On aurait du reste pour les deux pompes
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134. — Considéi^ations sur les cas d'emploi de la pompe centrifuge. — Applications diverses. — Pour les raisons développées précédemment (132), la pompe centrifuge simple ne peut guère être employée pour des élévations supérieures à 10 mètres ; pour des hauteurs plus grandes il convient de conjuguer deux pompes, on emploie même des pompes triples (*).
La pompe simple s'adapte d'autant mieux à des hauteurs faibles, que les pompes de la classe A perdent alors leurs qualités de bon rendement (108).
Les valeurs de U (0,66 à 0,75) que Ton peut obtenir avec y =^ 20"* à 30^ peuvent être considérée^ comme très satisfaisantes ; d'ailleurs, l'installation des pompes centrifuges est facile, leurs attaches étant soumises à des efforts constants; leur commande s'obtient par courroie, par engrenage, ou par l'accouplement direct avec l'arbre inoteur lorsqu'il s'agit d'appareils assez grands.
Les pompes centrifuges s'emploient aujourd'hui d'une manière courante pour les épuisements temporaires parfois très importants des fouilles de fondation, les irrigations, l'alimentation des canaux et des usines, l'assèchement des terrains bas, l'épuisement des formes de •radoub, etc.
135. — Parmi ces opérations, qui toutes comportent une élévation k hauteur modérée, il en est qui se rapportent à un volume d'eau peu important, le calcul (129) conduit à des dimensions d'appareils assez faibles qui ne peuvent réahser la vitesse circonférentielle nécessaire que par le grand nombre de tours donné à la roue à ailettes ; la commande par -courroie est tout indiquée pour ces petites pompes. Dans les installations provisoires, la pompe est boulonnée sur une assiette en charpente, le moteur est souvent une machine locomobile.
Les catalogues des constructeurs renferment toutes les indications relatives à une série d'appareils que l'on trouve toujours en magasin ; pour faire choix d'une pompe lorsque le débit est donné, ainsi que la hauteur, il suffit de vérifier si, pour une vitesse ^j de celle-ci correspondant
pour un débit donné, Wi doit avoir une valeur déterminée, donc il en est dô même de Ci^ -f o'jS . si l'on veut réduire au minimum les vitesses Ci o'i, il est nécessaire d'adopter Oi = o'i, c'est-à-dire de donner la même viiessé de rotation aux deux pompes.
1. Engineering, 1887, 2« sero., p. 525, On Irrigating machinery on the Pacific Codst.
au maximum d'effet, la roue à ailettes donne le débit voulu. 11 arrive nécessairement que la vitesse dans les tuyaux est supérieure aux limites de 4™,50 à 2 mètres indiquées plus haut (429). II ne peut en être autrement, puisque la largeur 6, varie pour chaque valeur particulière de H, lorsque Ton veut maintenir cette vitesse constante. On peut toujours, du reste, augmenter le débit d'une pompe centrifuge en augmentant le nombre de tours, mais c'est au détriment de l'utilisation^
L'amorçage des petites pompes est facilité par un clapet de pied (fig. 137, pi. 7), qui se ferme automatiquement lors de l'arrêt; s'il est bien étanche, la pompe reste amorcée ; pour la première mise en train, on remplit la pompe à l'aide d'un entonnoir qui remplace alors le bouchon amovible des fig. 128 et 130. Le clapet de pied donne lieu dans les grandes pompes à des chocs dangereux lors de l'arrêt; il se ferme brusquement et pfoduit un coup de bélier, aussi on préfère le supprimer.
. 136. — L'appareil peut se désamorcer par les rentrées d'air; celles-ci sont surtout à. craindre lorsque la hauteur d'aspiration h est grande, parce que la pression jt?o (126) est alors notablement inférieure à la pression atmosphérique. Aussi, bien qu'il soit indifférent, au point de vue théorique, de faire agir la pompe par aspiration ou par refoulement, il» vaut mieux l'établir aussi près que possible de la nappe d*aspiration, on diminue ainsi les chances de rentrée d'air par les bourrages de l'arbre, en môme temps qu'on diminue le dégagement de l'air dissout dans l'eau.
Lorsque l'air pénètre dans la pompe en petite quantité, il est facilement entraîné par le courant d'eau; à cet égard, la disposition a (fig. 131) est préférable à celle représentée en 6. •
On rencontre fréquemment la disposition c, elle permet à l'air de se cantonner dans l'espace marqué de hachures. M. Dumont ménage dans ses pompes un petit canal qui facilite le départ de cet air; ce constructeur veille en outre à éviter toute rentrée par les presse-étoupes en ménageant, dans les parois latérales des coquilles, deux canaux cd c'd' destinés à maintenir autour de l'arbre un léger suintement.
137. — Lorsqu'il s'agit de grandes pompes établies à demeure pour l'assèchement des plaines basses, les volumes à épuiser sont toujours considérables, en même temps que la hauteur est faible. On peut citer, parmi les installations les plus considérables qui existent en ce genre, celles des marais de Ferrare (Italie), qui comprennent quatre groupes (Je deux pompes chacun, élevant collectivement 34 mètres cubes d'eau
par seconde à 2«>,20 de hauteur en moyenne; chaque groupe est actionné par une machine horizontale compound placée entre les deux pompes (*).
Les machines établies à Khatatbeh (rive gauche du Nil), au nombre de cinq, élèvent environ 30 mètres cubes par seconde (*) ; elles sont à axe vertical, et actionnées directement par une machine Corliss-Farcot à mouvement de bielle horizontal; elles doivent élever Teau au maximum à 3 mètres ; on a adopté un diamètre de disque très grand (3"*,80). afin d'obtenir une vitesse de rotation faible, compatible avec la. marche des machines motrices (32 révolutions par minute). '
La fig. 136, pi. 7, donne une idée de Tinstallation-type que l'on rencontre souvent pour l'épuisement des polders (') et l'évacuation des eaux d'égout ; elle a surtout été vulgarisée par les maisons Gwynne, de Londres ; la pompe est établie en siphon, maintenu fermé lors de Tarrèt par le clapet de retenue c, ce qui empêche l'inondation du puisard par le retour de Teau refoulée ; dans les pompes pour élévations très faibles, la disposition en siphon évite toute surélévation inutile ; en outre, le tuyautage est évasé à l'entrée et à la sortie, ce qui permet de récupérer partiellement la hauteur due à la vitesse acquise dans les tuyaux (*).
Ces pompes peuvent, d'ordinaire, être attaquées directement par un moteuràvapeur simple, compound, avec ou sans condensation(*), la vitesse de piston est limitée par la réduction de la course, et la pompe à air peut encore être actionnée par le prolongement de la tige de piston pour des vitesses de rotation atteignant 150 tours. M. Mourraille, à Toulon, a même atteint 210 révolutions avec une pompe à air verticale.
On a quelquefois disposé un condenseur à surface tubulaire dans un élargissement du tuyau de refoulement, mais on crée au passage de l'eau une résistance sérieuse qui rend ce moyen peu recommandable.