme les affleurements à ciel ouvert de la nappe liquidé soii-* terraine qui coule dans ce terrain éminemment perméable. Lesvallées profondes mettent à découvert Teau de cette nappe intérieure ; les vallées moins profondes restent sècjaes à la surface; mais il suffit d'y creuser des puits pour retrouver la couche liquide; la pureté des eaux de ces puits fait bien voir qu'ils pénètrent dans une eau Qoa^ rante. Dans ces conditions, les rivières grossissent de volume appa-r rent, do la source à l'embouchure^ sans qu'on aperçoive aucun affluent qui justifie cette augmentation de volume. Telles sont tes petites rivières de la Gbadnpagoe, la Somme, la Soude, < la Goole^ Elles se distinguent par la pureté et la limpidité de leurs eaux «t par. une grande uniformité de régime .(*) .

2&S. M. P. Boileau a fait connaître récemment une méthode de jau^ geage pour les cours d'eau {Comptes rendus de t Académie des meAcea^ 31 mars 1879); voici comment elle se résume.

Soit u la vitesse moyenne ;

V la vitesse maxima, ou vitesse du filet principal;

W la plus grande et w la plus petite des vitesses des filets superficiels; la vitesse w a lieu près de la rive.

(*) W'Documenis relatifs aux eaux de Paris, 1861. Second Mémoire de M. le préfet de la Seine, du 16 juillet 18S8. — H. Darcy, tes Fontaines publiques de Dijon, Appendice, Note G, p. 534 et suiy.

METHODE: DE M. OOItEAlî. 407

L'expérience montre que V/ epi un peu inférieur i V; M. Boileau adoiet que le filet» principal, ce^t-à<lire, celui qui a la vitesse la plus gtai]de, est aitué au-dessous dek surface libre d'une quantité aupluségale au quart.de la profondeur. La vitesse uioyenûe u est rompriaes entre W et w; eufmil existe sur la su^-face libre du cours d'eau deux lilets dont la. vitesse est égale à t* : ce sont ces filets que M. Boileau. appelle filHs jaugeurs,. L'observation de, leur vites$e fait connaître la vitesse î4, d'où résulte iaunédlatement le débit,

Lorsq^^e la (Section du cours d'eau ne présente pas de variations trop ra.pides dea profondeurs, on peut déterminer approximativement la positioû des filets jaugeurs par rapport au filet superficiel le plus rapide, à l'aide de la formule suivante : soit A k distance horizontale du filet jaugewr dont la vitesse est W ; l la distance de la rive voisine au filet dpnt la vitesse est W ; ^

onaqi'a entre A, et / la formule empirique

où C désigne une constante. Cette formule, appliquée successivement aucaoa} de Marseille, au Mississipi, et au canal du Rhône au Rhin, c'est»«Vdire à des cours d'eau qui ont, le premier, 6 mètres de largeur sur 4 "\3f7 de profondeur, le second 1.037" sur 25 à 30 mètres, le troisième 14", 60 sur 2 mètres, donnent pour Clés valeurs 0.919, 0.922. 0.926.

Cette méthode de jaugeage ramène, comme on le voit, la recherche de la vitesse moyenne à la détermination des vitesses de certains filets particfftiers.

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