CRUES
SYSTÈME HYDBAUtîQDE d'aRMSTROKG.
36 K Le système hydrauMque dû à liL Armsirong, le célèbre ingénieur de Ncwcastle, n'est autre chose qu'une application en grand de la presse hydraulique de Pascal. Cet appareil très simple, imaginé par Pascal comme exemple de la transoûsâioil des pressions dans les liquides, et décrit par lui da^s son. Traité de f équilibre du liquiurs ( 1 6&0) j est devenue urne machine industrielle lorsqueBraœah » en 1796, eut inventé les cuirs emboutis. M. Armatroog a mcmtré ensuite le parti qu'on pouvait tirer d'une colonne d'eau en charge pour effectuer certains travaux. Ne pouvant donner une description détaillée de ce$ appareils, nous transcrirons du moins ici la description souaûau-e suivante, que nous empruntons à l'^ocpo^é de la skâêation de la mé^ (umkque appliquée (*)• .
« Les s^ppareils hydrauliques imaginés par M. Ânn^ong ont poiir objet d'obtenir, par le travail régulier d'une machinie à vap^ir, ua travail disponible de beaucotip supérieur, pendant un court intervalle de tempvS, à la limite de puissance que cette machÎDe pourrait développer pendant la même période. Le serviciQ des gaires et des dodts exige la production disconlinue de semblables effort^ de durée géfiéraleinent assez courte. C'est une sériie de coups de eolHef^ qui exig^aieat d'une machine à vapeur une action courte et Irto éoergi^ue ; et pour que k machine fut capiable de les produire doBB je temps convenable, il faudrait lui dooner «ne puissance qui ne trouverait aucun enpioi utile dans les inteiTalles de ces actiopi» successives. La chaudière brûlerait du charbon sans production de travail, pour se trouver en feu au moment où la machine aursât i agir.
<( M. Âmstrong réduit, par le système hydraulique, la piissanee de la machine motrice à la moyenne des travaux à produire daosi une période suffisamment longue, viiagt-quatre heures par exemple. Cûucevons, pour simplifier cette expositioB, que la macbine à vapeur
(*) Paris, Hachette, 1867^ page 14 1.
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fantûanne d'une m»9ièr^ costiDu^, et. qu'on Vemplaie À élever de Teaa dans un réservoir plaoé k un certain J()iveau. G'^st au ré3erToir ainsi alixnenté qu'on empruntera la puissance motrice : on pourra en régler à volonté la dépense par le jeu des robinets t on pourra la faire naître et l'interrompre aux moments opportuns.. Le système hydraulique comprend donc, en principe, un moteur à vapeur de puissance moyenne» un réservoir d'eau alimenté par ce moteur, et des machines à colonne d'eau ou presses hydrauliques, qu'on met en action à volonté par un ^mple mouvement de clapets, en faisant écouler une certaine quantité de l'eau emmagasinée dans le réservoir.
f( On se servira par exemple du système hydrauUquepour eifectuer dans une gare toutes les manœuvres de force du matériel fixe, pour donner k une grue les deux mouvements qui lui sont nécessaires. Le système hydraulique s'applique de même au service des plaques tournantes. La manœuvre, faite à l'aide d'un appareil qu'on peut régler à volonté, communique à la plaque un mouvem^t doux qui n'a sur le matériel aucune action destructive. Dans les docks le système hydraulique s'applique au chargement et au dédiargement •des navires.
H Les appareils de M. Armstrong ont reçu des perfectionnements de détail qui en rendent aujourd'hui l'installation très commode»
a Prenons pour exemple la gare de Bercy, du chemin de fer de Paris à la Méditerranée. Le réservoir n'est pas en charge , mais à côté s'élève une colonne de 10 mètres environ de hauteur, dans laquelle la machine à vapeur injecte de l'eau ; la pression y est maintenue au degré convenable au moyen d'un contre^poids très lourd, qui pèse à la façon d'un piston sur ja surface supérieure du liquide. La ma- •cbine à vapeur amène ce contre-poids à scm poiot le plus haut ; CPtte hauteur obtenue, elle s'arrête d'elle-même. Mais aussitût que les travaux de la gare ont abaissé le niveau de l'eau dans la colotme, la machine se remet en mouvement et ne s'arrête que quand le niveau supérieur est atteint de nouveau. L'eau dépensée par les preases hydiMliques qui domient le mouvement à tous .les appareils die la gare vetaurae au réservoir, où la machine à vapeur la reprend pour
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la refouler dans la colonne, de sorte que c'est toujours la même eau qui circule dans cet ensemble de machines.
« Telle est la disposition qu'on donne aujourd'hui aux accumulateurs hydrauliques. »
Le même passage fait ressortir l'analogie du système hydraulique avec l'installation des écluses sur les rivières et les canaux navigables ; l'écluse est comme une grue hydraulique primitive appliquée au déplacement vertical des corps flottants.
Dans certaines villes, à Huli, par exemple, l'eau est distribuée sous pression dans tous les quartiers, et permet d'effectuer les travaux mécaniques les plus variés. Le même artifice est employé dans plusieurs villes de la Suisse, et sert à résoudre le problème de la distribution de force motrice dans les petits ateliers.
Signalons encore le parti que la maison Twedell^ en Angleterre, asu tirer du système hydraulique et de l'accumulateur, pour exercer des pressions très énergiques, et, au besoin, pour développer des chocs par l'intermédiaire de tubes articulés, aux points où il est nécessaire de les produire. L'eau sous pression est utilisée dans le système Twedell pour faire une foule de travaux, notamment les rivures. L'appareil donne à volonté un coup de marteau hydraulique.
THÉORIE DE l' ASCENSEUR.
362. Il y a plusieurs systèmes d'ascenseurs ; nous n'entreprendrons pas de les décrire, et nous nous bornerons à exposer ici les principes qu'on applique à.tous. L'ascenseur sera pour nous un plateau mobile, qui se déplace verticalement sous la poussée de l'eau, et qui doit être en équilibre indifférent à quelque hauteur qu'on l'arrête. Pour cela, en même temps qu'on l'attache à la tige qui plonge dans le liquide et en reçoit la poussée, on le suspend à des chaînes qu'on fait passer sur des poulies « et à l'extrémité desquelles on place des contre* poids. Le problème à résoudre consiste à disposer les diverses parties mobiles de l'appareil de manière que le centre de gravité de