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SUR LES MACHINES ÉLÉVATOIRES

calculera en divisant le nombre ainsi obtenu par le rendement de Tappareil élévatoire qu'on veut employer, et le quotient par le rendement de la machine qui mettra cet appareil en mouvement.

35A. Le choix de la machine élévatoire dépend d'une foule d'éléments 4ivers*

Pour une petite quantité d'eau à rejeter à une faible hauteur en dehors d'une fouille, on se servira, par exemple, de l'écope ou des seaux à bras. La hauteur devienl-elle plus grande, de 2à & mètres par exemple, on emploiera la vis d'Archimède ou le tympan de Lafaye ; au-dessus de 4™, il faudra recourir à une ou plusieurs pompes si le volume d'eau à enlever dans T unité de temps est très considérable. Les pompes se prêtent à toutes les hauteurs et permettent d'atteindre les profondeurs les plus considérables. La noria convient particulièrement pour élever en peu d'instants un petit volume d'eau à une grande hauteur, lorsqu'un tel travail doit s'opérer d'une manière discontinue.

365. Il y a aussi une grande variété dans le choix du moteur à employer pour mettre en mouvement les appareils élévatoires.

Les principaux moteurs sont les hommes, les chevaux, quelquefois les ânes ou les bœufs (*) , le vent et la vapeur. La première question à résoudre est celle de la puissance du moteur; la seconde, celle de la place qu'il exige. Ce dernier point de vue a une importance capitale sur les chantiers où il y a à faire des épuisements. L'emploi des machines à vapeur locomobiles parait commandé dès qu'il s'agit de développer en peu de temps et sur un espace restreint un grand travail utile.

On peut employer aussi une machine hydraulique, soit une roue, soit une tiu^bine, soit une machine à colonne d'eau; cette dernière solution suppose qu'on ^it.à sa disposition un certain volume d'eau tombant d'une grande hauteur. L'ancienne machine de Marly, qui

(* ) Sakieh d'Egypte, Cuppilay de l'Iode {Annales des pcnis et chaussées, octobre 1869 ( Irrigations de Vlnde, par M. Lamairesse).

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élevait les eaux de la Seine au moyen de pompes aspirantes et foulantes, était mise en mouvement par quatorze roues & palettes (*) . Les polders de Hollande n'étaient asséchés autrefois que par des vis d'Archimède mises en mouvement par des moulins à vent. Aujourd'hui on donne, non sans raison, la préférence aux machines à vapeur (**).

3&6. C'est en Angleterre que T usage de ces machines pour les épuisements s'est primitivement répandu. Le premier essai réellement pratique est, après la machine atmosphérique de Newcomen, appelée aussi pompe à feu^ la machine à basse pression de Watt, qui n'en a été, à vrai dire, qu'on notable perfectionnement. L'emploi de la détente a permis, bientôt après, de pousser très loin l'écoïwmie du combustible, et enfin la machine de Cornouailles est devenue le type le plus remarquable des machines destinées aux épuisements.

On l'emploie, dans la Gornouaille anglaise, aux épuisements de mines de cuivre et d'étain, dont les galeries s'étendent à de grandes profondeurs et sont continuellement exposées aux inondations. Le comté de Gornouailles est fort éloigné des districts houillers de l'Anglçterre; le charbon y est donc à un prix élevé, ce qui conduit, non seulement à en consommer peu , maïs encore à n'en employer que d(^ bon. La qualité du combustible est assurément pour quelque chose dans la supériorité constatée de ces machines. Les causes spéciales de cette supériorité sont la haute pression de la vapeur à l'admission, la longueur de la détente, qu'on peut régler à volonté, un temps d'arrèi complet entre chaque oscillation simple du piston, ce qui donne aux clapets des pompes le temps de se fermer sans choc, et la dispo^iioa particulière des soupapes qui règlent la distribution.

Les machines de Gornouailles sont à simple effet, et la descente des piétons des pompes s'opère sous l'action de leur poids propre et da

(•) Annales des ponts ei chaussées, 1864; Études sur ies eaux de Marly et de Versaiiies, pn M. v^iès. — Mi^tor, Arck, kf^rauliquef t. 11.

(**) La roue-pompe, sorte de roue élévatoire à palettes courbes^ parait oonTeair très bien pour ce ^nre d*èpul6em6d(s. V. La rme-pompe, nouwl nppmH pet ftÊttfmnt, ^n H. le capitaine J. B. U. Van.Royen (Utrecht, Kemink et ù{9, (S7«}.

poids des tiges auxquelles ils sont attachés. La course des pistous, dans on sens et dans l'autre, n'est pas limitée par les liaisons de l<a machine, et pour éviter les chocs sur les couvercles des cylindres, il faut faire porter sur des tampons à ressort l'extrémité du balanciei-. La déteate et la vitesse de l'allure générale de la machine se lëglent au moyen de la cataracte et d'après la position donnée aux tasseaux sur les poutrelles ; ce règlement exige un mécanicien intelligent et exercé, et la surveillance de la machine en mouvement demande aussi plus de soins que celle d'une autre machine à vapeur.

357. On a essayé, notamment à Paris et à Lyon, d'appliquer les machines de Cornouailles à des prises d'eau en rivière. Dans ce cas, il faut introduire dans la machine un contre-poids lourd et encombrant, équivalent au poids des tiges des pompes dans les mines. Outre cet inconvénient, la flexibilité^d' allure de la machine de Cornouailles, très motivée pour les mines où la quantité d'eau à extraire est variable d'un jour à l'autre, n'est pas nécessaire pour un service quotidien à peu près régulier. Aussi pensonS-nous, avec Dupuit, que les machines doivent être employées seulement pour l'usage propre auquel elles ont été primitivement destinées. Leur principal mérite, qui consiste à brûler peu dechaibon, résulte de l'augmentation de la détente, et l'expérience montre que les autres machines se prêtent aux mêmes économies quand elles fonctionnent avec une détente prolongée, et qu'elles sont d'ailleurs construites avec soin et dirigées par un mécanicien habile.

368. Les machines qui servent au dessèchement du lac de Harlem sont des machines à double cylindre, mettant en mouvement un certcûn nombre de pompes qui puisent l'eau dans les canaux de l'ancien lac, et la déversent en dehors du périmètre desséché. Là encore la longueur de la détente permet d'obtenir à peu de frais un excellent service.

Ces machines sont au nombre de trois ; elles ont une puissance de (300 chevaux chacune. Elles ont emprunté la plupart de leurs dispositions aux machines de Cornouailles; les pistons mette. t en

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