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A VAPEUR

Soit Q, en litres^ le volume d'eau à élever par période de vingtquatre heures, dans la saison de plus forte consommation ;

Q = ô^TT^ sera le volume d'eau, en litres, à élever en une seconde, ooâoo

Soit h la hauteur à laquelle Feau doit être élevée.

Le nombre ^ est en chevaux-vapeur la puissance utile qu'il est

nécessaire de donner à la machine.

En doublant ce résultat, on pourra faire le service en douze heures, ce qui évitera les embarras et les dépenses d'un service de nuit. En partageant cette puissance entre deux machines égales, on assurera encore mieux la continuité du service.

La dépense d'installation comprend le prix de la machine, avec la chaudière et les pompes; Dupuit l'estime au maximum à 2.500 fr. par cheval ; il y faut ajouter le prix des bâtiments et de la cheminée.

La dépense annuelle comprend les frais d'entretien et de réparalion, les frais de personnel (un mécanicien, avec un, deux ou trois chauffeurs, suivant l'importance de la machine et la durée de son travail journalier), et les dépenses de charbon et de graissage. Il y a une vingtaine d'années, une bonne machine brûlait 2 kilogrammes de charbon par heure et par cheval. Les perfectionnements récents de la machine à vapeur ont réduit cette quantité, et on trouve aujourd'hui des types qui brûlent à peine un kilogramme. On estime qu'une machine demande pour un demi-centime environ de graisse par heure de service. Pour tenir compte dés dépenses de l'allumage, ou les regarde comme équivalentes à la dépense de combustible afférente à un service d'une heure et demie.

Cette évaluation dépend d'ailleurs de la dureté plus ou moins grande du combustible employé.

Dupuit recommande de stipuler dans le marché passé avec le constructeur la puissance de la machine en chevaux, le volume engendré par le piston de la pompe, et le nombre de coups que les pompes devront donner par minute dans la marche normale.

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